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samedi 13 juin 2026

Clôture de SAFEVEG : des graines semées pour l’avenir

 


Ce vendredi 12 juin 2026, le projet SafeVeg a connu sa clôture. C’était à l’Ecole Primaire de Souroukoudougou, à quelques encablures de la ville de Bobo-Dioulasso.

La cérémonie a connu la présence du Directeur de l’INERA, le Dr Drissa SEREME, du Directeur de WorldVeg pour l'Afrique de l’Ouest, le Dr Malick Ba, du coordonnateur du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, le Dr Pierre Éric SOMBIE, ainsi que plusieurs autres personnalités.

Une vue des officiels !

Après 5 années de mises en œuvre, le projet SafeVeg a pris fin officiellement, ce vendredi 12 juin 2026, à Souroukoudougou. C’était lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs personnalités ainsi que des élèves de l’école ayant abrité le jardin potager. Dès l’entame, le représentant du chef du village, le CVD, 𝗔𝗺𝗶𝗱𝗼𝘂 𝗢𝗨𝗔𝗧𝗧𝗔𝗥𝗔 a tenu à remercier les acteurs du projet. Selon lui, le projet a apporté beaucoup de bonnes choses dans le village.

 

En effet, dans le cadre du projet, beaucoup de choses ont été faites dans ce village, notamment, la mise en place du jardin potager de l’école ainsi que la mise à disposition de plusieurs variétés performantes de légumes. « 𝐶𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛, 𝑜𝑛 𝑎 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑠𝑖 𝑒𝑥𝑝𝑟è𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 é𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑜ù 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑎𝑟𝑑𝑖𝑛𝑠 𝑠𝑐𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑖𝑚𝑢𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 » a marteler le Directeur Régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de WorldVeg, le 𝗗𝗿 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗰𝗸 𝗕𝗔.

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou a justement remercié le projet d’avoir porté le choix sur cette école pour la mise en place d'un jardin potager scolaire. " 𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒛 𝒔𝒆𝒎é 𝒅𝒆𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒇𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒊𝒕𝒆𝒓𝒂 à 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒄𝒊é𝒕é ", a-t-il souligné, avant de faire le vœu que cela s'étende aux écoles des autres localités de Bama. Quant aux producteurs bénéficiaires, ils ont, par la voix de leur représentant, témoigné que les producteurs ont vu beaucoup de différences en utilisant les semences remis par le projet.

Comme l’a si bien souligné, le Directeur de l’INERA, le 𝗗𝗿 𝗗𝗿𝗶𝘀𝘀𝗮 𝗦𝗘𝗥𝗘𝗠𝗘, le projet SafeVeg  a voulu répondre à des urgences de souveraineté et de santé publique. « 𝐼𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒, 𝑙’𝑖𝑛𝑛𝑜𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝é𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠 », selon ses dires.

Le Directeur de l'INERA, le Dr Drissa SEREME 
 

Un bilan aux acquis innombrables

Le projet SafeVeg, lancé officiellement en 2021 au Burkina Faso, visait à augmenter la consommation de légumes dans les zones urbaines et périurbaines dans le but de réduire la sous-alimentation, d’améliorer les revenus et la productivité des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes et d’étendre l’utilisation durable des terres.

Les activités prévues dans le cadre de sa mise en œuvre, entre autres, la conduite de recherches stratégiques, axées sur la sélection de variétés adaptées de légumes, de méthodes de production et de technologies efficaces ont effectivement été conduites comme il se doit. C’est dans ce sens, que la coordonnatrice, le 𝗗𝗿 𝙉𝙖𝙩𝙖𝙘𝙝𝙖 𝙂𝙤𝙪𝙗𝙖, a souligné, dans son intervention, que beaucoup d'innovations ont été développés. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙é 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑐𝑟é𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑎𝑟𝑖𝑡é » a-t-elle ajouté. En guise de success stories, elle donnera le témoignage d’une maraîchère qui dit avoir doublé sa production et scolariser ses enfants grâce à l'adoption de ces technologies.

Un autre bénéficiaire, le 𝗗𝗿 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙘𝙠 𝙊𝙪𝙢𝙖𝙧 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é, prenant la parole au nom des étudiants encadrés dans le cadre du projet, a indiqué que l’accompagnement de WorldVeg a permis d'inscrire de nouvelles variétés de semences de légumes. « 𝐺𝑟â𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑜𝑛𝑠 à 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡é », a soutenu le 𝗗𝗿 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é.

La Coordonnatrice, Dr Natacha GOUBA, s'est dit satisfaite des acquis !

En rappel, le projet était financé conjointement par l’Union Européenne et le gouvernement Néerlandais, et mise en œuvre au Bénin, au Burkina et au Mali.

