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mardi 31 mars 2026

Variétés améliorées d’oignon : Recherche et producteurs unis pour renforcer la filière

 




𝙇𝙚𝙨 𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙙𝙪 𝘾𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙍é𝙜𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙙𝙀𝙭𝙘𝙚𝙡𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙚𝙣 𝙁𝙧𝙪𝙞𝙩𝙨 𝙚𝙩 𝙇é𝙜𝙪𝙢𝙚𝙨 (𝘾𝙍𝙀-𝙁𝙇), 𝙙𝙚 𝙡𝙄𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙀𝙣𝙫𝙞𝙧𝙤𝙣𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙍𝙚𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚𝙨 𝘼𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚𝙨 (𝙄𝙉𝙀𝙍𝘼), é𝙩𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙪𝙭 𝙘ô𝙩é𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙛𝙞𝙡𝙞è𝙧𝙚 𝙤𝙞𝙜𝙣𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙧é𝙜𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙪 𝙉𝙖𝙠𝙖𝙢𝙗é 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙊𝙪𝙗𝙧𝙞. 𝘾’é𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙙𝙪𝙣𝙚 𝙨é𝙧𝙞𝙚 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙨𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩é𝙚𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙚𝙨𝙨𝙖𝙞𝙨 𝙙𝙤𝙞𝙜𝙣𝙤𝙣𝙨, 𝙙𝙪 𝟮𝟰 𝙖𝙪 𝟮𝟲 𝙢𝙖𝙧𝙨 𝟮𝟬𝟮𝟲.

De 𝐆𝐨𝐮𝐧𝐝𝐫𝐢𝐧 dans le 𝗚𝗮𝗻𝘇𝗼𝘂𝗿𝗴𝗼𝘂, à 𝐃𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮𝐢 dans le 𝐊𝐨𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞𝐧𝐠𝐚, en passant par 𝗚𝗼𝗮𝗴𝗺𝗮, dans le 𝐁𝐨𝐮𝐥𝐠𝐨𝐮, ce sont plus d’une centaine d’acteurs qui  se sont mobilisés pour être témoins des variétés d’oignons que la recherche veut mettre à leur disposition. C’était dans le cadre des activités du projet « 𝑨𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍'𝒂𝒄𝒄è𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é𝒔 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 ».

Les acteurs ont découverts les nouvelles variétés avec beaucoup d'enthousiasmes !

Aperçu de la filière au Burkina Faso…

L’oignon est l’une des filières les plus dynamiques au Burkina Faso. Elle couvre plus de 11 000 hectares, mobilise environ 15 000 producteurs et place le pays comme 2 exportateur d’oignon en Afrique de l’Ouest, derrière le Niger. Elle constitue une culture maraîchère stratégique, rentable et en forte croissance.

Malgré son dynamisme, certaines contraintes freinent la compétitivité et la durabilité de la filière oignon. Au nombre de ces défis, il y a ceux liés aux variétés. En effet, le pays est confronté à l’accès limité à des semences certifiées et adaptées, la faible résistance de certaines variétés aux conditions climatiques locales, et la difficulté de conservation post-récolte selon le cycle de la variété. À cela s’ajoutent les préférences du marché qui privilégient certaines formes ou couleurs, et le manque de recherche et vulgarisation variétale pour guider les producteurs. Toute chose qui ne permet pas à la filière de mieux s’épanouir.

Pour donner Il faut donner à la filière la place qu’elle mérite, il faut promouvoir une meilleure recherche locale, structurer le domaine semencier, et faciliter communication efficace entre chercheurs et producteurs. C’est dans cette optique, que les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) ont pris leur bâton de pèlerin afin de proposer aux acteurs de la filière, des variétés plus résistantes et plus adaptées à leurs conditions agroécologiques.

Les femmes étaient valablement représentées !

Des variétés dont le choix sera participatif…

Plusieurs variétés d’oignon sont développées par la recherche. Cependant, une variété n’est bonne que lorsqu’elle est adoptée par les bénéficiaires. C’est conscient de cela, que des essais ont été mis en milieu réel et ces visites commentées avaient pour objectif de :

-      - Présenter et évaluer les variétés d’oignon dans les conditions agroécologiques locales ;

-       - Discuter avec les acteurs sur les critères de sélection variétales (rendements, qualité de bulbe, résistance aux maladies, conservation) ;

-       - Partager les bonnes pratiques culturales (gestion de la fertilité, de l'irrigation et de la protection phytosanitaire agroécologique) avec les acteurs, et ;

-       - Favoriser le dialogue et les échanges entre agriculteurs, institutions et acteurs de secteur.

