Le projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 en collaboration
avec le projet 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 et l’Institut de l’Environnement
et de Recherches Agricoles (𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀) ont Co-organisé le
jeudi 20 septembre 2026, à Bama, une formation pratique au profit des
producteurs de riz. Axée sur les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, cette session a
été suivi d’une visite commentée de composts enrichis aux déchets d’abattoir. Elle
était placée sous la présidence du Directeur général de l’𝐄𝐍𝐀𝐅𝐀, le 𝐃𝐫 𝐈𝐬𝐬𝐚 𝐖𝐎𝐍𝐍𝐈, avec la présence du
chef d’antenne 𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀 de Bama, le 𝐃𝐫 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐘𝐀𝐑𝐆𝐀.
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| Le présidium avec de gauche à droite (Dr Mariam BARRO, Dr Issa WONNI et Dr Paul YARGA) |
Dans une dynamique de promotion de pratiques agricoles
durables, elle avait pour objectif de renforcer les capacités de 50 producteurs
rizicoles de 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 en
techniques de compostage dans la commune de Bama. Elle portait notamment sur
les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, et sur la découverte
à travers une visite commentée des tas de compost déjà constitué à partir des déchets
d’abattoir.
La valorisation des matières organiques apparaît comme
une piste intéressante pour améliorer la fertilité des sols. Elle est d’autant
plus importante face à la nécessité de promouvoir des pratiques agricoles plus
durables et respectueuses de l’environnement. L’agroécologie encourage
notamment le recours aux fertilisants organiques et aux biofertilisants. Les
acteurs du développement rural tentent tant bien que mal, de vulgariser ces
pratiques. Malheureusement, leur usage reste encore limité chez de nombreux
producteurs. C’est pourquoi, le renforcement des connaissances et des
savoir-faire apparaît nécessaire pour favoriser leur meilleure appropriation.
C’est dans ce contexte que le projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 a organisé cette formation au profit des 50 producteurs
rizicoles de 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅.
Essentiellement
pratique, la session a permis aux participants de découvrir les techniques de
fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, un fertilisant
obtenu à partir de différentes matières organiques. Les producteurs ont
également participé à une visite commentée de tas de compost constitués à
partir de déchets d’abattoirs, notamment les os, les cornes et les sabots. Cela
leur a permis de mieux comprendre les possibilités de valorisation de ces
matières et leur intérêt dans la production de fertilisants organiques.
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| Une formation pratique participative ! |
Le 𝐃𝐫 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐎𝐔𝐀𝐓𝐓𝐀𝐑𝐀, coordonnateur du projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒, souligne l’importance du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖 et du compost pour la fertilité des sols. « 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑖𝑟 𝑞𝑢’𝑎𝑢-𝑑𝑒𝑙à 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙, 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠 𝑑’𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑜𝑏𝑡𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑛𝑟𝑖𝑐ℎ𝑖 », a-t-il ajouté.
Quant à la formatrice, 𝗗𝗿 𝗧é𝗴𝗮𝘄𝗲𝗻𝗱é 𝗟é𝗮 𝗜𝗟𝗕𝗢𝗨𝗗𝗢, elle revient sur le constat à l’origine de cette
démarche. « 𝐴𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠, 𝑑’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑡𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠, 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑏œ𝑢𝑓𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑏𝑜𝑡𝑠, 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘é𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑒 𝑑é𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒𝑛𝑡, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙’𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 »,
a-t-elle lancé. Toujours selon elle, ces
matières ont alors été considérées comme un potentiel pour l’agriculture. Ella
ajoutera que des travaux de caractérisation ont permis d’identifier, parmi ces
déchets, des matières présentant un intérêt fertilisant pour l’agriculture.
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| Des fertilisants naturels et surtout disponibles, prêts pour les champs ! |
𝘿𝙪 𝙙é𝙛𝙞 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙤û𝙩𝙨 à 𝙡'𝙖𝙪𝙩𝙤𝙣𝙤𝙢𝙞𝙚 𝙛𝙚𝙧𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙖𝙣𝙩𝙚 : 𝙡𝙖 𝙥𝙖𝙧𝙤𝙡𝙚 𝙖𝙪𝙭 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨
Pour les producteurs, cette formation ouvre également des
perspectives face aux difficultés liées au coût des engrais et à la baisse de la
fertilité des sols. 𝐋é𝐨𝐧𝐚𝐫𝐝 𝐒𝐀𝐖𝐀𝐃𝐎𝐆𝐎, producteur de riz, témoigne avoir beaucoup appris au
cours de cette formation sur la fabrication du compost et du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖. Face à
l’appauvrissement des sols et à la hausse du prix des engrais, il nourrit
désormais l’espoir de pouvoir fabriquer lui-même son compost dès le prochain
cycle de production, afin d’améliorer ses rendements.
De son côté 𝐅𝐚𝐭𝐨𝐮𝐦𝐚𝐭𝐚 𝐎𝐔𝐄𝐃𝐑𝐀𝐎𝐆𝐎, animatrice au sein de l’association Siguignasigui partage
également les enseignements tirés de la formation. « 𝐴𝑣𝑎𝑛𝑡, 𝑗’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑧 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑎𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡, 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛𝑠 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠 𝑑’𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠, 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑏𝑜𝑡𝑠, 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 ê𝑡𝑟𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠é𝑠 à 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑓𝑖𝑛 », a fait savoir dame 𝐎𝐔𝐄𝐃𝐑𝐀𝐎𝐆𝐎. Elle entend mettre en pratique les connaissances
acquises et espère pouvoir produire son propre compost afin de contribuer à
améliorer la fertilité de ses sols.
Même son de cloche chez 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐃𝐉𝐈𝐁𝐎, producteur à Bama. Pour lui, cette formation lui a permis de découvrir une nouvelle possibilité de valoriser les déchets. Il retient notamment que, contrairement aux pratiques jusque-là utilisées pour fertiliser les sols, les déchets d’abattoirs peuvent également servir à fabriquer du compost.
𝘼𝙡𝙡𝙞𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙡'𝙖𝙜𝙧𝙤é𝙘𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙚 : 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙮𝙣𝙚𝙧𝙜𝙞𝙚 𝙜𝙖𝙜𝙣𝙖𝙣𝙩𝙚
Au-delà de l’apprentissage d’une technique, cette session
de formation traduit une démarche concertée des deux projets, de mettre en
commun leurs expériences au service de la promotion de l’agroécologie. Le 𝐃𝐫 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐎𝐔𝐀𝐓𝐓𝐀𝐑𝐀, souligne que 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 accompagne
les producteurs de riz tandis que 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 intervient dans le domaine des bio-intrants. Une vision
également partagée par 𝐃𝐫 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐚𝐦 𝐁𝐀𝐑𝐑𝐎, coordonnatrice du projet 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅,
pour qui cette formation est une raison de plus de rappeler que la production
agroécologique du riz est possible.
Ce fut donc l’occasion pour les producteurs, de prendre
part à une démonstration pratique sur les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖 avant de
poursuivre avec la visite des tas de compost, dont des témoins et ceux à base
de déchets d’abattoir. Une occasion qui a également favorisé les échanges entre
producteurs et chercheurs, autour de solutions concrètes pour mieux valoriser
les matières organiques disponibles localement.
En rappel, cette activité est mise en œuvre par 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 en collaboration avec 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅,
tous financés par la fondation 𝐌𝐂𝐊𝐍𝐈𝐆𝐇𝐓.
| Une cinquantaine de producteurs mobilisés ! |










