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mercredi 14 février 2024

Produits agricoles : TARSPro forme les plateformes d’innovations pour une meilleure transformation

Les acteurs du programme de de mise à l’échelle des Technologies et Innovations Agricoles pour l’Accroissement de la résilience des Systèmes de Production et des Exploitations Familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro), ont organisé, du 06 au 08 février dernier, un atelier de formation sur la transformation des produits agricoles. La cérémonie d’ouverture de cette session était placée sous la présidence du Chef de Département de Technologie Alimentaire de l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT), le Dr Donatien KABORÉ.

Photo de famille des participants !

Ce sont au total, une dizaine de participants issus des plateformes d’innovations Patate Douce à Chair Orange (PDCO), Bétail-Viande, mangue, oignon et tomate, qui ont été formés sur la multiplication des technologies de gestion de pertes post-récolte. L’initiative est du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL), dans le cadre des activités du programme de de mise à l’échelle des Technologies et Innovations Agricoles pour l’Accroissement de la résilience des Systèmes de Production et des Exploitations Familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro).

Ce n’est un secret pour personne, la transformation agroalimentaire permet de minimiser les pertes poste-récolte. Parallèlement, elle contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté par de multiples canaux. La transformation agroalimentaire fournit des produits alimentaires plus faciles à transporter et plus différenciés, stimulant ainsi les échanges. Elle peut également être utilisée pour améliorer le contenu nutritionnel des aliments et prolonger la durée de conservation des aliments déjà nutritifs, les rendant plus accessibles aux consommateurs éloignés des zones de production. Une aubaine aussi bien pour les consommateurs, que pour les transformateurs. Malheureusement, malgré les opportunités présentes, force est de reconnaître que la transformation agroalimentaire en Afrique, en particulier pour les petites et micro-entreprises est confrontée à de nombreux défis. Au nombre de ces défis figure en bonne place, le manque de formation technique.

C’est pour pallier à ce manque, que le programme TARSPro, met l’accent sur l’organisation de sessions de renforcement des capacités des acteurs des plateformes d’innovation. La présente session a pour objectif d’appuyer à la multiplication des technologies de gestion de pertes post-récolte à travers une session théorique mais aussi pratique sur les technologies indexées par les acteurs eux-mêmes.

Ainsi, 4 jours durant, les formateurs se sont attelés à renforcer les capacités des participants sur plusieurs technologies de transformation. Il s’agit des chips de PDCO, des conserves de fruits (confiture, confits, marmelade, conserves au sirop etc), des condiments formulés à partir d’oignons séchés etc. et de viande séchée. Cela à travers divers modules concoctés savamment par des experts en la matière.

 

Une partie des produits transformés pendant cette session !

TARSPro en bref...

Le projet TARSPro est né de la volonté du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) et de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse à soutenir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en forte croissance. Financé par la Coopération Suisse, il est exécuté dans 5 pays dont le Bénin, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso où il a été lancé en avril 2021.

Dans sa mise en œuvre, le projet prévoit un meilleur déploiement des technologies et innovations (T&I) avant-gardistes. Cela passe nécessairement par l’accroissement de la résilience et la productivité des exploitations agricoles familiales, la satisfaction durable de la demande en savoir-faire des exploitations familiales, l’assurance d’une coalition et d’une synergie d’actions des acteurs de la transformation de l’agriculture.

QUELQUES IMAGES


 


Flavienne Valérie SAWADOGO

jeudi 8 février 2024

Filière mais au Burkina Faso : enfin un projet pour évaluer la contamination

Les acteurs du projet Fonrid intitulé "Evaluation la contamination  du maïs produit au Burkina Faso par les mycotoxines de Aspergillus flavus et fusarium verticillioides et de recherche de sources de résistance génétique" ont organisé un atelier, le 16 janvier 2024 au centre Muraz.  Placée sous la présidence du Directeur Régional de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Dr Jacob SANOU, la cérémonie d’ouverture a connue la présence effective du Direction Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest M.Vincent DAO et du représentant du Directeur technique du Centre Muraz  M.Bernard ILBOUDO. 

