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mardi 12 mars 2019

Plaines rizicoles : La Technologie TubeWell pour faciliter l’irrigation !



Considérée comme la quatrième céréale la plus cultivée au Burkina Faso, la production du riz paddy a connu une tendance à la hausse ces cinq dernières années. Elle est passée de 319 390 tonnes en 2012 à 384 690 tonnes en 2016-2017, soit une croissance moyenne annuelle de 4,76%. La production moyenne annuelle a été de 336 420 tonnes au cours de cette période.
Malgré cette hausse de la production, force est de reconnaître que les producteurs rencontrent de nombreuses difficultés liées notamment à l’irrigation dans les plaines. Ce qui fait que la production nationale n’est toujours pas en mesure de satisfaire la demande croissante de la population.
Sur la plaine rizicole de la Vallée du Kou comme bien d’autres sur le territoire national, les producteurs sont obligés de creuser plusieurs puits à la fois afin avoir suffisamment d’eau pour l’irrigation. Cela entrave dangereusement le devenir de la filière par la réduction des espaces cultivables. À cela il faut ajouter le fait que le travail devient plus harassant pour ces derniers. Il devient alors urgent de trouver des voies et moyens afin de soulager un tant soit peu ces braves producteurs.
C’est dans ce cadre que le projet Technology fort African Agricultural Transformation/Water Anabler Compact (TAAT/WEC) a mené, du 27 au 28 février 2019 dernier dans la plaine rizicole de la Vallée du Kou, une démonstration de la technologie TubeWell. 

C’est quoi TubeWell ?

« Tubewell » est une technologie qui, à l’aide de motopompe, utilise la pression de l’eau pour enfoncer un tube de 6 à 7 mètres environ dans le sol, en fonction du type de sol. Ce tube est ensuite branché à une motopompe qui se chargera d’aspirer l’eau du sol pour être drainée dans un tube externe pour l’irrigation.
Dr BAMA Nati  Aïssata Delphine, Coordonnatrice
Nationale du projet TAAT/WEC

« Pour cette installation, pas besoin de gros moyens. Il suffit seulement d’avoir une motopompe, un puits dans les environs et se faire aider par quelques personnes à l’aide d’une barre de fer pour enfouir le tube », aux dires du Dr Delphine Nati Aïssata Bama, coordonnatrice nationale du projet Technology for African Agricultural Transformation/Water Anabler Compact (TAAT/WEC). 
Il faut dire que TubeWell, cette technologie démontrée par le Dr Adebayo Oke, spécialiste de l'irrigation à IWMI permet d’améliorer de façon efficiente, la gestion de l’eau dans les plaines aménagées.
Le Dr Adebayo Oke a démontré l'utilisation de la technologie TubeWell !
La technologie a déjà fait ses preuves dans d'autres pays comme le Nigeria. 
Elle permettra un tant soit peu de diminuer les difficultés liées à l'irrigation des plaines et gagner en superficie en fermant les nombreux petits puits qui y creusés l’irrigation. C’est donc avec beaucoup d’intérêts que la quarantaine de producteurs de riz est sortie massivement pour s'approprier cette technologie innovante.
Notons que l'objectif du projet TAAT est de transformer intelligemment l'agriculture Africaine. 
Le volet WEC qui concerne la gestion de l'eau a démarré officiellement au Burkina Faso en 2018 et est coordonné par le Dr 
Bama Nati Aîssata Delphine de l'INERA. Il est présent dans 6 autres pays africains comme le Mali, le Nigeria, le Malawi, la Tanzanie, le Soudan et l'Éthiopie.
Le compact eau est coordonné sur le plan international par International Water Management Institute (IWMI). Il est financé par la Banque Africaine de Développement (BAD) et intervient dans 33 pays en Afrique. 
Bien d'autres plaines rizicoles bénéficieront de cette démonstration très prochainement dans le cadre des activités de TAAT/WEC.
 

Flavienne Valérie SAWADOGO

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lundi 11 mars 2019

DRREA-O : LE NOUVEAU DIRECTEUR RÉGIONAL INSTALLÉ DANS SES FONCTIONS



La  Direction  Régionale  de Recherches  Environnementales et Agricoles de l’Ouest a  procédé   le jeudi 07 mars 2019, à la passation de service entre le Directeur régional sortant, le Dr Ibrahima OUÉDRAOGO et celui entrant, Mr Vincent DAO. C’était dans l’enceinte de la Station de  Farako-bâ,  sous  la  présidence  du Directeur de l’INERA, le Dr Hamidou Traoré et la présence effective du Délégué Géneral Adjoint DGA/RC, représentant le DG/CNRST.


