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jeudi 15 juillet 2021

Promotion des légumes : Les acteurs du projet SAFEVEG planifient les activités

Les acteurs du projet SAFEVEG ont tenus ce jeudi 15 juillet 2021, à l’hôtel Bravia de Ouagadougou, une réunion de planification nationale des activités. Une occasion d’interagir avec tous les acteurs du secteur maraîcher du Burkina Faso, en présentiel et de tous les intervenants des autres pays en visio-conférence.

Les participants ont pu, à travers les présentations, connaître les détails du projet. En effet, SAFEVEG est organisé en 6 Work Packages (WP), qui tournent autour de :

- WP1 : la gouvernance et Coordination

 -WP2 : les besoins du consommateur

- WP3 : la promotion de la consommation des légumes

- WP4 : la promotion des pratiques résilientes

- WP5 : la promotion des réseaux d’affaire

- WP6 : la gestion des connaissances et évidences

Financé conjointement par l’Union Européenne et le gouvernement Néerlandais, le projet SAFEVEG sera mise en œuvre au Bénin, au Burkina et au Mali. Il est coordonné dans la zone par le Dr Edmond Totin. La coordonnatrice du Burkina Faso est le Dr Natacha Gouba.

Un bond pour la production légumière

SAFEVEG vise à augmenter la consommation de légumes dans les zones urbaines et périurbaines des trois pays cibles. Cela pourra naturellement permettre de réduire la sous-alimentation, d’améliorer les revenus et la productivité des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes et à étendre l’utilisation durable des terres.

Les activités prévues dans le cadre de la mise en œuvre du projet sont entre autres, la conduite de recherches stratégiques, axées sur la sélection de variétés adaptées de légumes, de méthodes de production et de technologies efficaces. La diffusion de ces nouvelles technologies aura à moyen terme un impact positif sur les revenus, l’emploi et la nutrition des populations urbaines et rurales du Burkina Faso, du Benin, du Mali et de toute la région.

Des indicateurs bien définis pour l’atteinte des objectifs

L’horticulture Ouest Africaine permet de nourrir plus sainement les populations. Parallèlement, elle constitue une mine d’opportunités qu’on gagnerait à exploiter et à développer au bénéficie des populations les plus exposées aux risques nutritionnels et à la pauvreté. Elle peut générer ici et ailleurs une importante plus-value en termes d’opportunités d’emploi et de revenu pour les femmes et les jeunes.

C’est conscient de cela, que SAFEVEG entend à travers ce projet, mettre en œuvre de nouvelles pratiques agricoles et post-récoltes durables et intelligentes qui tiennent compte des changements climatiques.  Il sera appuyé scientifiquement par l’université de Wageningen au Pays-Bas, le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) de France, l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) du Burkina, l’Institut National de Recherche Agronomique du Bénin (INRAB) et l’Institut d’Economie Rurale du Mali (IER).

L’accompagnement de tous ces partenaires, permettra à SAFEVEG, à la fin du projet, d’améliorer l’alimentation d’environ 75.000 personnes et d’aménager 2.500 ha de terres respectueux de l’environnement. En termes d’accompagnement, 10.000 petits producteurs seront appuyés, 200.000 autres seront dotés en semences améliorées, et enfin, 5.500 verront leurs revenus augmentés. Pour ce qui est du renforcement des capacités, le projet devrait permettre d’encadrer des étudiants en Master et Doctorat sous la supervision d’une centaine de mentors. Des études d’impact de politique seront également publiées.

En attendant, il est indéniable de reconnaître que SAFEVEG est une grande opportunité pour les pays cibles. 


 

vendredi 2 juillet 2021

Utilisation du BMS, Une trentaine de sélectionneurs apte à numériser leurs données

 Placée sous la présidence du Directeur du Centre de Recherche Environnementales, Agricoles et de formation (CREAF) de Kamboinsin, le Dr Neya James représenté par le Chef de Service Scientifique et Technique, la session de formation a concerné une trentaine de sélectionneurs impliqués dans le projet « Renforcement des réseaux et des capacités institutionnelles en Amélioration des plantes pour le développement de cultures résilientes répondant aux besoins des paysans d’Afrique de l’Ouest », (ABEE).

