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mardi 2 juin 2026

Vers l’autosuffisance rizicole au Burkina Faso : l’innovation au service des producteurs

 

Les producteurs de la pleine rizicole de Banzon, localité située à 60 km de Bobo-Dioulasso, étaient à l’école de la production du riz irrigué. C’était le vendredi 22 mai 2026.

L’objectif de cette activité était de faire participer plus de quatre-vingts producteurs à l’animation des parcelles expérimentales, composées de l’utilisation du biochar de balles de riz, et le placement profond de l’urée (PPU).

En effet, selon la coordonnatrice du projet, le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙗𝙖/𝙂𝙪𝙞𝙧𝙤 𝙁𝙖𝙩𝙤𝙪𝙢𝙖𝙩𝙖, le biochar améliore les propriétés physico-chimiques des sols tandis que le placement profond de l’urée réduit les pertes de nutriments et augmente l’efficacité agronomique. « 𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒆𝒔𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒆𝒙𝒑é𝒓𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é 𝑭𝑲𝑹 𝟏𝟗 𝒂 é𝒕é 𝒓𝒆𝒕𝒆𝒏𝒖𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝟖 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 », a fait entendre le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙗𝙖.

De l’importance stratégique du riz…

Le riz est devenu un aliment de base incontournable dans les foyers burkinabè. Sa consommation a fortement augmenté ces dernières années alors que sa production nationale est restée insuffisante, malgré l’extension des superficies cultivées et l’introduction de variétés améliorées. Environ 60 % des besoins en riz sont encore couverts par des importations, ce qui mobilise chaque année des milliards de FCFA. Pour exemple, en 2019, plus de 69 milliards de FCFA ont été mobilisés pour importer 511 000 tonnes de riz. Cette dépendance fragilise la souveraineté alimentaire du pays.

Les rendements du riz stagnent, principalement à cause de la faible productivité des sols et de l’inefficacité des pratiques de fertilisation. L’épandage classique des engrais entraîne des pertes de nutriments estimées entre 60 et 70 %, avec des impacts négatifs sur l’environnement et un faible retour sur investissement pour les producteurs.

Le problème est devenu si récurrent, qu’il convient de trouver une réponse innovante pour y remédier. C‘est en cela que le projet « 𝑷𝒓𝒐𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒊𝒛𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒍𝒊𝒎𝒂𝒕𝒐 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒊𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒛 𝒊𝒓𝒓𝒊𝒈𝒖é à 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒃𝒊𝒐𝒄𝒉𝒂𝒓 𝒅𝒆 𝒃𝒂𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒊𝒛 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅 𝒅𝒆 𝒍𝒖𝒓é𝒆 » intervient.

Le riz, une denrée incontournable dans les habitudes alimentaires au Burkina Faso...

Des résultats attendus pour transformer la filière

Dans le cadre des activités de ce projet, des essais ont été mis en milieu paysan, dont celui de Banzon. Ces essais ont permis de mettre en lumière la technologie de l’utilisation du Biochar et du placement profond de l’urée pour l’amélioration de l’efficacité des fertilisants, l’augmentation des rendements du riz paddy, la valorisation des pratiques agroécologiques durables et le renforcement de la confiance des producteurs dans les innovations agricoles.

Au cours de cette visite commentée, les organisateurs ont pu présenter les objectifs du projet ainsi que les contraintes identifiées en lien avec l’agroécologie aux producteurs. Par ailleurs, les participants ont pu s’imprégner du protocole de mise en place des essais. Enfin, leurs avis ont été recueilli sur les différentes technologies.

À travers ces essais, c’est tout un horizon d’espérance qui s’ouvre: celui dun riz qui nourrit mieux, dune terre qui respire encore, et de producteurs qui avancent, confiants, vers une agroécologie porteuse davenir.

Les producteurs de Banzon à l'assaut des technologies mises en place...

Le projet, brièvement…

Le projet « 𝑷𝒓𝒐𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒊𝒛𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒍𝒊𝒎𝒂𝒕𝒐 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒊𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒛 𝒊𝒓𝒓𝒊𝒈𝒖é à 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒃𝒊𝒐𝒄𝒉𝒂𝒓 𝒅𝒆 𝒃𝒂𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒊𝒛 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅 𝒅𝒆 𝒍𝒖𝒓é𝒆 » est projet piloté par l’INERA, en partenariat avec l’Université Nazi Boni, l’Université de Dédougou et l’Union des Coopératives Rizicoles « Faso Djigui » de Bama.

Mis en œuvre dans la région du Guiriko, avec des essais sur les périmètres irrigués de Banzon, ce projet illustre la volonté du Burkina Faso de bâtir une filière rizicole plus performante et respectueuse de l’environnement. En combinant recherche scientifique, innovation technique et participation communautaire, il ouvre la voie vers l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2027.

