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mercredi 19 août 2026

Filière Fruits et Légumes : Un séminaire scientifique pour donner plus de visibilités aux travaux des doctorants et mastérants du PRSA-BF

 

Le Centre régional d’excellence en fruits et légumes (CRE-FL), en collaboration avec le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest au Burkina Faso (PRSA-BF), organise un séminaire de deux jours consacrés aux travaux de 40 mastérants et 30 doctorants. La cérémonie d’ouverture est intervenue ce mardi 18 août 2026 à Ouagadougou, sous la présidence du Délégué Général du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), représenté par le Camarade Charles PARKOUDA.

Une vue de l'assemblée  !

Durant deux journées, les futurs chercheurs auront l’occasion de présenter et de confronter leurs travaux. Ce séminaire, dédié aux mastérants et doctorants du PRSA‑BF, vise avant tout à donner de la visibilité à leurs recherches et à rapprocher la science des réalités du terrain.

Le fil conducteur est clair : mettre l’innovation scientifique au service des filières mangue, tomate et oignon. Mais l’ambition ne s’arrête pas à la production. Les échanges porteront aussi sur toutes les étapes qui suivent la récolte, jusqu’à la transformation.

L’objectif est de réduire les pertes, accroître la productivité et améliorer les revenus des acteurs de ces filières.

𝙁𝙤𝙧𝙢𝙚𝙧 𝙡𝙖 𝙜é𝙣é𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙦𝙪𝙞 𝙧𝙚𝙡è𝙫𝙚𝙧𝙖 𝙡𝙚𝙨 𝙙é𝙛𝙞𝙨…

Pour le Directeur de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), le 𝐃𝐫 𝐃𝐫𝐢𝐬𝐬𝐚 𝐒𝐄𝐑𝐄𝐌𝐄, l’investissement dans les ressources humaines est au cœur de cette initiative. Selon lui, le partenariat entre le PRSA-BF, l’INERA et les autres acteurs de la recherche doit permettre de préparer une nouvelle génération capable de faire face aux défis agricoles du Burkina Faso et de la sous-région. 

Il a rappelé les défis majeurs : la dégradation des ressources naturelles, les effets du changement climatique et la nécessité de renforcer la souveraineté alimentaire. "𝐹𝑎𝑐𝑒 à 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑙𝑠 𝑑é𝑓𝑖𝑠, 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒 𝑛𝑒 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑑𝑒 𝑟é𝑠𝑜𝑢𝑑𝑟𝑒 𝑙𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑙è𝑚𝑒. 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑢𝑛𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠, 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑚𝑢𝑡𝑢𝑎𝑙𝑖𝑠𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑛𝑜𝑠 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛𝑠, 𝑒𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑢𝑛 𝑝𝑜𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑐𝑎𝑑é𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑎𝑐𝑡𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑔é𝑛é𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑞𝑢𝑖 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑙’𝑎𝑣𝑒𝑛𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒", a-t-il déclaré. 

Pour lui, ce séminaire n’est pas une simple formalité académique mais une vitrine d’excellence. Il servira à évaluer l’état d’avancement des travaux, recueillir les observations des experts et réorienter certaines recherches si nécessaire, afin d’assurer la qualité scientifique et le respect des délais.

Dr Drissa SEREME, Directeur de l'INERA

𝘿𝙚𝙨 𝙧é𝙨𝙪𝙡𝙩𝙖𝙩𝙨 𝙪𝙩𝙞𝙡𝙚𝙨 𝙖𝙪𝙭 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧𝙨…

Le PRSA-BF accompagne cette cohorte de 70 jeunes chercheurs. Pour son représentant, 𝐏𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭 𝐍𝐀𝐍𝐄𝐌𝐀, ce séminaire est un maillon essentiel pour transformer notre agriculture. L’accompagnement passe par le financement des travaux de recherche, le renforcement des compétences en rédaction et communication scientifiques, la mise en relation avec les encadreurs et les acteurs des chaînes de valeur ainsi que la valorisation et le transfert des résultats vers les producteurs. " 𝐶ℎ𝑎𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑜𝑛𝑛é𝑒 𝑠𝑐𝑖𝑒𝑛𝑡𝑖𝑓𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑣𝑜𝑢𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑠𝑒𝑧 𝑑𝑜𝑖𝑡 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑖𝑏𝑢𝑒𝑟 à 𝑠é𝑐𝑢𝑟𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑚𝑎𝑛𝑔𝑢𝑒, 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑚𝑎𝑡𝑒 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙’𝑜𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑛𝑜𝑡𝑟𝑒 𝑝𝑜𝑝𝑢𝑙𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 ", a-t-il lancé à l’endroit des étudiants et encadreurs.