Le présidium de la cérémonie d'installation !


Monsieur Vincent DAO est désormais celui qui devra conduire les destinées  de  la  Direction  Régionale de  Recherches Environnementales  et  Agricoles  de l’Ouest,  DRREA-O. Il a été installé officiellement dans ses fonctions le jeudi 07 mars 2019 dernier, lors de la cérémonie solennelle de passation de service entre lui et le Directeur sortant, le Dr Ibrahima  OUÉDRAOGO.
Nommé par arrêté N°2019-034/MESRSI/SG/DRH du 06 février 2019,  Mr Vincent DAO n’est pas à sa première nomination à la tête d’une structure de ce genre. Ce n’est donc pas un fruit du hasard s’il a été désigné pour succéder au Dr Ibrahima OUÉDRAOGO, appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

Le  directeur  de l'INERA, le Dr Hamidou TRAORÉ, a  dans  son  adresse,  souligné  que le nouveau Directeur qui est un administrateur chevronné, a déjà fait ses preuves à la tête de la DRREA de Di. « Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation lui-même n’a pas manqué d’éloges pour lui lors de sa visite à la DRREA de Di », a-t-il laissé entendre.

Dans son intervention, le Directeur  sortant, qui aurait fait exactement deux ans, trois mois et dix-neuf jours à la tête de la DRREA-O, a tenu à exprimer sa gratitude à toute la hiérarchie du MESRSI. Il a ensuite fait un bref bilan de son mandat, avant de souligner des contraintes qui pourraient entraver l’atteinte des objectifs d’une telle mission. Il a quand même des pistes de solutions qui pourraient aider. « Des actions ont été entreprises dans le sens d’améliorer les recettes propres de la DRREA-O, à travers la réorganisation des unités de production de semences, d’œufs et de lait » a dit le Directeur sortant.

À l’issue de son installation, le tout nouveau Directeur, Monsieur Vincent DAO a, à son tour prit la parole pour remercier toute la hiérarchie pour cette marque de confiance.  Il promet faire tout son possible pour accomplir les tâches qui lui sont assignées, conformément à son cahier des charges. « Je mettrai mon cahier des charges à la connaissance de l’ensemble du personnel » a-t-il laissé entendre, avant de marteler « je ne peux pas cacher ma lettre de mission à ceux-là qui devront m’aider à sa réalisation ».

Pour le représentant du DG/CNRST, Oumar SANOGO, Monsieur DAO est l’homme qu’il faut pour succéder au Dr Ouédraogo. Cependant, il se demande ce que va devenir la Station de Di, au vu de tout le travail que l’homme y aurait abattu.
En attendant, souhaitons bon vent au tout nouveau Directeur Régional sur les sentiers du développement de la recherche environnementale et agricole.

Qui est donc Monsieur Vincent DAO ?


Mr Vincent Dao est né le 3 Janvier 1966 à Ouakara. Élève au Lycée Provincial de Dédougou, il obtient le BAC D en 1987. Après le Diplôme d'Etude Générale en géographie en Septembre 1989 et la Licence d'enseignement de géographie en Juin 1990 à l’Université de Ouagadougou, il soutien sa Maîtrise en géographie physique sous le thème : « Contribution à l'étude de la valorisation de Balanites aegyptiaca en zone sahélienne : cas de Sollé dans le Yatenga » en Octobre 1993.
De 1999 à 2001, c’est l’Université de Californie,  Davis qui l’accueille pour le Masters of Science in International Agricultural Development.
Sur le plan professionnel, de 1990 à 2019, on peut retenir que Mr Dao a été entre autres :
-      Membre de l'équipe INERA/RSP Yatenga et appui au projet vivrier Nord Yatenga en cartographie et travaux de terrain ;
-      Membre de l'équipe de Recherche INERA/RSP Tougan, Projet SADAOC ;
-      Membre de l'équipe GRN/SP Nord-Ouest de l'INERA ;
-      Enseignant à l'Université de Californie, Davis ;
-      Chef de Station de Recherches Environnementales et Agricoles de Banfora ;
-      Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles du Nord-Ouest/Di ;
-      Directeur Régional de la Recherche Scientifique et de l’Innovation de la Boucle du Mouhoun ;
-      Administrateur représentant le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation au Conseil d’Administration de l’Autorité de Mise en valeur de la Vallée du Sourou (AMVS) ;
-      Administrateur représentant le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) au Conseil d’Administration de l’Université de Dédougou.
Mr Dao Vincent a, à son actif plusieurs publications scientifiques parmi lesquelles on peut citer :
-      «Contribution à l'analyse des stratégies paysannes de production agro-pastorale durable par l'approche cartographique dans le village de Lankoé » ;
-      « Pression foncière et dynamique des systèmes agraires: le zaï comme perspective d'une agriculture durable dans le terroir de Baszaïdo »,
Ces publications ont d’ailleurs été l’objet de communications au 3ème FRSIT, en  Avril 1998.
Plusieurs rapports et cartographies et non des moindres sont à signaler également.
Mr Dao Vincent est Chevalier de l’Ordre National, marié et père de  3 enfants.