Le presidium de la cérémonie d'ouverture 
Présenter le projet aux participants et échanger avec eux sur la thématique afin de recueillir des suggestions, c’est l’objectif visé par les organisateurs a travers cet atelier. Une phase importante qui permet d’orienter les actions du projet. Cet atelier a réuni une vingtaine de personne venues de différentes structures à savoir l’INERA, l’ Université Nazi Boni (UNB) les Directions Régionales en charge de l’Agriculture et de la Santé, le Laboratoire Bio Ressources, Agrosystème et Santé de l’Environnement (La BASE), le Centre Muraz, le Laboratoire Régional du Service National de Semences (SNS), la Direction Général de l’Agence Burkinabè de Normalisation de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM), et les entreprises de production et de commercialisation de semences du Maïs (NAFASO ,SMR, URPS-HB, UPPA-Houet, AGROSERV, SOCOPA, NEEMA BALO).

Le projet « Evaluation de la contamination du mais produit au Burkina Faso par les mycotoxines de Aspergillus flavus et fusarium verticillioides et de recherche de sources de résistance génétique » a été voulu dans l'objectif de contribuer à la réduction du taux de contamination du mais au Burkina Faso par les aflatoxines et de fumonisines. Les bénéficiaires du projet sont entre autre les chercheurs, les producteurs, les transformateurs, les commerçants, les agents de santé, les éleveurs de volailles. 

Du maïs infesté à l'aflatoxine 

Le maïs est la première céréale exportée au Burkina Faso et la deuxième culture porteuse du pays après le coton. C’est une culture importante pour la sécurité alimentaire du pays et le développement socio-économique. Il est cultivé par près de 79% des ménages agricoles et contribue pour environ 3% au Produit Intérieur Brute (PIB), d’où son importance dans l’initiative présidentielle et l’offensive Agropastorale.

Malgré cette importance, force est de reconnaître que la filière est confrontée a de nombreuses difficultés.  En effet, le maïs produit localement est très souvent contaminé par les aflatoxine et du fumonisines. Cet etat des faits est lié à une méconnaissance des bonnes pratiques liées à la production, à la récolte et au post récolte, ce  qui favorise la prolifération des moisissures responsables de la production des aflatoxines. Il est donc urgent de mener des actions pour réduire ce problème de contamination par des aflatoxines et du fumonisine car ceci peut engendrer une exposition des populations aux dangers sanitaires ainsi qu’une baisse des revenus dans la chaine de valeur.

C’est dans l’objectif de trouver une piste de solution à ce problème de mycotoxine du maïs, de situer, et de réduire leur taux de contamination, que le Fond National de Recherche et de l’Innovation pour le Développement a accordé un financement à  l'INERA.  A hauteur de 30 millions de Francs CFA, ce financement est prevu pour durer de 36 mois. Le projet réunit un consortium de trois partenaires. Il s’agit de de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles, de l’université Nazi BONI et du Centre Muraz. Il a vocation nationale et est mis en œuvre par une équipe pluridisciplinaire de généticiens, de phytopathologistes, de toxicologue et d’un doctorant de ces structures.

"Au sortir  de cet atelier, nous attendons des participants, une implication et une participation pleine", dira le coordonnateur du projet, le Dr Abdallah DAO.   Selon lui des collectes de données seront fait à leur endroit pour recueillir des informations sur la thématique et les problèmes qu’ils rencontrent autour de cette contamination aux mycotoxines. "J'espère que ces derniers nous ouvriront leurs portes pour un partage d'expériences afin de leur permettre de comprendre la thématique et pouvoir faire des recherches pour trouver des solutions", laissera entendre le coordonnateur.

La photo de groupe des participants  !


Djama Koné,

Assistante en Communication 

mardi 6 février 2024

Insectes nuisibles au riz irrigué : formation des acteurs sur leur gestion

 Le programme riz  et riziculture de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles a organisé  un atelier d’information et de formation sur la gestion des insectes nuisibles au riz irrigué à l’endroit des chefs de plaines,  des directeurs provinciaux, des techniciens ainsi que des étudiants. C’était le vendredi 12 janvier 2023 au sein de la station de Farako-Bâ. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du  Directeur Régional, représenté  par M.sylvain Bonkoungou.

