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vendredi 13 mars 2026

Variétés d’oignon et de tomate : la voix des acteurs compte

 

L’équipe de 𝗚é𝗻é𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗔𝗺é𝗹𝗶𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗹𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗛𝗼𝗿𝘁𝗶𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 (𝐇𝐎𝐑𝐓𝐈𝐆𝐄𝐍) du 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐑é𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐋é𝐠𝐮𝐦𝐞𝐬 (𝐂𝐑𝐄-𝐅𝐋) a organisée, le mardi 10 mars 2026, une visite commentée sur des parcelles de variétés d'oignon et de tomate.

Placée sous la présidence du Directeur Régional de 𝐑𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐀𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭 (𝐃𝐑𝐑𝐄𝐀-𝐎), représenté par la cheffe de Programme Culture Maraîchères, 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, la visite a connu la présence d’une vingtaine de participants, composés de techniciens, de producteurs et de commerçants d’oignon et de tomate.

 𝑳'𝒉𝒐𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒂𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏𝒂 𝑭𝒂𝒔𝒐...

L’horticulture au Burkina Faso occupe une place stratégique dans l’économie et la sécurité alimentaire, surtout en zones urbaines et périurbaines comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Elle contribue à l’emploi, à l’assainissement et à la création d’espaces verts, mais reste sous-valorisée malgré son rôle vital.

Les principales cultures maraîchères au Burkina Faso sont l’oignon, la tomate, le chou, l’aubergine et le piment. Parmi elles, l’oignon (𝐴𝑙𝑙𝑖𝑢𝑚 𝑐𝑒𝑝𝑎) et la tomate (𝑆𝑜𝑙𝑎𝑛𝑢𝑚 𝑙𝑦𝑐𝑜𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑐𝑢𝑚) dominent en termes de volume et de rentabilité, faisant du pays l’un des grands producteurs d’oignons en Afrique de l’Ouest.

Malheureusement, ces filières font face à de nombreuses contraintes, liées notamment à l’accès limité aux intrants et à l’eau,        aux pertes post-récolte, à la vulnérabilité aux chocs climatiques, etc. Ces défis freinent leur compétitivité malgré leur importance stratégique.

 

L'oignon............................et....................... la Tomate
étaient à l'honneur !

𝑨𝒈𝒊𝒓 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒔é𝒒𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆...

Dans un contexte où les filières oignon et tomate peinent à se mouvoir, il faut trouver des alternatives afin de leur donner la place qu’elles méritent.

C’est dans ce sens, que l'équipe de recherche a mis en place des essais sur 15 variétés d'oignon et 10 variétés de tomate.

Pour le 𝘿𝙧 𝘽𝙤𝙪𝙠𝙖𝙧𝙚 𝙆𝙖𝙗𝙤𝙧é, la visite du jour avait pour objectifs de présenter, d'évaluer et de faciliter l'adoption de ces nouvelles variétés. Il s’agissait, pour les participants, de commenter et de faire au moins cinq (05) choix sur ces variétés soumises à leur appréciation. A ce sujet le 𝘿𝙧 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙘𝙠 𝙊𝙪𝙢𝙖𝙧 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é a affirmé que c'est un travail d'une importance capitale chez nous parce que la vulgarisation de nouvelles variétés passe forcément par cette étape.  « 𝑂𝑛 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑢𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑢 𝑞𝑢𝑜𝑡𝑖𝑑𝑖𝑒𝑛 », a-t-il souligné.

Même si plusieurs autres défis restent à relever, force est de se rendre compte que la disponibilisation de semences de qualité est un grand pas vers une amélioration de la productivité de l’oignon et de la tomate.

La photo de famille des participants !

𝓐𝓻𝓲𝓪𝓷𝓮 𝓣𝓻𝓪𝓸𝓻é, Stagiaire en communication


mercredi 11 février 2026

Renforcer la résilience des vergers : une coopération Burkina–Brésil contre le dessèchement du manguier

 

Les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), en collaboration avec les experts de l’Université Fédérale de Viscosa au Brésil ont organisé, du 03 au 5 février, une session de formation sur la gestion du dessèchement des manguiers.