Le public est sorti massivement pour assister à la cérémonie !



Flavienne Valérie SAWADOGO

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mercredi 6 mars 2019

VARIÉTÉS DE RIZ : Une dégustation pour déterminer le choix des Producteurs !


Le programme riz et riziculture de l’INERA, en collaboration avec le Projet Riz Pluvial (PRP) a organisé du 21 au 25 février dernier, une série de tests de dégustation dans quatre zones rizicoles du Burkina Faso, notamment, la Vallée du Kou (Région des Hauts-Bassins), Tensobentenga (Région du Centre-Est), Douna et Karfiguela (Région des Cascades).



L’objectif de ces séances de dégustation était d’évaluer les qualités organoleptiques de cinq variétés de riz dont deux de type parfumé (ORYLUX 6, IR 67). Ces variétés parfumées étaient en comparaison avec  les variétés FKR 56N, FKR 64 et FKR 78. Le panel était constitué d’une cinquantaine de personnes par site. La dégustation a porté sur cinq critères essentiels à savoir : la couleur (blanche, blanc-sale ou peu blanc), la texture (tendre ou dure) l’aspect collant (collant, peu collant ou collant), le parfum (sent bon) et le goût (excellent, bon, passable ou mauvais). Après l’appréciation générale des caractéristiques organoleptiques, trois meilleures variétés sont retenues par dégustateur. Cette classification servira de base pour une analyse de similarité et de préférence pour les évaluateurs.

Les présents tests de dégustation font suite à des tests de démonstrations conduites au champ sur les performances agro morphologiques de ces mêmes variétés. Elles ont été cultivées en condition irriguée suivant la méthodologie de Système de Riziculture Intensif (SRI), une méthode de production du riz avec des économies d’eau, de semences et d’engrais. Notons que, antérieurement, une séance de visite commentée avait été organisée dans chaque site afin de recueillir le choix des producteurs par rapports aux performances agronomiques. La prise en compte des deux niveaux d’appréciation permettra de recommander au moins la production des meilleures variétés par site.

Quel regard sur la production de riz au Burkina Faso ?

Pour mémoire, la production du riz paddy a connu une tendance à la hausse ces cinq dernières années. Elle est passée de 319 390 tonnes en 2012 à 384 690 tonnes en 2016-2017, soit une croissance moyenne annuelle de 4,76%. La production moyenne annuelle a été de 336 420 tonnes au cours de cette période.
L’augmentation de la production est due non seulement à la hausse des superficies consécutive aux politiques d’aménagement de bas-fonds et de périmètres irrigués engagées depuis 2008, mais aussi à l’amélioration des rendements en lien avec l’utilisation des intrants (semences améliorées, fertilisants, …) par les producteurs. Plusieurs variétés se retrouvent dans cette augmentation de la productivité. Cependant, pour répondre au mieux aux attentes des consommateurs, il convient d’analyser l’ensemble des variétés afin de déterminer celles que les consommateurs préfèrent.

Quelques images des séances de dégustation






Flavienne Valérie SAWADOGO

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lundi 4 mars 2019

AFRIKAMILK : LE PROJET LANCE AU BURKINA FASO



L’Institut  de l’Environnement et de Recherche Agricole (INERA) organisé le samedi 23 février 2019, en collaboration avec l’Institut Sénégalais de Recherche Agricole (ISRA), l’University of Nairobi (UoN), Fiompiana Fambolena Malagasy Norvéziana (FIFAMANOR), le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et le Wageningen University and Research  (WUR) en Europe,  un Atelier de lancement de la mise en œuvre du projet AfricaMILK.

Sous le thème : « Promouvoir l’intensification écologique et les chaîne de valeur inclusives pour l’approvisionnement durable en lait africain», la cérémonie de lancement du projet était présidée par Mr Souleymane Ouédraogo chef de programme Gestion des Ressources Naturelles, Système de Production (GRN/SP) et coordinateur du dit projet au Burkina Faso.