Le presidium de la cérémonie d'ouverture 


Organisé par les chercheurs  du programme riz et riziculture  dans le cadre du partenariat Africa Rice- INERA, cet atelier  a connu la participation d’une vingtaine de personnes venues de différentes provinces. Il  avait pour objectif général d’Informer et de former les participants sur la question de gestion intégrée des insectes nuisibles du riz irrigué. Spécifiquement, il s’agissait pour les chercheurs de rappelés aux participants les principaux résultats obtenus en 2022, de présenter les résultats partiels de la campagne humide 2023 et de présenter et planifier les activités de la campagne humide 2024. Il était animé par une équipe d’entomologiste du programme riz et riziculture..

Le riz est la céréale la plus cultivé dans le monde après le blé (FAO,2023). En effet, Sa culture s’étend constamment et tend à se substituer dans divers pays de l’Afrique. Ces 20 dernières années, il est devenu  la principale céréale consommée en Afrique de l’ouest avec un accroissement annuel de 4% de la consommation (FAO, 2013).

Au Burkina Faso, la production du riz occupe une place importante dans l’économie burkinabè. Mais malheureusement ce riz local n’arrive pas à satisfaire toute la population et le Burkina Faso est obligé d’importer. Afin de réduire  cette dépendance vis-à-vis de l’extérieur, des efforts sont entrepris pour accroitre la production nationale, notamment par des aménagements hydro-agricoles et l’intensification de la riziculture et la promotion de la filière riz. Malgré de nombreux efforts beaucoup reste à faire  pour surmonter les multiples contraints à la production du riz irrigué. Ces contraints sont liées à des attaques d’insectes nuisibles qui  peuvent occasionner une importante perte de rendement. La cécidomyie africaine du riz et les lépidoptères foreurs de tige du riz sont les principaux insectes nuisibles du riz irrigué.

C’est compte tenu de l’importance de ces ravageurs que l l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles s’est joint à Africa Rice pour qu’ensemble ils puissent mener des travaux de Recherche avec les producteurs afin de mettre au point des méthodes alternatives de lutte appropriées permettant de maintenir les populations des ravageurs en dessous des seuils économique des dégâts. Les périmètres rizicoles  concernés par ces travaux sont entre autres Karfiguela, Boulbi, la vallée du kou.

Photo de groupe des participants 

En rappel ces activités sont coordonnées par l’INERA en partenariat avec Africa Rice  qui fait partir des quinze centres de recherche agricole membres du groupe consultatif pour la recherche agricole internationale qui vise à améliorer la production et la valeur du riz en Afrique. Son siège est en Côte d’Ivoire. Ce partenariat court de Juin 2022 à Décembre 2024.

Djama Koné,

Assistante en communication 

vendredi 26 janvier 2024

Pisciculture hors-sol : l’initiative présidentielle forme 100 jeunes des Hauts-Bassins

 


 Dans le cadre de l’initiative présidentielle pour l’autosuffisance alimentaire, 100 jeunes de l’Ouest du Burkina Faso ont été formé en pisciculture hors-sol les 20 et 21 janvier 2024 au sein de l’Ecole Nationale de Formation Agricole de Matourkou. La cérémonie était placée sous la présidence du conseiller spécial du président du Faso, chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire, le Dr Kadougoudiou Abdourasmane Konaté.

Le présidium (De G à D, M. Abdoulaye Sawadogo (DG NAFASO), Dr Abdourasmane Kadougoudiou Konaté (Conseiller Spécial/agricole), M. Eric Adanabou (DR Agriculture)

Doter la centaine de jeunes entrepreneurs en techniques modernes de production de poisson, c’était l’objet de cette session de formation. Elle fait suite à l’initiative prise par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré en mai 2023, afin de produire urgemment et en quantité, des céréales (riz et maïs) pour soulager la population sur le plan alimentaire. Une initiative qui, au regard des acquis déjà engrangés sur le terrain, donne des motifs de satisfaction.  C’est pourquoi, pour donner une occupation saine à la jeunesse, tout en fournissant des protéines et des revenus à la population déjà éprouvée, le capitaine Ibrahim Traoré a décidé de développer la production piscicole. A travers le projet d’urgence pour la production piscicole hors-sol, l’initiative servira donc d’apporter une solution rapide et durable à la jeunesse du Burkina Faso dans les zones éprouvées par l’insécurité.