Et en termes de perspectives, le 𝗗𝗿 𝗕𝗔 a indiqué que l’objectif de l’institution WorldVeg, c’est de continuer de mener des actions au Burkina en partenariat avec l’INERA. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑓𝑒𝑉𝑒𝑔 𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 », a-t-il lancé.

Pour le Dr Malick BA, Directeur régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de WorldVeg, ces acquis doivent être pérennisés !

M. Amidou OUATTARA, représentant le chef du village !

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou !

Le Dr Cheick Oumar TRAORE 

Les élèves en pleine prestation de dans ! 

Une vue de l'assistance !

L'assistance en pleine visite dans le jardin potager !

Flavienne Valérie SAWADOGO

mardi 2 juin 2026

Vers l’autosuffisance rizicole au Burkina Faso : l’innovation au service des producteurs

 

Les producteurs de la pleine rizicole de Banzon, localité située à 60 km de Bobo-Dioulasso, étaient à l’école de la production du riz irrigué. C’était le vendredi 22 mai 2026.

L’objectif de cette activité était de faire participer plus de quatre-vingts producteurs à l’animation des parcelles expérimentales, composées de l’utilisation du biochar de balles de riz, et le placement profond de l’urée (PPU).

En effet, selon la coordonnatrice du projet, le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙗𝙖/𝙂𝙪𝙞𝙧𝙤 𝙁𝙖𝙩𝙤𝙪𝙢𝙖𝙩𝙖, le biochar améliore les propriétés physico-chimiques des sols tandis que le placement profond de l’urée réduit les pertes de nutriments et augmente l’efficacité agronomique. « 𝑷𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒆𝒔𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒆𝒙𝒑é𝒓𝒊𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒗𝒂𝒓𝒊é𝒕é 𝑭𝑲𝑹 𝟏𝟗 𝒂 é𝒕é 𝒓𝒆𝒕𝒆𝒏𝒖𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝟖 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕𝒔 », a fait entendre le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙗𝙖.

De l’importance stratégique du riz…

Le riz est devenu un aliment de base incontournable dans les foyers burkinabè. Sa consommation a fortement augmenté ces dernières années alors que sa production nationale est restée insuffisante, malgré l’extension des superficies cultivées et l’introduction de variétés améliorées. Environ 60 % des besoins en riz sont encore couverts par des importations, ce qui mobilise chaque année des milliards de FCFA. Pour exemple, en 2019, plus de 69 milliards de FCFA ont été mobilisés pour importer 511 000 tonnes de riz. Cette dépendance fragilise la souveraineté alimentaire du pays.

Les rendements du riz stagnent, principalement à cause de la faible productivité des sols et de l’inefficacité des pratiques de fertilisation. L’épandage classique des engrais entraîne des pertes de nutriments estimées entre 60 et 70 %, avec des impacts négatifs sur l’environnement et un faible retour sur investissement pour les producteurs.

Le problème est devenu si récurrent, qu’il convient de trouver une réponse innovante pour y remédier. C‘est en cela que le projet « 𝑷𝒓𝒐𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒊𝒛𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒍𝒊𝒎𝒂𝒕𝒐 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒊𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒛 𝒊𝒓𝒓𝒊𝒈𝒖é à 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒃𝒊𝒐𝒄𝒉𝒂𝒓 𝒅𝒆 𝒃𝒂𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒊𝒛 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅 𝒅𝒆 𝒍𝒖𝒓é𝒆 » intervient.

Le riz, une denrée incontournable dans les habitudes alimentaires au Burkina Faso...

Des résultats attendus pour transformer la filière

Dans le cadre des activités de ce projet, des essais ont été mis en milieu paysan, dont celui de Banzon. Ces essais ont permis de mettre en lumière la technologie de l’utilisation du Biochar et du placement profond de l’urée pour l’amélioration de l’efficacité des fertilisants, l’augmentation des rendements du riz paddy, la valorisation des pratiques agroécologiques durables et le renforcement de la confiance des producteurs dans les innovations agricoles.

Au cours de cette visite commentée, les organisateurs ont pu présenter les objectifs du projet ainsi que les contraintes identifiées en lien avec l’agroécologie aux producteurs. Par ailleurs, les participants ont pu s’imprégner du protocole de mise en place des essais. Enfin, leurs avis ont été recueilli sur les différentes technologies.

À travers ces essais, c’est tout un horizon d’espérance qui s’ouvre: celui dun riz qui nourrit mieux, dune terre qui respire encore, et de producteurs qui avancent, confiants, vers une agroécologie porteuse davenir.

Les producteurs de Banzon à l'assaut des technologies mises en place...