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬

 

mercredi 8 avril 2026

‎Semences certifiée de maïs composite : des producteurs à l’école de la production

 


Les 2 et 3 avril 2026, la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREAO) a accueilli une session de formation dédiée à la production de semences certifiées de variétés de maïs composite.

Sous la présidence du Directeur Régional, représenté par le Dr Paul YARGA, plus d’une cinquantaine de producteurs ont pris part à deux journées d’échanges intenses et pratiques.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec (au milieu) le Dr Paul Yarga, rprst le Directeur Régional

La promesse d’une bonne récolte commence toujours par une semence de qualité. Comme l’a rappelé le coordonnateur des formations, le 𝐃𝐫 𝐀𝐛𝐝𝐚𝐥𝐥𝐚𝐡 𝐃𝐚𝐨, la semence est bien plus qu’un simple ingrédient: elle constitue le premier facteur de production et de développement durable. « 𝑳𝒂 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒆 à 𝒉𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝟐𝟓% 𝒂𝒖 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒆𝒕 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒅 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒔𝒂 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒕é », souligne-t-il.

C’est fort de ce constat que la formation des producteurs s’impose comme une étape incontournable. Pour espérer des semences performantes et des récoltes abondantes, les producteurs ont choisi de prendre leur destin en main en rejoignant l’école de la semence. "𝐶𝑒s 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒s 𝑑'𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒s 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑠𝑝𝑒𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑐𝑐𝑟𝑜î𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑚𝑎ï𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙", a souligné le 𝗗𝗿 𝗬𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗣𝗮𝘂𝗹, représentant le Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest.
Une vue des participants pendant l'ouverture !

𝙐𝙣 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣𝙪 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚 𝙚𝙩 𝙫𝙖𝙧𝙞é...

Durant deux jours, entre théorie et pratique, ils se sont initiés aux règles exigeantes de la production de semences certifiées de maïs composite. Plusieurs modules, animés par des chercheurs spécialisés, leur ont permis de renforcer leurs compétences et de s’approprier les techniques indispensables à la mise en valeur d’une semence de qualité.

De l’initiation à la production de semences composites jusqu’à la mise en pratique sur parcelle, les futurs producteurs semenciers ont suivi un parcours riche et structuré. Ils ont d’abord découvert les variétés composites autorisées au Burkina Faso, avant de plonger dans les aspects techniques de la production.

Sur le plan agronomique, les principes de la fertilisation organique et de la fertilisation minérale ont été détaillés, offrant aux participants une vision complète des bonnes pratiques pour garantir la qualité et la performance des semences.

À travers cette initiative, l’objectif est clair: améliorer la qualité des semences locales afin de répondre aux ambitions nationales. Elle sinscrit pleinement dans la vision portée par les plus hautes autorités, à travers linitiative présidentielle pour la production agricole et lautosuffisance alimentaire.

Les participants ont fait une immersion dans les laboratoires !

En renforçant la disponibilité de semences performantes et adaptées, cette action contribue directement à bâtir une agriculture durable et à garantir la sécurité alimentaire pour tous. Cet atelier a marqué un temps fort pour le renforcement des capacités des acteurs agricoles, ouvrant la voie à une meilleure maîtrise des techniques de production et à la valorisation des semences locales.

A la clôture, chacun des participants est reparti, nanti d’une attestation de formation, preuve qu’il peut devenir officiellement, un producteur semencier. Pour les organisateurs, c'est une satisfaction de voir de l’intérêt et de la participation active des producteurs, convaincus que ces acquis renforceront durablement la filière maïs au Burkina Faso.

Il se sont aussi familiarisés avec le terrain ! 

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬


mardi 31 mars 2026

Variétés améliorées d’oignon : Recherche et producteurs unis pour renforcer la filière

 




𝙇𝙚𝙨 𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙙𝙪 𝘾𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙍é𝙜𝙞𝙤𝙣𝙖𝙡 𝙙𝙀𝙭𝙘𝙚𝙡𝙡𝙚𝙣𝙘𝙚 𝙚𝙣 𝙁𝙧𝙪𝙞𝙩𝙨 𝙚𝙩 𝙇é𝙜𝙪𝙢𝙚𝙨 (𝘾𝙍𝙀-𝙁𝙇), 𝙙𝙚 𝙡𝙄𝙣𝙨𝙩𝙞𝙩𝙪𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙀𝙣𝙫𝙞𝙧𝙤𝙣𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙍𝙚𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚𝙨 𝘼𝙜𝙧𝙞𝙘𝙤𝙡𝙚𝙨 (𝙄𝙉𝙀𝙍𝘼), é𝙩𝙖𝙞𝙚𝙣𝙩 𝙖𝙪𝙭 𝙘ô𝙩é𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙖𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙛𝙞𝙡𝙞è𝙧𝙚 𝙤𝙞𝙜𝙣𝙤𝙣 𝙙𝙚𝙨 𝙧é𝙜𝙞𝙤𝙣𝙨 𝙙𝙪 𝙉𝙖𝙠𝙖𝙢𝙗é 𝙚𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙊𝙪𝙗𝙧𝙞. 𝘾’é𝙩𝙖𝙞𝙩 𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙙𝙪𝙣𝙚 𝙨é𝙧𝙞𝙚 𝙙𝙚 𝙫𝙞𝙨𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙘𝙤𝙢𝙢𝙚𝙣𝙩é𝙚𝙨 𝙨𝙪𝙧 𝙙𝙚𝙨 𝙚𝙨𝙨𝙖𝙞𝙨 𝙙𝙤𝙞𝙜𝙣𝙤𝙣𝙨, 𝙙𝙪 𝟮𝟰 𝙖𝙪 𝟮𝟲 𝙢𝙖𝙧𝙨 𝟮𝟬𝟮𝟲.

