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mercredi 30 septembre 2026

Cultiver le goût du futur : Kawara choisit ses variétés de riz de demain !

 

Et si le secret d'une agriculture réussie résidait dans l'assiette de ceux qui la cultivent et la consomment ? Le vendredi 18 septembre dernier, le village de Kawara a vibré au rythme d'une initiative résolument innovante : une grande session de dégustation organisée par le programme Riz et Riziculture de l'Institut de l'Environnement et de Recherche Agricoles (INERA). Elle était placée sous la présidence du coordonnateur du Projet d'Aménagement et de Valorisation de la Plaine de la Léraba (PAVAL), le Camarade 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹É 𝑩𝒓𝒂𝒉𝒊𝒎𝒂, représenté par le Camarade 𝑶𝑼𝑨𝑻𝑻𝑨𝑹𝑨 𝑯𝒂𝒎𝒆𝒅 𝑽𝒊𝒄𝒕𝒐𝒓𝒊𝒆𝒏.

L'équipe déployée pour la circonstance a posé pour la photo !

Inscrite dans le cadre dynamique du projet PAVAL, cette journée a rassemblé près de soixante participants passionnés. Producteurs locaux et consommateurs se sont ainsi prêtés au jeu avec enthousiasme.

Loin des laboratoires, l'objectif était simple mais crucial : impliquer directement les acteurs de terrain pour identifier et choisir les trois variétés phares qui façonneront l'avenir de la filière rizicole dans la région.

𝑼𝒏𝒆 𝒅é𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒈𝒂𝒈𝒏𝒂𝒏𝒕𝒆…

En donnant la parole aux principaux concernés, cette initiative brise les codes traditionnels de la recherche agronomique. Ici, le choix ne se fait plus "pour" les populations, mais "avec" elles. Une belle illustration d'une recherche agricole ancrée dans les réalités locales, garantissant que les futures récoltes rimeront à la fois avec performance agronomique et plaisir des papilles.

𝑸𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒓𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒍'𝒊𝒏𝒏𝒐𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍'𝒂𝒔𝒔𝒊𝒆𝒕𝒕𝒆…

L'affluence record enregistrée pour cette activité ne trompe pas : elle témoigne de la soif et de l'intérêt profond des participants pour toutes les initiatives capables de transformer durablement leurs rendements et la qualité de leurs récoltes.

Entre les sourires radieux et les discussions passionnées qui fusaient autour des plats, c'est toute une communauté unie et engagée qui s'est révélée. Prêts à embrasser le changement, elle a prouvé qu'elle est la première actrice d'un avenir agricole plus prospère et résilient.

Une vue partielle des participants !

𝑼𝒏 𝒇𝒆𝒔𝒕𝒊𝒏 𝒅𝒆 𝒔𝒂𝒗𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒔𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓-𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆…

Pour nourrir ces échanges constructifs, sept variétés de riz d'exception rigoureusement sélectionnées pour leurs performances agronomiques et leurs qualités gustatives hors du commun ont été préparées et servies à l’assistance. Une véritable invitation au voyage culinaire, où chacun a pu goûter, comparer et donner son avis pour identifier les perles rares de demain en matière de riz.

Sept variétés concernées par cette session de dégustation !

𝑫𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒊𝒇𝒇𝒓𝒆𝒔, 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒖𝒓𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒕é𝒎𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒈𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒊𝒈𝒏𝒂𝒏𝒕𝒔…

Rien n’illustre mieux le succès d'un projet que la voix de ceux qui en vivent au quotidien. Les témoignages de certains bénéficiaires en disent long sur la transformation en cours.

Les habitudes du Camarade 𝑺𝒊𝒂𝒌𝒂 𝑻𝒓𝒂𝒐𝒓é ont positivement changé : " 𝐴𝑣𝑎𝑛𝑡, 𝑗'𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑙'ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑢𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑝𝑖𝑒𝑑𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑧 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑡𝑟𝑜𝑢. 𝐺𝑟â𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡, 𝑗'𝑎𝑖 𝑒𝑛𝑓𝑖𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠 𝑞𝑢'𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑛𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑢𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙 𝑝𝑖𝑒𝑑, 𝑗'𝑜𝑏𝑡𝑖𝑒𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑎𝑙𝑙𝑎𝑔𝑒 𝑒𝑡 𝑢𝑛 𝑟𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑛𝑒𝑡𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑢𝑝é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟 !", a-t-il martelé.