Camarade Parfait NANEMA, Responsable Technique/PRSA-BF

𝘿𝙤𝙣𝙣𝙚𝙧 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙫𝙞𝙨𝙞𝙗𝙞𝙡𝙞𝙩é à 𝙡𝙖 𝙧𝙚𝙘𝙝𝙚𝙧𝙘𝙝𝙚…

Le représentant du Délégué général du CNRST, 𝐂𝐡𝐚𝐫𝐥𝐞𝐬 𝐏𝐚𝐫𝐤𝐨𝐮𝐝𝐚, a insisté sur un point : les résultats scientifiques ne doivent pas rester confinés aux universités et aux centres de recherches. Pour lui, l’étudiant, la recherche nationale et la société sont embarqués dans une « trilogie ». Cette dynamique assure la reconnaissance académique des étudiants, enrichit la recherche nationale et garantit l’intégration des innovations dans les politiques publiques.

Au programme, communications scientifiques, présentations par affiches, échanges entre étudiants, encadreurs et experts, et une conférence sur la rédaction scientifique. Au-delà de ces deux journées, l’espoir du CRE-FL et du PRSA-BF est que ces recherches contribuent à renforcer la productivité, les revenus des producteurs et la résilience des systèmes alimentaires par la transformation des résultats scientifiques en innovations accessibles et utilisables sur le terrain.

Dr Charles PARKOUDA, Directeur de l'IRSAT, Représentant le DG/CNRST

Le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA), mis en œuvre dans six pays d’Afrique de l’Ouest (Sierra Leone, Mali, Niger, Togo, Tchad et Burkina Faso), a pour objectif de renforcer la résilience alimentaire régionale. Il s’attaque aux principales faiblesses liées aux services de conseil numérique, à la durabilité de la production et à l’intégration des marchés agricoles. Construit autour d’objectifs communs et d’une organisation à la fois régionale et nationale, il met en avant la recherche et la vulgarisation scientifique à travers sa sous‑composante 2.1, qui encourage des innovations technologiques adaptées au climat, à la nutrition et inclusives pour les femmes et les jeunes.

Le Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE‑FL) occupe une place stratégique dans ce dispositif, en consolidant la recherche régionale notamment par la formation de doctorants et mastérants. Au Burkina Faso, le PRSA‑BF soutient ces jeunes chercheurs afin de renforcer la recherche nationale, accroître la visibilité scientifique, valoriser les résultats et favoriser la diffusion des innovations, conformément aux recommandations de la sixième mission d’appui conjointe gouvernement‑Banque mondiale.:

Les étudiants ont présenté leurs différents travaux !

Les participants ont posé pour la photo de famille !

Flavienne Valérie SAWADOGO

samedi 13 juin 2026

Clôture de SAFEVEG : des graines semées pour l’avenir

 


Ce vendredi 12 juin 2026, le projet SafeVeg a connu sa clôture. C’était à l’Ecole Primaire de Souroukoudougou, à quelques encablures de la ville de Bobo-Dioulasso.

La cérémonie a connu la présence du Directeur de l’INERA, le Dr Drissa SEREME, du Directeur de WorldVeg pour l'Afrique de l’Ouest, le Dr Malick Ba, du coordonnateur du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, le Dr Pierre Éric SOMBIE, ainsi que plusieurs autres personnalités.

Une vue des officiels !

Après 5 années de mises en œuvre, le projet SafeVeg a pris fin officiellement, ce vendredi 12 juin 2026, à Souroukoudougou. C’était lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs personnalités ainsi que des élèves de l’école ayant abrité le jardin potager. Dès l’entame, le représentant du chef du village, le CVD, 𝗔𝗺𝗶𝗱𝗼𝘂 𝗢𝗨𝗔𝗧𝗧𝗔𝗥𝗔 a tenu à remercier les acteurs du projet. Selon lui, le projet a apporté beaucoup de bonnes choses dans le village.