Parmi la multitude de variétés présente, l’échalote a beaucoup été appréciée par les participants dont la majorité venaient de découvrir.

Tout compte fait, ces visites ont permis aux organisateurs de connaître les choix des participants mais aussi leurs engagements concrets pour l'essai et l'adoption de ces variétés améliorées. Toute chose qui leur a permis de faire des recommandations pour améliorer leur production et leur commercialisation.

En rappel, le projet « 𝑨𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍'𝒂𝒄𝒄è𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é𝒔 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 » mis en œuvre par l’INERA, est financé par l’Agence Belge de Coopération Internationale,  ENABEL pour la promotion des semences améliorées. 

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬


vendredi 13 mars 2026

Variétés d’oignon et de tomate : la voix des acteurs compte

 

L’équipe de 𝗚é𝗻é𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲 𝗲𝘁 𝗔𝗺é𝗹𝗶𝗼𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗣𝗹𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗛𝗼𝗿𝘁𝗶𝗰𝗼𝗹𝗲𝘀 (𝐇𝐎𝐑𝐓𝐈𝐆𝐄𝐍) du 𝐂𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐑é𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥 𝐝𝐄𝐱𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐧 𝐅𝐫𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐋é𝐠𝐮𝐦𝐞𝐬 (𝐂𝐑𝐄-𝐅𝐋) a organisée, le mardi 10 mars 2026, une visite commentée sur des parcelles de variétés d'oignon et de tomate.

Placée sous la présidence du Directeur Régional de 𝐑𝐞𝐜𝐡𝐞𝐫𝐜𝐡𝐞𝐬 𝐄𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐀𝐠𝐫𝐢𝐜𝐨𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐎𝐮𝐞𝐬𝐭 (𝐃𝐑𝐑𝐄𝐀-𝐎), représenté par la cheffe de Programme Culture Maraîchères, 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, la visite a connu la présence d’une vingtaine de participants, composés de techniciens, de producteurs et de commerçants d’oignon et de tomate.

 𝑳'𝒉𝒐𝒓𝒕𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒂𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏𝒂 𝑭𝒂𝒔𝒐...

L’horticulture au Burkina Faso occupe une place stratégique dans l’économie et la sécurité alimentaire, surtout en zones urbaines et périurbaines comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Elle contribue à l’emploi, à l’assainissement et à la création d’espaces verts, mais reste sous-valorisée malgré son rôle vital.

Les principales cultures maraîchères au Burkina Faso sont l’oignon, la tomate, le chou, l’aubergine et le piment. Parmi elles, l’oignon (𝐴𝑙𝑙𝑖𝑢𝑚 𝑐𝑒𝑝𝑎) et la tomate (𝑆𝑜𝑙𝑎𝑛𝑢𝑚 𝑙𝑦𝑐𝑜𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑐𝑢𝑚) dominent en termes de volume et de rentabilité, faisant du pays l’un des grands producteurs d’oignons en Afrique de l’Ouest.

Malheureusement, ces filières font face à de nombreuses contraintes, liées notamment à l’accès limité aux intrants et à l’eau,        aux pertes post-récolte, à la vulnérabilité aux chocs climatiques, etc. Ces défis freinent leur compétitivité malgré leur importance stratégique.

 

L'oignon............................et....................... la Tomate
étaient à l'honneur !

𝑨𝒈𝒊𝒓 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒔é𝒒𝒖𝒆𝒏𝒄𝒆, 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆...

Dans un contexte où les filières oignon et tomate peinent à se mouvoir, il faut trouver des alternatives afin de leur donner la place qu’elles méritent.

C’est dans ce sens, que l'équipe de recherche a mis en place des essais sur 15 variétés d'oignon et 10 variétés de tomate.

Pour le 𝘿𝙧 𝘽𝙤𝙪𝙠𝙖𝙧𝙚 𝙆𝙖𝙗𝙤𝙧é, la visite du jour avait pour objectifs de présenter, d'évaluer et de faciliter l'adoption de ces nouvelles variétés. Il s’agissait, pour les participants, de commenter et de faire au moins cinq (05) choix sur ces variétés soumises à leur appréciation. A ce sujet le 𝘿𝙧 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙘𝙠 𝙊𝙪𝙢𝙖𝙧 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é a affirmé que c'est un travail d'une importance capitale chez nous parce que la vulgarisation de nouvelles variétés passe forcément par cette étape.  « 𝑂𝑛 𝑣𝑒𝑢𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑣𝑢𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑎𝑢 𝑞𝑢𝑜𝑡𝑖𝑑𝑖𝑒𝑛 », a-t-il souligné.