La Camarade 𝑴𝒂𝒓𝒊𝒂𝒎 𝑪𝒐𝒖𝒍𝒊𝒃𝒂𝒍𝒚 a, quant à elle, diversifier les variétés qu’elle produit.  " 𝐴𝑣𝑎𝑛𝑡, 𝑗𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑒 𝑟𝑖𝑧 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙. 𝐴𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑'ℎ𝑢𝑖, 𝑔𝑟â𝑐𝑒 à 𝑃𝐴𝑉𝐴𝐿, 𝑗𝑒 𝑚𝑎î𝑡𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑎𝑖𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙'𝑖𝑡𝑖𝑛é𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑡𝑒𝑐ℎ𝑛𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑥 𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒𝑠 𝑣𝑎𝑟𝑖é𝑡é𝑠 𝑒𝑡 𝑗𝑒 𝑟é𝑐𝑜𝑙𝑡𝑒 𝑏𝑒𝑎𝑢𝑐𝑜𝑢𝑝 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑝𝑎𝑟 ℎ𝑒𝑐𝑡𝑎𝑟𝑒 !"

Des retours concrets qui démontrent à quel point la transmission de savoirs et l'accompagnement technique changent la vie des producteurs de Kawara.

À l'issue de cette journée mémorable, une chose est sûre : en plaçant le producteur et le consommateur au cœur de la décision, le projet PAVAL et l'INERA ne font pas que développer de nouvelles semences. Ils sèment les graines d'une souveraineté alimentaire partagée, où chaque récolte a le goût de la réussite et du vivre-ensemble.

Le riz a été préparé sur place !
Les participants ont dégusté pour choisir leurs variétés préférées !

 Camarade Aboubacar DRABO

jeudi 17 septembre 2026

𝘿é𝙘𝙝𝙚𝙩𝙨 𝙙'𝙖𝙗𝙖𝙩𝙩𝙤𝙞𝙧𝙨 𝙚𝙩 𝙗𝙤𝙠𝙖𝙨𝙝𝙞 : 𝙦𝙪𝙖𝙣𝙙 𝙡'𝙄𝙉𝙀𝙍𝘼 𝙚𝙩 𝙑𝘼𝙇𝙒𝘼𝙎 𝙧é𝙫𝙤𝙡𝙪𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙖 𝙛𝙚𝙧𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙤𝙡𝙨 à 𝘽𝙖𝙢𝙖

 

Le projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 en collaboration avec le projet 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 et l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀) ont Co-organisé le jeudi 20 septembre 2026, à Bama, une formation pratique au profit des producteurs de riz. Axée sur les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, cette session a été suivi d’une visite commentée de composts enrichis aux déchets d’abattoir. Elle était placée sous la présidence du Directeur général de l’𝐄𝐍𝐀𝐅𝐀, le 𝐃𝐫 𝐈𝐬𝐬𝐚 𝐖𝐎𝐍𝐍𝐈, avec la présence du chef d’antenne 𝐈𝐍𝐄𝐑𝐀 de Bama, le 𝐃𝐫 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐘𝐀𝐑𝐆𝐀.

Le présidium avec de gauche à droite (Dr Mariam BARRO, Dr Issa WONNI et Dr Paul YARGA)

C’est une initiative qui a permis aux producteurs de découvrir de nouvelles possibilités de valorisation des matières organiques et d’échanger autour de pratiques favorables à la fertilité des sols.

Dans une dynamique de promotion de pratiques agricoles durables, elle avait pour objectif de renforcer les capacités de 50 producteurs rizicoles de 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 en techniques de compostage dans la commune de Bama. Elle portait notamment sur les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, et sur la découverte à travers une visite commentée des tas de compost déjà constitué à partir des déchets d’abattoir.