Le projet, brièvement…

Le projet « 𝑷𝒓𝒐𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒊𝒛𝒊𝒄𝒖𝒍𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒍𝒊𝒎𝒂𝒕𝒐 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒍𝒍𝒊𝒈𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅𝒖 𝒓𝒊𝒛 𝒊𝒓𝒓𝒊𝒈𝒖é à 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒃𝒊𝒐𝒄𝒉𝒂𝒓 𝒅𝒆 𝒃𝒂𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒓𝒊𝒛 𝒆𝒕 𝒅𝒖 𝒑𝒍𝒂𝒄𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒐𝒏𝒅 𝒅𝒆 𝒍𝒖𝒓é𝒆 » est projet piloté par l’INERA, en partenariat avec l’Université Nazi Boni, l’Université de Dédougou et l’Union des Coopératives Rizicoles « Faso Djigui » de Bama.

Mis en œuvre dans la région du Guiriko, avec des essais sur les périmètres irrigués de Banzon, ce projet illustre la volonté du Burkina Faso de bâtir une filière rizicole plus performante et respectueuse de l’environnement. En combinant recherche scientifique, innovation technique et participation communautaire, il ouvre la voie vers l’autosuffisance alimentaire à l’horizon 2027.

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬

 

mercredi 8 avril 2026

‎Semences certifiée de maïs composite : des producteurs à l’école de la production

 


Les 2 et 3 avril 2026, la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREAO) a accueilli une session de formation dédiée à la production de semences certifiées de variétés de maïs composite.

Sous la présidence du Directeur Régional, représenté par le Dr Paul YARGA, plus d’une cinquantaine de producteurs ont pris part à deux journées d’échanges intenses et pratiques.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec (au milieu) le Dr Paul Yarga, rprst le Directeur Régional

La promesse d’une bonne récolte commence toujours par une semence de qualité. Comme l’a rappelé le coordonnateur des formations, le 𝐃𝐫 𝐀𝐛𝐝𝐚𝐥𝐥𝐚𝐡 𝐃𝐚𝐨, la semence est bien plus qu’un simple ingrédient: elle constitue le premier facteur de production et de développement durable. « 𝑳𝒂 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒆 à 𝒉𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝟐𝟓% 𝒂𝒖 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒆𝒕 𝒍𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒅 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒔𝒂 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒕é », souligne-t-il.

C’est fort de ce constat que la formation des producteurs s’impose comme une étape incontournable. Pour espérer des semences performantes et des récoltes abondantes, les producteurs ont choisi de prendre leur destin en main en rejoignant l’école de la semence. "𝐶𝑒s 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒s 𝑑'𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒s 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑠𝑝𝑒𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑐𝑐𝑟𝑜î𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑚𝑎ï𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙", a souligné le 𝗗𝗿 𝗬𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗣𝗮𝘂𝗹, représentant le Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest.
Une vue des participants pendant l'ouverture !

𝙐𝙣 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣𝙪 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚 𝙚𝙩 𝙫𝙖𝙧𝙞é...

Durant deux jours, entre théorie et pratique, ils se sont initiés aux règles exigeantes de la production de semences certifiées de maïs composite. Plusieurs modules, animés par des chercheurs spécialisés, leur ont permis de renforcer leurs compétences et de s’approprier les techniques indispensables à la mise en valeur d’une semence de qualité.

De l’initiation à la production de semences composites jusqu’à la mise en pratique sur parcelle, les futurs producteurs semenciers ont suivi un parcours riche et structuré. Ils ont d’abord découvert les variétés composites autorisées au Burkina Faso, avant de plonger dans les aspects techniques de la production.

Sur le plan agronomique, les principes de la fertilisation organique et de la fertilisation minérale ont été détaillés, offrant aux participants une vision complète des bonnes pratiques pour garantir la qualité et la performance des semences.

À travers cette initiative, l’objectif est clair: améliorer la qualité des semences locales afin de répondre aux ambitions nationales. Elle sinscrit pleinement dans la vision portée par les plus hautes autorités, à travers linitiative présidentielle pour la production agricole et lautosuffisance alimentaire.

Les participants ont fait une immersion dans les laboratoires !

En renforçant la disponibilité de semences performantes et adaptées, cette action contribue directement à bâtir une agriculture durable et à garantir la sécurité alimentaire pour tous. Cet atelier a marqué un temps fort pour le renforcement des capacités des acteurs agricoles, ouvrant la voie à une meilleure maîtrise des techniques de production et à la valorisation des semences locales.

A la clôture, chacun des participants est reparti, nanti d’une attestation de formation, preuve qu’il peut devenir officiellement, un producteur semencier. Pour les organisateurs, c'est une satisfaction de voir de l’intérêt et de la participation active des producteurs, convaincus que ces acquis renforceront durablement la filière maïs au Burkina Faso.

Il se sont aussi familiarisés avec le terrain ! 

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