Placée sous la présidence du 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, représentant le Directeur de l'INERA, la cérémonie d’ouverture a connu la présence effective de 𝙈. 𝙅𝙤ã𝙤 𝘼𝙣𝙙𝙧é 𝙎𝙮𝙡𝙫𝙖 𝘿𝙚 𝙊𝙡𝙞𝙫𝙚𝙞𝙧𝙖, chargé d'affaire de l'ambassade de la République Fédérative du Brésil au Burkina Faso.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec de g à d (Dr Blaise Ouédraogo et M. Joao Andre Sylva De Oliveira)

La présente session de formation a été organisé au profit d’une dizaine de producteurs de mangues. Elle a connu également la présence de plusieurs autres personnes, notamment, des chercheurs ainsi que des experts du Brésil.

Cet atelier avait pour objectif, de présenter les bonnes pratiques de gestion du dessèchement des manguiers. Il a ainsi permis, trois jours durant, de renforcer les capacités techniques des producteurs sur la gestion du dépérissement du manguier au Burkina Faso.

Différents thèmes ont été abordés, aux dires du Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV. Il s’agissait entre autres, des questions phytosanitaires, de la production de la mangue, en rapport avec les expériences au Brésil. Et le Pr Franklin de marteler : « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑢 𝐵𝑢𝑟𝑘𝑖𝑛𝑎, 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝é𝑟𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒 𝑑é𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑣𝑎𝑔𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 é𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑓𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑥𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝐵𝑟é𝑠𝑖𝑙 ».

Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV

Dr Oumarou Z. Dianda, Point focal du projet 

Pour le Dr Oumarou Z. Dianda, les participants ont bénéficié des techniques ayant déjà fait leurs preuves au Brésil. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑢𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 », a-t-il ajouté.

Selon le 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, dans son intervention, une telle session de formation tire son importance dans le fait que le fléau du dessèchement du manguier a pris de l’ampleur. En effet, le dessèchement du manguier est une maladie préoccupante en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina Faso. Ce fléau menace directement la production et la qualité des mangues, une filière stratégique pour l’économie locale et l’exportation, aux dires du 𝑫𝒓 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶. « 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 𝑠𝑎 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 », a-t-il soutenu. 

Des perspectives en vue…

Cette session de formation est la première de toute une série en vue. Au sortir de celle-ci, les acteurs de la filière mangue sont mieux outillés sur les principales maladies qui affectent la mangue, les agents pathogènes ainsi que les meilleures méthodes de lutte contre ces maladies, a souligné le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV. Pour ce dernier, une mission est prévue avec les participants (producteurs, techniciens et chercheurs de l’INERA) au Brésil, afin qu'ils puissent connaître les réalités de la production de mangue de ce pays qui utilise une haute technologie en termes de production et de protection de la mangue. « Ç𝑎 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑢 𝑒𝑡 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑐𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑠𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », soutiendra le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨. La finalité de tout ceci est que les participants qui feront le voyage s'inspirent de l’expérience du Brésil afin de la dupliquer au Burkina pour lutter contre les principales maladies et ravageurs du manguier.

𝙋𝙧𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV

L’organisation de cette session est une action stratégique pour protéger la filière, sécuriser les revenus des producteurs et promouvoir une agriculture durable. Elle entre dans le cadre des activités du projet " 𝑮𝒆𝒔𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒖 𝒅𝒆𝒔𝒔è𝒄𝒉𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝑴𝒂𝒏𝒈𝒖𝒊𝒆𝒓 𝒂𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏𝒂 𝑭𝒂𝒔𝒐 ", un projet de coopération entre le Burkina Faso et le Brésil par l'intermédiaire de l'Agence Brésilienne de la Coopération. Elle a été signée en 2022 avec pour point focal dans notre pays est le 𝑫𝒓 𝒁. 𝑶𝒖𝒎𝒂𝒓𝒐𝒖 𝑫𝑰𝑨𝑵𝑫𝑨, chercheur au Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, un département de l’INERA.