En Afrique, la demande de produits laitiers augmente rapidement pendant que les laiteries ont des difficultés à s’approvisionner en lait local en termes de volumes, de régularité et de Qualité. Il en résulte des impacts moindres sur la création d’emplois les revenus des agriculteurs et la  sécurité alimentaire au niveau national.
C’est fort de ce constat que le projet AfricaMilk se donne pour objectif de se concentrer sur la conception et la mise en œuvre d’innovations techniques et organisationnelles visant à sécuriser l’approvisionnement en lait.

Pour l’atteinte de cet objectif, le projet sera organisé en  4 tâches :
- Diagnostic initial et implantation des plateformes d’innovation laitière ;
- Innovation institutionnelles : contrats entre agriculteurs et laiteries, incitations et organisation du renforcement des capacités ;
- Innovations techniques par l’intensification écologique des systèmes d’alimentation (cultures fourragères, stratégies d’alimentation) ;
- Évaluation transversale de l’impact et de la durabilité des innovations proposées.

L’occasion de cet atelier de lancement a été saisie par l’équipe GRN/SP de faire visiter les vitrines des ressources fourragères dont dispose la station de Farako-Bâ et leurs stratégies d’alimentation de bétail.
Notons que ce projet regroupera quatre pays à savoir : le Burkina Faso (INERA), le Sénégal (ISRA), le Kenya(UON), et Madagascar (FIFAMANOR). Il est prévu pour durer trois ans. Le budget global pour notre pays s’élève à environ 100.000 Euro.

QUELQUES IMAGES DE LA VISITE







Hève Sanou et Matènè Dembélé

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vendredi 1 mars 2019

VULGARISATION DU QUINOA AU BURKINA FASO



L’Institut de l’Environnement et de la Recherche  Agricole (INERA) en collaboration avec l’Université de Florence et AGRODEV à organisé le lundi 18 Février 2019, un atelier de vulgarisation  du QUINOA au BURKINA FASO.

Le public a suivi les exposés avec beaucoup d’intérêt !
Présidée par le Dr Abdallah Dao, représentant le Dr Jacob Sanou, cet atelier qui s’est déroulé au CESAO, avait pour objectif de :
- Sensibiliser le public sur les causes, les conséquences  du changement climatique, la perception et le lien avec l’agriculture.
- Améliorer l’état de connaissance  des populations du Burkina Faso sur le Quinoa à travers une présentation partielle des résultats  des travaux de thèse et de masters.
- Présenter des pistes d’opportunité agricoles pour la mitigation du changement climatique.
Le public cible, pour l’atteinte de ces objectifs regroupait les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la recherche, de la transformation et de  la distribution. La quarantaine de représentant de ces différentes composantes a pu découvrir donc les résultats émanant des travaux de thèses doctorales des étudiants et de fin de cycle de Master de quelques étudiants. Il s’agit :
- De Jorge Alvar, sur le changement climatique et l’agriculture au Burkina Faso,
- De Alvar et Coulibaly sur le QUINOA au Burkina Faso et,
- De  Guira et Gnanda sur le Quinoa au Burkina Faso.
Une démonstration d’égrainage du Quinoa et de la transformation du Quinoa a fait place à la dégustation de mets à base de cette denrée.
Sachez que le QUINOA ou la mère des graines ou encore le riz des Incas est une spéculation à haute valeur nutritive. C’est l’un des aliments les plus complets après le lait qui permettra de révolutionner l’alimentation dans le future.


QUELQUES METS A BASE DE QUINOA !










Hève Sanou et Matènè Dembélé

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mercredi 27 février 2019

FORMATION : LE PIGO ACCOMPAGNE LES SEMENCIERS DE RIZ



Le Programme Riz et Riziculture de l’INERA, en collaboration avec le Programme de Petite Irrigation dans le Grand Ouest (PIGO) a organisé une séance de formation au profit des producteurs de semences de riz. C’était du 18 au 20 février 2019 dernier au sein de la station de Farako-Bâ, située à une dizaine de kilomètre de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.

Sous la présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest, représenté par Mme Konaté Myriam, responsable des ressources humaines, cette session de formation a concernée quarante-cinq producteurs, venus des quatre coins du Burkina Faso.

Elle s’inscrit dans le cadre de la valorisation de la production du riz et sera accompagnée par d’autres activités notamment la démonstration de technologies agricoles, la remise de houes rotatives, de semoirs, de variétés adaptées, de décortiqueuses, la formation en modèle de contrats, etc.