Les sélectionneurs venus apprendre l'utilisation de la plateforme BMS

 

C’est une mission conduite par l’équipe de l’IBP en Afrique de l’Ouest et du Centre qui a formé les sélectionneurs venus pour l’occasion à l’école de la numérisation des données. Pendant 5 jours, ces apprenants de circonstances se sont vu renforcer leurs capacités sur l'utilisation du Breeding Management System (BMS), dans sa version 17 et sur la génération de cahiers de champs pour les cycles de culture à venir, pour la campagne 2021. Eux, ce sont les sélectionneurs arachide, fonio, mil, niébé et sorgho, des spéculations prises en compte par le projet ABEE, coordonné au Burkina Faso par le Dr Elizabeth Zida.

« C’est une initiative qui vient à point nommé », a souligné le représentant du Directeur du CREAF de Kamboinsin, Mr Hamadou Zongo, à l’ouverture de la session.

A quoi sert les données ?

L’importance des données pour un sélectionneur n’est plus à démontrer dans un monde de plus en plus informatisé et globalisé et avec des équipes de recherche de plus en plus internationales, où la gestion et l’ouverture des données de la recherche au plus grand nombre, est une préoccupation qui a pris de l’ampleur depuis les années 2010. Elles ont un intérêt crucial car elles ont valeur de preuves scientifiques pour la validation des résultats, de pièces justificatives des sommes engagées vis-à-vis des bailleurs, et de preuves d’antériorité pour les inventions protégées par des brevets. Une donnée mal traitée ne peux en aucun cas être exploitée. D’où la nécessité de connaître les rouages du traitement des données. Voilà l’intérêt de la présente formation sur l’utilisation du BMS.

Elle a été possible grâce à un projet régional (Burkina Faso, Niger et Sénégal) mené par le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA), le Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD) et le Centre du Riz pour l'Afrique (AfricaRice). Financée par l’Union Européenne, elle est mise œuvre pour le compte de l’Integrated Breeding Platform (AR/IBP).

Gestion du matériel dans les programme, constitution des croisements et générer les cahiers de champ pour la mise en place des essais sur le terrain, etc. Voilà autant de modules qui permettront aux sélectionneurs de pouvoir mener des activités spécifiques de gestion des données auprès des différents programmes de sélection des pays et cultures cibles.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture de la formation


Pourquoi le Breeding Management System ?

Le BMS qui est un outil développé par IBP est une plateforme qui permet de faciliter la gestion des données de sélection dans les programmes. Le module le plus important de cette session selon le formateur, Mr Herman Somé, était la gestion des semences. « Il sera très bénéfique pour les sélectionneurs de l’INERA » a-t-il dit avant de les inviter à diffuser les connaissances acquises dans les autres programmes. Pour cela, il faudrait que les apprenants ne laissent pas les acquis derrière eux. C’est pourquoi, Mr Alioun M’Bow a insisté sur le fait qu’il leur faudra pratiquer au sortir de cette formation car, dit-il, « une formation sans pratique, ne peut pas être assimilé ».

Pour mémoire, l’objectif du projet ABEE est de mettre en œuvre une approche mieux coordonnée en sélection variétale, tant au niveau régional que national, en plaçant des sélectionneurs provenant de trois pays (Burkina Faso, Niger et Sénégal) au cœur de l’action pour améliorer et moderniser leurs pratiques de sélection et mieux identifier les demandes du marché, avec le support d’acteurs chevronnés dans le domaine de la recherche pour le développement que sont le CIRAD, AR/IBP et le CERAAS.

En se basant sur le principe de durabilité, ABEE a une composante de formation très importante tant au niveau des professionnels engagés dans le projet qu’au niveau des étudiants, et fournira de l’expertise, des outils et des technologies aux sélectionneurs de cinq cultures cibles. Dans ce sens, l’équipe de l’IBP en Afrique de l'Ouest et du Centre, qui possède une expertise considérable en transfert de technologies et en déploiement de solutions logicielles auprès d’institutions en Afrique se charge de numériser les programmes de sélection, de renforcer les capacités en pratiques de sélection, et de mettre en place des pratiques de gestion de la connaissance.