La photo de famille avec les participants

Flavienne Valérie SAWADOGO

vendredi 23 janvier 2026

Production durable de riz au Burkina Faso : Les capacités des producteurs de semences renforcés

 

Les 15 et 16 janvier 2026, les producteurs de semences de riz ont pris part à une formation intensive à l’INERA–DRREAO. Cette session qui a regroupé une vingtaine de participants, visait à améliorer leurs connaissances sur les meilleurs pratiques en matière de production de semences de riz.

Avec pour objectif principal de permettre aux participants de mieux produire, protéger et valoriser leurs semences afin d’assurer une production rizicole plus performante, la présente session de formation était placée sous la supervision de la cheffe de programme riz et riziculture de l’INERA, le 𝑫𝒓 𝑫𝒆𝒍𝒑𝒉𝒊𝒏𝒆 𝑶𝑼𝑨𝑻𝑻𝑨𝑹𝑨.

𝐔𝐧𝐞 𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐱é𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐭𝐡é𝐨𝐫𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞

Plusieurs thématiques ont été développé à travers deux phases pendant ces deux jours de formation.

En termes de théorie, les participants ont eu droit à des modules savamment préparés pour être désormais plus prompt à connaître les différents types de semences, les variétés de riz adaptées aux conditions agroclimatiques du Burkina Faso et les principes de base pour une bonne gestion des cultures, etc.

Un accent particulier a été mis sur la gestion intégrée des maladies, des insectes ravageurs et des mauvaises herbes, qui constituent des menaces majeures pour la production de riz. Une occasion pour les participants d’apprendre à identifier les principaux ennemis de la culture du riz, de comprendre leur mode d’action et d’appliquer des techniques efficaces de lutte afin de limiter les pertes de rendement et de préserver la qualité des semences.

Et pour joindre l’utile à l’agréable, le deuxième jour a été mis à profit pour toucher du doigt les réalités sur le terrain. Les activités se sont déroulées aussi bien sur le terrain qu’au laboratoire, offrant ainsi une approche complète et concrète de la formation. Cela a permis aux participants d’observer directement les ravageurs, de suivre les différentes étapes de la production de semences hybrides et découvrir les techniques spécifiques nécessaires à la production de semences certifiées de qualité. Toute chose qui aura contribué à renforcer leur compréhension et leur maîtrise des bonnes pratiques agricoles.

Les participants pendant la séance pratique en laboratoire !

𝗗𝗲 𝗹𝗶𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝘁𝘁𝗲 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻

La riziculture occupe une place stratégique dans la sécurité alimentaire au Burkina Faso. Malheureusement, la production annuelle de riz est loin de couvrir les besoins sans cesse croissants de la population. Cela s’explique par plusieurs raisons notamment la mauvaise qualité des semences, les maladies, les ravageurs, etc., ce qui contribue à la baisse des rendements.

Pour pallier cela, le renforcement des capacités des producteurs de semences apparaît comme une nécessité. C’est dans ce contexte que cette session de formation a été organisée.

Elle contribuera de manière significative à l’augmentation des rendements rizicoles et à la durabilité des systèmes de production, mais de manière plus concrète, à améliorer la sécurité alimentaire au Burkina Faso.

Cette initiative constitue donc une étape importante vers une production de semences de qualité, garante d’une riziculture durable et d’un avenir alimentaire plus sûr pour le Burkina Faso.

Chacun des participants est reparti nanti d'une attestation !

𝑺𝒂𝒍𝒊𝒎𝒂𝒕𝒂 𝑭𝒂𝒓𝒊𝒅𝒂 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬

Stagiaire en Communication


vendredi 26 décembre 2025

Sécurité alimentaire : les légumes africains traditionnels au cœur d’une restitution


 Les acteurs du projet AV4Resilience se sont retrouvés du 22 au 23 décembre 2025, pour un atelier de restitution des activités.  

C’est une trentaine de participants composés de chercheurs, d’agent d’agriculture, de producteurs ainsi que des partenaires du projet qui composait les participants à cet atelier.