La semence est la copie d’une variété et elle doit être certifiée par une autorité compétente. La semence certifiée participe au moins pour 25% au rendement de la spéculation. « Lorsque la qualité de la semence est douteuse, son potentiel de rendement est hypothéqué », a dit le Dr K. Abdourasmane Konaté, sélectionneur au sein du programme riz avant de renchérir « la semence est la plante en miniature ». Toujours selon lui, produire et diffuser de la semence est une science qu’il faut maîtriser pour améliorer la productivité.
C’est pourquoi, Monsieur Adama Sanou, ingénieur de recherche, dans la section agronomie et gestion de l’eau a invité l’ensemble des participants à être assidu afin de mieux comprendre les modules.
Pour le responsable PIGO, cette formation qui fait suite à un ensemble d’actions dont l’aménagement de bas-fonds irrigués, sera à coup sûre bénéfique pour ces producteurs.


Plusieurs modules ont fait l’objet de présentation au profit de ces braves producteurs venus à l’école de la semence. Ainsi, de la théorie en salle à la pratique sur des parcelles de démonstration, en passant par les visites de laboratoires, toutes les zones d’ombres ont été dévoilées aux participants.

Ainsi, de la connaissance de la plante de riz, les critères de base pour être producteur de semence, au tri des semences de riz en passant par la connaissance des variétés vulgarisées dans notre pays, les maladies et les insectes du riz, l’agronomie, la pépinière et le repiquage, l’irrigation, etc., toutes les informations utiles à la production de riz ont été passées en revue.

À l’issue des trois jours de formation, la quarantaine de producteurs a reçu des attestations de formation, ce document précieux qui leur permettra de franchir la grande cours des semenciers de riz. 

Flavienne Valérie SAWADOGO

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mardi 12 février 2019

FORMATION : L’épidémiologie moléculaire des bactéries des plantes mise à nue



Le laboratoire de phytopathologie du programme Cultures Maraichères Fruitières et Plantes à Tubercules (CMF-PT) de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) a organisé du 23 au 25 janvier un Séminaire de Formation sur l’épidémiologie moléculaire des bactéries pathogènes des plantes. C’était en collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) et L'Institut de recherche pour le développement (IRD), au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O).

Les participants ont eu trois jours pour se familiariser avec le thème de la formation !
Placé sous la présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O) par intérim, Mr SEYDOU SANOU, ce séminaire a regroupé une vingtaine de participants composé de doctorants et de jeunes chercheurs travaillant dans le domaine de l’analyse des populations bactériennes pathogènes des plantes. Elle a été suivie par une formation de deux jours placée sous le thème : « Recrudescence des maladies bactériennes des plantes en Afrique, un plaidoyer pour une surveillance épidémiologique des bactéries phytopathogènes ».

L’objectif de cette formation était d’apporter un soutien sur la gestion des maladies bactériennes des plantes et sensibiliser sur leur importance en Afrique de l’Ouest avec l’émergence de plusieurs d’entre elles sur le continent ou leur expansion dans de nouvelles régions depuis le début du XXIème siècle.
Pendant trois jours, les participants ont alors eu une demi-journée de séminaire sur les principales maladies bactériennes des plantes émergentes en Afrique  de l’Ouest. Ce séminaire était ouvert localement mais aussi à des partenaires des régions de l’Afrique de l’Ouest.

Les deux jours restant ont été consacrés à la session de formation appliquée qui aura  permis à ces apprenants d’être nantis non seulement  en matière de généralités sur la diversité génétique des populations et l’épidémiologie moléculaire, mais également sur les paramètres de la diversité intra et inter-population. La gestion des logiciels d’analyse telles que ARLEQUIN, GENAIEX6.502, HP Rare.2Feb2009, PHYLOVIZ.2.0, etc. et  leur application a des données et pratique sur ordinateur a aussi été l’un des points saillants de cette session.

L’occasion faisant le larron et technologie oblige, un groupe WhatsApp a été créé, afin de permettre aux participants déjà formés de rester en contact pour des échanges, des partages de perspectives et de solutions concernant le thème de la  formation. La discussion générale avant la clôture de la formation a surtout concernée les moyens qui permettraient d’étendre le cri de cœur à d’autre pays pour plus d’impacts. Cela, aux dires du Dr Wonni Issa, phytopathologiste,  «passe nécessairement par un premier pas qui est une collaboration sud-sud».
La session a été validée par des attestations de formation à l’ensemble des participants.

Quelques formés nantis de leurs attestations de formation !

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