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lundi 29 octobre 2018

TECHNOLOGIE SMART VALLEY : UNE VISITE COMMENTÉE POUR SA MISE À L’ECHELLE



Le mercredi 17 octobre 2018 dernier, le Projet "climate smart Rice technologies to enhance résilience of small  holder  Rice Farmer in Burkina Faso" en abrégé CSA/Rice, a organisé une visite commentée sur des parcelles d’expérimentation dans les bas-fonds de Banflagwê dans la province du Kénédougou. C’était sous la présence effective des autorités locales et des responsables de l’agriculture de la province.

Organisée dans le cadre de la mise à l'échelle de la technologie SMART VALLEY cette visite commentée avait pour objectif de montrer aux producteurs de la localité, les résultats des essais mise en place sur la technologie smart valley. Plus spécifiquement, il s’agissait de (i) Présenter la technologie smart valley adaptée aux bas-fonds soudaniens, (ii) Présenter les ouvrages smart valleys réalisés dans le bas-fond de Banflagouè-fon, (iii) Discuter de l’adaptabilité de ces types d’ouvrage dans les bas-fonds Soudaniens, (iv) Commenter la performance des variétés FKR19, FKR62N, FKR64 ou TS2, ORYLUX6 sous aménagement smart valley.
Les producteurs sortis nombreux pour être témoins des potentialités
qu'offre la la technologie Smart Valley !
Plus de 200 producteurs se sont mobilisés pour toucher du doigt les résultats combien intéressant de l’utilisation de la technologie smart valley dans ce bas-fonds à Banflagwê. En effet, le site qui servi pour le test avait été abandonné pendant des années à cause de la forte érosion. Cette technologie Smart Valley donnera assurément du sourire aux populations riveraines qui auront désormais la possibilité d’y implanter leur champ, comme l’a souhaité le représentant du maire de la commune de Kourinion, dans son intervention « que la technologie soit rentable et beaucoup profitable pour les populations de la localité». 
Pour la Directrice régionale de l’agriculture et des aménagements hydrauliques, « l’agriculture est un élément essentiel dans la production de richesses de la plus part des acteurs du monde rural ». C’est pourquoi, renchéri-t-elle, « l’accroissement de la capacité d’adaptation des petits producteurs de riz face aux effets des changements climatiques est une préoccupation majeure pour notre ministère ». Toute action allant dans ce sens ne peut que trouver une oreille attentive, a-t-elle déclarée.
Il faut noter que le projet  CSA-Burkina a été lancé  depuis  juin  2017. C’est est  un  projet  de  recherche  pour  le développement financé par la coopération Allemande de Développement, GIZ pour 3 ans (2017-2020). Il a pour partenaires Africa-Rice, l’Institut de l'Environnement et de Recherches Agricoles  (INERA),  Rikolto  et  l’Institut  de  la  Science  des  Cultures  et  de  la  Conservation  des Ressources de l’Université de Bonn (INRES).
Le projet CSA/Burkina entend accroître la capacité d'adaptation des petits producteurs de riz face aux effets du changement climatique grâce à l'adoption de technologies intelligentes face au climat à travers les  technologies Smart-Valleys  dans les bas-fonds  et Alternate  Wetting  and Drying (AWD) en français irrigation par intermittence dans les périmètres irrigués. Il s’agit d’adapter et évaluer ces technologies dans un  processus participatif avec les producteurs de riz et faciliter leur diffusion à grande échelle au Burkina Faso et ailleurs en Afrique de l'Ouest. Pour favoriser cela, une large diffusion de des bonnes pratiques pour adoption est prévu auprès des principaux acteurs de la Chaîne de valeur riz au Burkina, d’où l’organisation de cette visite commentée.

Ces cordons pierreux ont contribué à l’atteinte des objectifs !
Le constat fait sur le terrain est que Smart valley est une approche SIMPLE,  FACILE À REPRODUIRE,  PARTICIPATIVE et à MOINDRE COÛT. C’est une technologie qui a séduit les producteurs présents à cette visite commentée.  Notons que Banflagwê est l’un des quatre sites de démonstration de  l’adaptabilité de la technologie Smart valley au niveau des bas-fonds Soudaniens. Les autres sites se trouvent dans les Régions des Cascades (Sindou)  et du Plateau Central (Tenseiga).

BON A SAVOIR :

Pour mémoire, Smart-Valleys  est une approche de développement de bas-fond pour des systèmes de production rizicole en Afrique sub-saharienne, basée sur une démarche participative durable et à faible coût.
Elle a été développée par le Centre du Riz pour l'Afrique et ses partenaires de recherche et de développement nationaux au Bénin et au Togo.