Selon le conseiller spécial du président de la transition, chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire, le Dr Abdourasmane Kadougoudiou Konaté, cette formation entre toujours dans le cadre de l’initiative présidentielle en vue de booster la production de poissons au Burkina Faso. À l’en croire, dans notre pays, plusieurs milliards de francs CFA sont utilisés pour importer du poisson. « Pourtant, le pays a toutes les potentialités pour produire localement du poisson », a laissé entendre le conseiller spécial. C’est donc à la demande du chef de l’État, toujours selon ses dires, qu’il a été entrepris de mettre en place, pour cette année 2024, 13 000 cages mobiles dans les treize régions du Burkina Faso pour la production piscicole. L’objectif de la mise en place de ce dispositif est de produire plus d’un million de tonnes de poissons pour la campagne 2024-2025.

De jeunes entrepreneurs futurs pisciculteurs…

Venus des différentes provinces de la région des Hauts-Bassins, les 100 jeunes entrepreneurs pilotes formés, se chargeront, au sortir de cette session, de former d’autres entrepreneurs, afin que ces derniers puissent produire du poisson à leur tour. Les organisateurs entendent les équiper et les suivre en vue d’atteindre, d’ici 2025, 13.000 bassins piscicoles.  Plusieurs modules ont été développés afin de mettre ces apprenants de circonstance au diapason de la production piscicole. « Les participants pourront, au sortir de cette session mieux maîtriser les techniques d’élevage des poissons, de la nutrition de la vente mais aussi de la gestion simplifiée », a souligné M. Aristide Kévin Bako, l’un des formateurs.

Pour joindre l’utile à l’agréable et pour montrer le concret aux participants, une sortie terrain sur la ferme de la société NAFASO a permis à ces derniers de toucher du doigt les réalités pratiques.  En rappel, NAFASO qui est une société semencière, est partie prenante dans cette initiative. Elle dispose d’ailleurs, dans sa ferme piscicole, des alevins pour ceux qui désirent se lancer dans la pisciculture. « C’est dans ce sens que nous sommes engagés avec le gouvernement, à travers cette formation, à relever ce grand défi qui est de faire du Burkina Faso, un pôle de croissance piscicole malgré les aléas climatiques », a lancé M. Abdoulaye Sawadogo, Président Directeur Général de NAFASO.

Les participants ont touché du doigt les réalités à la ferme piscicole de NAFASO

 

Des avantages certains à dégager de la pisciculture hors sol…

La production de poissons dans des bacs ou pisciculture en bassin, présente de nombreux avantages. En effet, cette technique permettra aux jeunes déplacés internes de produire dans des espaces réduits dans leurs camps. Parallèlement, ces bacs ont une flexibilité, compte tenu du fait qu’ils peuvent être aménagés en intérieur mais aussi en extérieur. Aussi, la technique de la pisciculture en bassin permet de réduire les risques de maladies, car elle limite les contacts des poissons avec des agents pathogènes présents dans l’environnement naturel, facilitant ainsi la surveillance sanitaire et les interventions rapides en cas de besoin. « C’est tout ce qui fait que nous utilisons les cages mobiles », dira le Dr Kadougoudiou Abdourasmane Konaté. « S’il arrivait qu’un déplacé interne veuille se déplacer, il pourra toujours le faire avec sa cage. Il lui suffira juste de vider l’eau », rétorquera ce dernier. 

Vue d'un bassin à la ferme piscicole de NAFASO

 

Cette formation a été, une belle opportunité pour les participants qui se réjouissent déjà de l’initiative. C’est dans ce sens que Mme Léa Konaté soulignera sa pertinence. « J’étais intéressée par la pisciculture depuis belle lurette. Mais j’étais freiné par l’ignorance sur les techniques de production. Maintenant, rien ne peut m’arrêter ! De retour chez moi, je commencerai d’abord avec une petite quantité », dira cette dernière.  Quant à M. Souro Sanon, producteur de Kouentou et technicien d’agriculture, il faut saluer l’initiative qui est très louable. « C’est une formation à la portée des participants. Nous avons appris en si peu de temps beaucoup de choses qui nous servirons pour nous lancer dans la pisciculture », a-t-il ajouté.

En perspective, l’offensive agricole entend également mettre en place 21 000 cages flottantes, pour réduire les importations de poissons et les sorties de devises.

En attendant, d’autres jeunes des autres régions du Burkina Faso bénéficieront également de cette formation.

 

La photo de groupe à l’issue de la cérémonie d'ouverture !

Flavienne Valérie SAWADOGO