 

En effet, dans le cadre du projet, beaucoup de choses ont été faites dans ce village, notamment, la mise en place du jardin potager de l’école ainsi que la mise à disposition de plusieurs variétés performantes de légumes. « 𝐶𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛, 𝑜𝑛 𝑎 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑠𝑖 𝑒𝑥𝑝𝑟è𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 é𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑜ù 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑙’𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑎𝑟𝑑𝑖𝑛𝑠 𝑠𝑐𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑖𝑚𝑢𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 » a marteler le Directeur Régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de WorldVeg, le 𝗗𝗿 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗰𝗸 𝗕𝗔.

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou a justement remercié le projet d’avoir porté le choix sur cette école pour la mise en place d'un jardin potager scolaire. " 𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒛 𝒔𝒆𝒎é 𝒅𝒆𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒇𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒊𝒕𝒆𝒓𝒂 à 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒄𝒊é𝒕é ", a-t-il souligné, avant de faire le vœu que cela s'étende aux écoles des autres localités de Bama. Quant aux producteurs bénéficiaires, ils ont, par la voix de leur représentant, témoigné que les producteurs ont vu beaucoup de différences en utilisant les semences remis par le projet.

Comme l’a si bien souligné, le Directeur de l’INERA, le 𝗗𝗿 𝗗𝗿𝗶𝘀𝘀𝗮 𝗦𝗘𝗥𝗘𝗠𝗘, le projet SafeVeg  a voulu répondre à des urgences de souveraineté et de santé publique. « 𝐼𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒, 𝑙’𝑖𝑛𝑛𝑜𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝é𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠 », selon ses dires.

Le Directeur de l'INERA, le Dr Drissa SEREME 
 

Un bilan aux acquis innombrables …

Le projet SafeVeg, lancé officiellement en 2021 au Burkina Faso, visait à augmenter la consommation de légumes dans les zones urbaines et périurbaines dans le but de réduire la sous-alimentation, d’améliorer les revenus et la productivité des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes et d’étendre l’utilisation durable des terres.

Les activités prévues dans le cadre de sa mise en œuvre, entre autres, la conduite de recherches stratégiques, axées sur la sélection de variétés adaptées de légumes, de méthodes de production et de technologies efficaces ont effectivement été conduites comme il se doit. C’est dans ce sens, que la coordonnatrice, Mme 𝙉𝙖𝙩𝙖𝙘𝙝𝙖 𝙂𝙤𝙪𝙗𝙖, a souligné, dans son intervention, que beaucoup d'innovations ont été développés. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙é 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑐𝑟é𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑎𝑟𝑖𝑡é » a-t-elle ajouté. En guise de success stories, elle donnera le témoignage d’une maraîchère qui dit avoir doublé sa production et scolariser ses enfants grâce à l'adoption de ces technologies.

Un autre bénéficiaire, le 𝗗𝗿 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙘𝙠 𝙊𝙪𝙢𝙖𝙧 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é, prenant la parole au nom des étudiants encadrés dans le cadre du projet, a indiqué que l’accompagnement de WorldVeg a permis d'inscrire de nouvelles variétés de semences de légumes. « 𝐺𝑟â𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑜𝑛𝑠 à 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡é », a soutenu le 𝗗𝗿 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é.

La Coordonnatrice, Dr Natacha GOUBA, s'est dit satisfaite des acquis !

En rappel, le projet était financé conjointement par l’Union Européenne et le gouvernement Néerlandais, et mise en œuvre au Bénin, au Burkina et au Mali.

Et en termes de perspectives, le 𝗗𝗿 𝗕𝗔 a indiqué que l’objectif de l’institution WorldVeg, c’est de continuer de mener des actions au Burkina en partenariat avec l’INERA. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑓𝑒𝑉𝑒𝑔 𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 », a-t-il lancé.

Pour le Dr Malick BA, Directeur régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de WorldVeg, ces acquis doivent être pérennisés !

M. Amidou OUATTARA, représentant le chef du village !

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou !

Le Dr Cheick Oumar TRAORE 

Les élèves en pleine prestation de dans ! 

Une vue de l'assistance !

L'assistance en pleine visite dans le jardin potager !

Flavienne Valérie SAWADOGO

vendredi 26 décembre 2025

Sécurité alimentaire : les légumes africains traditionnels au cœur d’une restitution


 Les acteurs du projet AV4Resilience se sont retrouvés du 22 au 23 décembre 2025, pour un atelier de restitution des activités.  