La valorisation des matières organiques apparaît comme une piste intéressante pour améliorer la fertilité des sols. Elle est d’autant plus importante face à la nécessité de promouvoir des pratiques agricoles plus durables et respectueuses de l’environnement. L’agroécologie encourage notamment le recours aux fertilisants organiques et aux biofertilisants. Les acteurs du développement rural tentent tant bien que mal, de vulgariser ces pratiques. Malheureusement, leur usage reste encore limité chez de nombreux producteurs. C’est pourquoi, le renforcement des connaissances et des savoir-faire apparaît nécessaire pour favoriser leur meilleure appropriation.

C’est dans ce contexte que le projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 a organisé cette formation au profit des 50 producteurs rizicoles de 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅.

Essentiellement pratique, la session a permis aux participants de découvrir les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖, un fertilisant obtenu à partir de différentes matières organiques. Les producteurs ont également participé à une visite commentée de tas de compost constitués à partir de déchets d’abattoirs, notamment les os, les cornes et les sabots. Cela leur a permis de mieux comprendre les possibilités de valorisation de ces matières et leur intérêt dans la production de fertilisants organiques.

Une formation pratique participative !

Le 𝐃𝐫 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐎𝐔𝐀𝐓𝐓𝐀𝐑𝐀, coordonnateur du projet 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒, souligne l’importance du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖 et du compost pour la fertilité des sols. « 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑐𝑜𝑢𝑣𝑟𝑖𝑟 𝑞𝑢’𝑎𝑢-𝑑𝑒𝑙à 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑣𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙, 𝑖𝑙 𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑠𝑠𝑖𝑏𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠 𝑑’𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑒𝑟 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑐𝑒𝑠𝑠𝑢𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡𝑎𝑔𝑒 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑’𝑜𝑏𝑡𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑢𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑛𝑟𝑖𝑐ℎ𝑖 », a-t-il ajouté.

Quant à la formatrice, 𝗗𝗿 𝗧é𝗴𝗮𝘄𝗲𝗻𝗱é 𝗟é𝗮 𝗜𝗟𝗕𝗢𝗨𝗗𝗢, elle revient sur le constat à l’origine de cette démarche. « 𝐴𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠, 𝑑’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑡𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠, 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑠 𝑑𝑒 𝑏œ𝑢𝑓𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑏𝑜𝑡𝑠, 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑠𝑡𝑜𝑐𝑘é𝑠 𝑒𝑡 𝑠𝑒 𝑑é𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑒𝑛𝑡, 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑑𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠é𝑞𝑢𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑠𝑢𝑟 𝑙’𝑒𝑛𝑣𝑖𝑟𝑜𝑛𝑛𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », a-t-elle lancé. Toujours selon elle, ces matières ont alors été considérées comme un potentiel pour l’agriculture. Ella ajoutera que des travaux de caractérisation ont permis d’identifier, parmi ces déchets, des matières présentant un intérêt fertilisant pour l’agriculture.

Des fertilisants naturels et surtout disponibles, prêts pour les champs !


𝘿𝙪 𝙙é𝙛𝙞 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙤û𝙩𝙨 à 𝙡'𝙖𝙪𝙩𝙤𝙣𝙤𝙢𝙞𝙚 𝙛𝙚𝙧𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙖𝙣𝙩𝙚 : 𝙡𝙖 𝙥𝙖𝙧𝙤𝙡𝙚 𝙖𝙪𝙭 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨

Pour les producteurs, cette formation ouvre également des perspectives face aux difficultés liées au coût des engrais et à la baisse de la fertilité des sols. 𝐋é𝐨𝐧𝐚𝐫𝐝 𝐒𝐀𝐖𝐀𝐃𝐎𝐆𝐎, producteur de riz, témoigne avoir beaucoup appris au cours de cette formation sur la fabrication du compost et du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖. Face à l’appauvrissement des sols et à la hausse du prix des engrais, il nourrit désormais l’espoir de pouvoir fabriquer lui-même son compost dès le prochain cycle de production, afin d’améliorer ses rendements.