De 𝐆𝐨𝐮𝐧𝐝𝐫𝐢𝐧 dans le 𝗚𝗮𝗻𝘇𝗼𝘂𝗿𝗴𝗼𝘂, à 𝐃𝐚𝐬𝐬𝐨𝐮𝐢 dans le 𝐊𝐨𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞𝐧𝐠𝐚, en passant par 𝗚𝗼𝗮𝗴𝗺𝗮, dans le 𝐁𝐨𝐮𝐥𝐠𝐨𝐮, ce sont plus d’une centaine d’acteurs qui  se sont mobilisés pour être témoins des variétés d’oignons que la recherche veut mettre à leur disposition. C’était dans le cadre des activités du projet « 𝑨𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍'𝒂𝒄𝒄è𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é𝒔 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 ».

Les acteurs ont découverts les nouvelles variétés avec beaucoup d'enthousiasmes !

Aperçu de la filière au Burkina Faso…

L’oignon est l’une des filières les plus dynamiques au Burkina Faso. Elle couvre plus de 11 000 hectares, mobilise environ 15 000 producteurs et place le pays comme 2 exportateur d’oignon en Afrique de l’Ouest, derrière le Niger. Elle constitue une culture maraîchère stratégique, rentable et en forte croissance.

Malgré son dynamisme, certaines contraintes freinent la compétitivité et la durabilité de la filière oignon. Au nombre de ces défis, il y a ceux liés aux variétés. En effet, le pays est confronté à l’accès limité à des semences certifiées et adaptées, la faible résistance de certaines variétés aux conditions climatiques locales, et la difficulté de conservation post-récolte selon le cycle de la variété. À cela s’ajoutent les préférences du marché qui privilégient certaines formes ou couleurs, et le manque de recherche et vulgarisation variétale pour guider les producteurs. Toute chose qui ne permet pas à la filière de mieux s’épanouir.

Pour donner Il faut donner à la filière la place qu’elle mérite, il faut promouvoir une meilleure recherche locale, structurer le domaine semencier, et faciliter communication efficace entre chercheurs et producteurs. C’est dans cette optique, que les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) ont pris leur bâton de pèlerin afin de proposer aux acteurs de la filière, des variétés plus résistantes et plus adaptées à leurs conditions agroécologiques.

Les femmes étaient valablement représentées !

Des variétés dont le choix sera participatif…

Plusieurs variétés d’oignon sont développées par la recherche. Cependant, une variété n’est bonne que lorsqu’elle est adoptée par les bénéficiaires. C’est conscient de cela, que des essais ont été mis en milieu réel et ces visites commentées avaient pour objectif de :

-      - Présenter et évaluer les variétés d’oignon dans les conditions agroécologiques locales ;

-       - Discuter avec les acteurs sur les critères de sélection variétales (rendements, qualité de bulbe, résistance aux maladies, conservation) ;

-       - Partager les bonnes pratiques culturales (gestion de la fertilité, de l'irrigation et de la protection phytosanitaire agroécologique) avec les acteurs, et ;

-       - Favoriser le dialogue et les échanges entre agriculteurs, institutions et acteurs de secteur.

Parmi la multitude de variétés présente, l’échalote a beaucoup été appréciée par les participants dont la majorité venaient de découvrir.

Tout compte fait, ces visites ont permis aux organisateurs de connaître les choix des participants mais aussi leurs engagements concrets pour l'essai et l'adoption de ces variétés améliorées. Toute chose qui leur a permis de faire des recommandations pour améliorer leur production et leur commercialisation.

En rappel, le projet « 𝑨𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍'𝒂𝒄𝒄è𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é𝒔 𝒆𝒕 𝒂𝒖𝒙 𝒃𝒐𝒏𝒏𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 » mis en œuvre par l’INERA, est financé par l’Agence Belge de Coopération Internationale,  ENABEL pour la promotion des semences améliorées. 

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