C’est une trentaine de participants composés de chercheurs, d’agent d’agriculture, de producteurs ainsi que des partenaires du projet qui composait les participants à cet atelier.

L’objectif était de discuter des résultats des activités mises en œuvre dans le cadre du projet AV4Resilience, dans le but de renforcer les acquis et définir collectivement les orientations pour la phase suivante.

Deux jours durant, les participants ont eu des sessions de présentation ainsi que des travaux de groupe en lien avec les activités sur les Légumes Africains Traditionnels (LAT) pour le renforcement de la résilience alimentaire au Burkina Faso. Ce fut l’occasion de se familiariser avec les résultats obtenus, de partager les enseignements sur l’agrobiodiversité et de mettre en lumière la participation des femmes et des jeunes, essentielle pour la durabilité du projet. 
Le présidium de la cérémonie d'ouverture !

De l’importance des légumes traditionnels…

Au Burkina Faso, ces légumes traditionnels sont dominés par les feuilles comme l' 𝑎𝑚𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒, la 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑙𝑙𝑒, le 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑠é𝑠𝑎𝑚𝑒, le 𝑐𝑙é𝑜𝑚é, la 𝑚𝑜𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑖𝑟𝑒, la 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒, la 𝑐𝑜𝑟è𝑡𝑒 (boulvaka), les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒, les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑎𝑜𝑏𝑎𝑏, et le 𝑚𝑜𝑟𝑖𝑛𝑔𝑎, souvent utilisées pour des sauces nutritives accompagnant le tô. On trouve aussi le 𝑔𝑜𝑚𝑏𝑜 (frais et sec), l' 𝑎𝑢𝑏𝑒𝑟𝑔𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒 (Kumba), et des légumes maraîchers plus récents comme l' 𝑜𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛, la 𝑡𝑜𝑚𝑎𝑡𝑒 et le 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑙, cultivés dans des zones irriguées comme le Plateau Central. Ces légumes traditionnels sont essentiels pour la sécurité alimentaire, surtout pendant la saison sèche, bien que certains soient menacés. 

Au Burkina Faso, les LAT jouent un rôle vital pour la nutrition, l’économie locale et la préservation culturelle. En effet, selon certaines recommandations nutritionnelles, un adulte devrait consommer 300 grammes de légumes par jour (Willet et al.,2020). Pourtant, aux dires du 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, point focal du projet, la consommation moyenne de ces légumes dans notre pays est de 27 grammes par jour, ce qui est en-deçà des recommandations mondiales. Les conséquences de cet état des faits sont entre autres les questions de santé publique et les menaces sur la biodiversité, notamment le déclin des espèces de LAT.


Justification de l’importance du projet…

Pour répondre aux enjeux liés à l’insuffisance de la consommation des LAT, il convient, selon le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, de valoriser la biodiversité légumière locale. « 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑎 𝑑’𝑎𝑚é𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡é 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚é𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 », a-t-elle ajouté.  

Le projet AV4Resilience qui vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, à travers la conservation et l’utilisation durable et inclusive des Légumes Traditionnelles Africains (LAT), apparait comme une bouée de sauvetage. Il permettra, selon la coordonnatrice, 𝘿𝙧 𝘾𝙤𝙡𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙊𝙪é𝙙𝙧𝙖𝙤𝙜𝙤, d’identifier les opportunités et défis pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité des LAT, de renforcer les opportunités pour les femmes et les jeunes d’en tirer des bénéfices et de tester des LAT résilients et préférés localement pour renforcer les systèmes de production, via l’agriculture générative et les sciences citoyennes. 

AV4Résilience en bref…

Le AV4Resilience intervient dans les régions du Djôrô, du Gwiriko et du Kadiogo. Dans sa mise en œuvre, plusieurs approches ont été utilisées. Il s’agit de l’approche participative et de sciences citoyennes, de l’approche agroécologique et régénérative, de l’approche sur le genre et l’inclusion sociale, de l’approche multidisciplinaire, de l’approche systémique et multi-acteurs et de l’approche de la conservation-valorisation de l’agrobiodiversité.

Financé par la Fondation McKnight, il est mis en œuvre depuis 2024 par World Vegetable Center, en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et l’ONG VARENA ASSO.

Flavienne Valérie SAWADOGO