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jeudi 31 août 2023

Implication des producteurs dans le choix des semences : Les aubergines africaines dans la danse

 

Le Centre Régional d’Excellence en Fruit et Légumes (CNS-FL) a organisé  une visite commentée sur des essais d’aubergines  au profit  des producteurs, commerçants, et restauratrices. C’était le 24 Août 2023, à la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O) de Farako-Bâ.

Entrant dans le cadre des activités du projet SAFEVEG » des légumes sains produits localement pour les consommateurs d’Afrique de l’Ouest », cette visite avait pour objectif de contribuer à l’amélioration de la production locale de semences d’aubergines africaines de qualité au Burkina Faso. Elle a regroupé une cinquantaine de participants venus se familiariser sur la diversité variétale d’aubergines africaines adaptées aux différents besoins.

Deux espèces d’aubergines étaient concernées pour cette visite. Il s’agit de l’espèce Koumba avec 34 variétés et de l’espèce Gboma avec 28 variétés.

 

Les participants ont pris d'assaut les parcelles pour faire leurs choix !

De l’intérêt de cette activité …

La filière maraichère fait partie des activités agricoles les plus rentables au Burkina Faso. En milieu rural tout comme dans les zones urbaines et périurbaines, le maraichage est une activité agricole lucrative pour les producteurs. Parallèlement, les jeunes et les femmes qui s’adonnent à la commercialisation des produits maraichers tirent leur épingle du jeu.

Parmi les cultures maraichères, figure en place de choix, l’aubergine africaine. C’est une plante vivace tropicale, de la famille des solanacées. Légume feuille et fruit, l’aubergine est  produite aussi bien en saison sèche  qu’en saison pluvieuse.  Elle est originaire d’Afrique de l’ouest et est largement cultivée pour son utilisation comme nourriture mais aussi pour certains usages médicinaux voire même comme plante ornementale.  La filière offre des recettes et des opportunités certaines à l’économie Burkinabè.

Malgré cette importance certaine, force est de se rendre compte que les problèmes liés aux semences minimisent non seulement sa présence sur le marché, mais aussi son rendement. En effet, il est clair que la semence est le matériel de base de toute production agricole. Sa disponibilité en qualité augmente la productivité. Malheureusement, la plupart des semences produites localement sont faites de manière informelle sans l’implication des services compétents. Les qualités sont douteuses et ne répondent pas aux attentes des utilisateurs. Ces derniers se rebattent sur les semences importées qui ne sont pas non plus de bonnes qualité, compte tenu de leur conservation. Il faut donc travailler à réduire la dépendance du pays vis-à-vis de cette dépendance aux semences importées. C’est dans ce sens, que l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles en Collaboration avec le Centre Mondial des Cultures maraichères (WORLDVEG), à travers le projet SAFEVEG, a décidé de faire de la production locale de semence d’aubergines de qualité stable, son  cheval de bataille. 

Une vue des participants !

 

L’initiative de cette visite était de faire connaitre  aux participants, les différentes variétés d’aubergines  mises en cultures, recueillir leur choix et identifier les meilleures variétés sur la base de leurs propres critères de choix. Cela permettra de développer un système national efficace pour produire localement les semences d’aubergines africaine. Ces critères sont entre autres, le rendement des feuilles et des fruits, le calibre des feuilles et des fruits, la couleur des feuilles et des fruits, la forme des feuilles et des fruits, la fermeté des fruits, la précocité, les qualités organoleptiques, la tolérance aux bio agresseurs, la conservation et le stress abiotique. Les variétés ainsi choisies seront celles dont la recherche devra travailler à mettre les semences à la disposition des producteurs.

En rappel  SAFEVEG est un projet qui est mis en œuvre dans trois pays pour une durée de cinq ans. Il s’agit du Burkina Faso, du Mali et du Bénin. Il est soutenu par le Centre mondial des cultures maraichères (World Vegetable Center) et appuyer  par l’université de Wageningen au pays Bas, le centre de coopération Internationale en recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), l’Institut de l’Environnement et de de Recherches Agricoles (INERA), l’Institut de Recherche Agronomique du Bénin (INRAB), l’Institut  d’Économie Rurale (IER) et l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT).

La photo de groupe à la fin de la visite !

 Djama KONE, 

Stagiaire en Communication

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