Même si plusieurs autres défis restent à relever, force est de se rendre compte que la disponibilisation de semences de qualité est un grand pas vers une amélioration de la productivité de l’oignon et de la tomate.

La photo de famille des participants !

𝓐𝓻𝓲𝓪𝓷𝓮 𝓣𝓻𝓪𝓸𝓻é, Stagiaire en communication


mercredi 11 février 2026

Renforcer la résilience des vergers : une coopération Burkina–Brésil contre le dessèchement du manguier

 

Les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), en collaboration avec les experts de l’Université Fédérale de Viscosa au Brésil ont organisé, du 03 au 5 février, une session de formation sur la gestion du dessèchement des manguiers.

Placée sous la présidence du 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, représentant le Directeur de l'INERA, la cérémonie d’ouverture a connu la présence effective de 𝙈. 𝙅𝙤ã𝙤 𝘼𝙣𝙙𝙧é 𝙎𝙮𝙡𝙫𝙖 𝘿𝙚 𝙊𝙡𝙞𝙫𝙚𝙞𝙧𝙖, chargé d'affaire de l'ambassade de la République Fédérative du Brésil au Burkina Faso.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec de g à d (Dr Blaise Ouédraogo et M. Joao Andre Sylva De Oliveira)

La présente session de formation a été organisé au profit d’une dizaine de producteurs de mangues. Elle a connu également la présence de plusieurs autres personnes, notamment, des chercheurs ainsi que des experts du Brésil.

Cet atelier avait pour objectif, de présenter les bonnes pratiques de gestion du dessèchement des manguiers. Il a ainsi permis, trois jours durant, de renforcer les capacités techniques des producteurs sur la gestion du dépérissement du manguier au Burkina Faso.

Différents thèmes ont été abordés, aux dires du Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV. Il s’agissait entre autres, des questions phytosanitaires, de la production de la mangue, en rapport avec les expériences au Brésil. Et le Pr Franklin de marteler : « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑢 𝐵𝑢𝑟𝑘𝑖𝑛𝑎, 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝é𝑟𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒 𝑑é𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑣𝑎𝑔𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 é𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑓𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑥𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝐵𝑟é𝑠𝑖𝑙 ».

Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV

Dr Oumarou Z. Dianda, Point focal du projet 

Pour le Dr Oumarou Z. Dianda, les participants ont bénéficié des techniques ayant déjà fait leurs preuves au Brésil. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑢𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 », a-t-il ajouté.

Selon le 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, dans son intervention, une telle session de formation tire son importance dans le fait que le fléau du dessèchement du manguier a pris de l’ampleur. En effet, le dessèchement du manguier est une maladie préoccupante en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina Faso. Ce fléau menace directement la production et la qualité des mangues, une filière stratégique pour l’économie locale et l’exportation, aux dires du 𝑫𝒓 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶. « 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 𝑠𝑎 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 », a-t-il soutenu. 

Des perspectives en vue…

Cette session de formation est la première de toute une série en vue. Au sortir de celle-ci, les acteurs de la filière mangue sont mieux outillés sur les principales maladies qui affectent la mangue, les agents pathogènes ainsi que les meilleures méthodes de lutte contre ces maladies, a souligné le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV. Pour ce dernier, une mission est prévue avec les participants (producteurs, techniciens et chercheurs de l’INERA) au Brésil, afin qu'ils puissent connaître les réalités de la production de mangue de ce pays qui utilise une haute technologie en termes de production et de protection de la mangue. « Ç𝑎 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑢 𝑒𝑡 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑐𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑠𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », soutiendra le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨. La finalité de tout ceci est que les participants qui feront le voyage s'inspirent de l’expérience du Brésil afin de la dupliquer au Burkina pour lutter contre les principales maladies et ravageurs du manguier.

𝙋𝙧𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV

L’organisation de cette session est une action stratégique pour protéger la filière, sécuriser les revenus des producteurs et promouvoir une agriculture durable. Elle entre dans le cadre des activités du projet " 𝑮𝒆𝒔𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒖 𝒅𝒆𝒔𝒔è𝒄𝒉𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝑴𝒂𝒏𝒈𝒖𝒊𝒆𝒓 𝒂𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏𝒂 𝑭𝒂𝒔𝒐 ", un projet de coopération entre le Burkina Faso et le Brésil par l'intermédiaire de l'Agence Brésilienne de la Coopération. Elle a été signée en 2022 avec pour point focal dans notre pays est le 𝑫𝒓 𝒁. 𝑶𝒖𝒎𝒂𝒓𝒐𝒖 𝑫𝑰𝑨𝑵𝑫𝑨, chercheur au Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, un département de l’INERA.

La photo de famille avec les participants

Flavienne Valérie SAWADOGO