De son côté 𝐅𝐚𝐭𝐨𝐮𝐦𝐚𝐭𝐚 𝐎𝐔𝐄𝐃𝐑𝐀𝐎𝐆𝐎, animatrice au sein de l’association Siguignasigui partage également les enseignements tirés de la formation. « 𝐴𝑣𝑎𝑛𝑡, 𝑗’𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑖𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑖𝑧 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑓𝑎𝑏𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑢 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑜𝑠𝑡, 𝑠𝑎𝑛𝑠 𝑠𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒𝑟𝑡𝑎𝑖𝑛𝑠 𝑑é𝑐ℎ𝑒𝑡𝑠 𝑑’𝑎𝑏𝑎𝑡𝑡𝑜𝑖𝑟𝑠, 𝑛𝑜𝑡𝑎𝑚𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑜𝑠, 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑎𝑏𝑜𝑡𝑠, 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑎𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 ê𝑡𝑟𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑜𝑟𝑖𝑠é𝑠 à 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑓𝑖𝑛 », a fait savoir dame 𝐎𝐔𝐄𝐃𝐑𝐀𝐎𝐆𝐎. Elle entend mettre en pratique les connaissances acquises et espère pouvoir produire son propre compost afin de contribuer à améliorer la fertilité de ses sols.

Même son de cloche chez 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐃𝐉𝐈𝐁𝐎, producteur à Bama. Pour lui, cette formation lui a permis de découvrir une nouvelle possibilité de valoriser les déchets. Il retient notamment que, contrairement aux pratiques jusque-là utilisées pour fertiliser les sols, les déchets d’abattoirs peuvent également servir à fabriquer du compost.

𝘼𝙡𝙡𝙞𝙚𝙧 𝙡𝙚𝙨 𝙛𝙤𝙧𝙘𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙥𝙧𝙤𝙢𝙤𝙪𝙫𝙤𝙞𝙧 𝙡'𝙖𝙜𝙧𝙤é𝙘𝙤𝙡𝙤𝙜𝙞𝙚 : 𝙪𝙣𝙚 𝙨𝙮𝙣𝙚𝙧𝙜𝙞𝙚 𝙜𝙖𝙜𝙣𝙖𝙣𝙩𝙚

Au-delà de l’apprentissage d’une technique, cette session de formation traduit une démarche concertée des deux projets, de mettre en commun leurs expériences au service de la promotion de l’agroécologie. Le 𝐃𝐫 𝐀𝐝𝐚𝐦𝐚 𝐎𝐔𝐀𝐓𝐓𝐀𝐑𝐀, souligne que 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅 accompagne les producteurs de riz tandis que 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 intervient dans le domaine des bio-intrants. Une vision également partagée par 𝐃𝐫 𝐌𝐚𝐫𝐢𝐚𝐦 𝐁𝐀𝐑𝐑𝐎, coordonnatrice du projet 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅, pour qui cette formation est une raison de plus de rappeler que la production agroécologique du riz est possible.

Ce fut donc l’occasion pour les producteurs, de prendre part à une démonstration pratique sur les techniques de fabrication du 𝑏𝑜𝑘𝑎𝑠ℎ𝑖 avant de poursuivre avec la visite des tas de compost, dont des témoins et ceux à base de déchets d’abattoir. Une occasion qui a également favorisé les échanges entre producteurs et chercheurs, autour de solutions concrètes pour mieux valoriser les matières organiques disponibles localement.

En rappel, cette activité est mise en œuvre par 𝐕𝐀𝐋𝐖𝐀𝐒 en collaboration avec 𝐑𝐈𝐙𝐀𝐆𝐑𝐎-𝐁𝐅, tous financés par la fondation 𝐌𝐂𝐊𝐍𝐈𝐆𝐇𝐓.

Une cinquantaine de producteurs mobilisés !

𝑫𝒋𝒂𝒎𝒂 𝑲𝑶𝑵𝑬