L’objectif était de discuter des résultats des activités mises en œuvre dans le cadre du projet AV4Resilience, dans le but de renforcer les acquis et définir collectivement les orientations pour la phase suivante.

Deux jours durant, les participants ont eu des sessions de présentation ainsi que des travaux de groupe en lien avec les activités sur les Légumes Africains Traditionnels (LAT) pour le renforcement de la résilience alimentaire au Burkina Faso. Ce fut l’occasion de se familiariser avec les résultats obtenus, de partager les enseignements sur l’agrobiodiversité et de mettre en lumière la participation des femmes et des jeunes, essentielle pour la durabilité du projet. 
Le présidium de la cérémonie d'ouverture !

De l’importance des légumes traditionnels…

Au Burkina Faso, ces légumes traditionnels sont dominés par les feuilles comme l' 𝑎𝑚𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒, la 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑙𝑙𝑒, le 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑠é𝑠𝑎𝑚𝑒, le 𝑐𝑙é𝑜𝑚é, la 𝑚𝑜𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑖𝑟𝑒, la 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒, la 𝑐𝑜𝑟è𝑡𝑒 (boulvaka), les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒, les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑎𝑜𝑏𝑎𝑏, et le 𝑚𝑜𝑟𝑖𝑛𝑔𝑎, souvent utilisées pour des sauces nutritives accompagnant le tô. On trouve aussi le 𝑔𝑜𝑚𝑏𝑜 (frais et sec), l' 𝑎𝑢𝑏𝑒𝑟𝑔𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒 (Kumba), et des légumes maraîchers plus récents comme l' 𝑜𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛, la 𝑡𝑜𝑚𝑎𝑡𝑒 et le 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑙, cultivés dans des zones irriguées comme le Plateau Central. Ces légumes traditionnels sont essentiels pour la sécurité alimentaire, surtout pendant la saison sèche, bien que certains soient menacés. 

Au Burkina Faso, les LAT jouent un rôle vital pour la nutrition, l’économie locale et la préservation culturelle. En effet, selon certaines recommandations nutritionnelles, un adulte devrait consommer 300 grammes de légumes par jour (Willet et al.,2020). Pourtant, aux dires du 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, point focal du projet, la consommation moyenne de ces légumes dans notre pays est de 27 grammes par jour, ce qui est en-deçà des recommandations mondiales. Les conséquences de cet état des faits sont entre autres les questions de santé publique et les menaces sur la biodiversité, notamment le déclin des espèces de LAT.


Justification de l’importance du projet…

Pour répondre aux enjeux liés à l’insuffisance de la consommation des LAT, il convient, selon le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, de valoriser la biodiversité légumière locale. « 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑎 𝑑𝑎𝑚é𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡é 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚é𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 », a-t-elle ajouté.  

Le projet AV4Resilience qui vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, à travers la conservation et l’utilisation durable et inclusive des Légumes Traditionnelles Africains (LAT), apparait comme une bouée de sauvetage. Il permettra, selon la coordonnatrice, 𝘿𝙧 𝘾𝙤𝙡𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙊𝙪é𝙙𝙧𝙖𝙤𝙜𝙤, d’identifier les opportunités et défis pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité des LAT, de renforcer les opportunités pour les femmes et les jeunes d’en tirer des bénéfices et de tester des LAT résilients et préférés localement pour renforcer les systèmes de production, via l’agriculture générative et les sciences citoyennes. 

AV4Résilience en bref…

Le AV4Resilience intervient dans les régions du Djôrô, du Gwiriko et du Kadiogo. Dans sa mise en œuvre, plusieurs approches ont été utilisées. Il s’agit de l’approche participative et de sciences citoyennes, de l’approche agroécologique et régénérative, de l’approche sur le genre et l’inclusion sociale, de l’approche multidisciplinaire, de l’approche systémique et multi-acteurs et de l’approche de la conservation-valorisation de l’agrobiodiversité.

Financé par la Fondation McKnight, il est mis en œuvre depuis 2024 par World Vegetable Center, en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et l’ONG VARENA ASSO.

Flavienne Valérie SAWADOGO