L’Approche Smart-Valleys comprend trois phases qui sont :
- La sélection des bas-fonds
- L’aménagement des bas-fonds
- La gestion des bas-fonds aménagés

La particularité de l’approche SMART-Valleys  c’est que, comparée aux approches traditionnelles coûteuses, dues aux études topographiques et investissements élevés pour l'infrastructure de la maîtrise de l'eau, ses aménagements de bas-fonds sont peu coûteux et durables.


Des champs de riz qui ont séduit les participants à cette visite commentée !
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lundi 15 octobre 2018

PROJET UEMOA/MAÏS / VISITE DES RÉALISATIONS


La coordination nationale du projet de valorisation de variétés de maïs à haut rendement dans l’espace UEMOA, (UEMOA/MAÏS),  l’Agence Nationale de Valorisation de la Recherche (ANVAR), a effectué une visite de terrain des réalisations du projet, du 24 au 28 septembre 2018, dans les régions du Centre-Ouest, de la Boucle du Mouhoun, des Cascades et des Haut-Bassins.


C’était en collaboration avec les différents partenaires intervenants dans la mise en œuvre du projet tels que l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et l’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT) à travers les composantes d’exécution comme le Programme Céréales Traditionnelles (CT), le Département Technologie Alimentaire (DTA) et le programme Gestion des Ressources Naturelles/Système de Production (GRN/SP). 
Cette tournée qui s’est déroulée dans ces quatre zones d’intervention du projet avait pour objectif de permettre à l’équipe du projet de constater les activités menées sur le terrain, d’impliquer d’avantage les autorités dans la mise en œuvre du projet et échanger avec les bénéficiaires sur les résultats atteints en vue de réfléchir sur les perspectives.  Pour permettre une meilleure compréhension des activités menées, la démarche méthodologique adoptée a consisté en des visites et échanges directs avec les membres de quatre plateformes d’innovations multi-acteurs de ces régions sous différents thèmes notamment : 

  •       Échange sur les problématiques de la commercialisation du maïs dont l’objectif était d’améliorer durablement la productivité de la chaîne de valeur maïs, pour la plateforme du Centre-Ouest (Koudougou).
  •       Warrantage et sécurité alimentaire pour la plateforme de la boucle du Mouhoun (Dédougou) avec l’exemple du système de Kari situé à quelques encablures de Dédougou. 
  •      Visite commentée de champs de production de maïs et démonstration de transformation de maïs grain pour l’alimentation du bétail dans les Cascades. Pour l’occasion, l’équipe a pu visiter deux champs de maïs de variétés à hauts rendements « KOMSAYA » à  Tengrela et « BONDFOFA » à Toumousséni   avec respectivement une superficie de 1,5 ha et 4 ha.
  •      Rencontre de présentation des boutiques d’intrants à la délégation du projet UEMOA/MAÏS pour la plate-forme des Hauts-Bassins.

Pour l’occasion, les bénéficiaires ont reçu du matériel notamment des kits de transformation du maïs pour l’alimentation animale, des kits et livrets, des manuels de production de maïs et des motopompes. Cela devrait leur faciliter leurs différentes tâches entrant dans le cadre du projet.
Cette tournée qui a permis à l’ensemble des acteurs de se mettre au diapason de l’ensemble des réalisations, a été l’occasion pour faire le bilan et dégager des perspectives pour la gestion du projet UEMOA/MAÏS.

QUELQUES IMAGES DE LA TOURNÉE

Exposition de farine de maïs !


Remise de kits de transformation de résidus de culture !

Exposition de mets à base de maïs !

Un épis de maïs de la variété BONDOFA 

Exposition de maïs transformé !
Remise officielle de motopompe !

Dégustation de mets à base de maïs !
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jeudi 11 octobre 2018

DÉPÉRISSEMENT DU MANGUIER : SUIVIE ÉVALUATION DES TESTS



L’équipe Fond National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID) a effectué le  vendredi 31 Août 2018, avec des chercheurs de l’INERA, une tournée de suivi-évaluation des tests menés dans le cadre du projet « Évaluation et diffusion de paquets technologiques efficaces pour la récupération des manguiers affectés par le dépérissement au Burkina Faso ».


KOLOKO à Orodara et de Toumousséni à Banfora, sont les localités qui ont accueilli ces visiteurs d’un jour, avec pour seul objectif de constater de visu l’évolution des tests menés pour la récupération des vergers affectés par le fléau du dépérissement.

Cela fait suite à une précédente tournée effectuée par l’équipe du projet « Évaluation et diffusion de paquets technologiques efficaces pour la récupération des manguiers affectés par le dépérissement au Burkina Faso », coordonnée par l’Institut de Recherches Environnementales et Agricoles (INERA). Cette tournée avait alors permis la mise en place de tests d’évaluation de paquets technologiques afin de pouvoir récupérer les manguiers affectés par le dépérissement les différentes zones de production  de mangue au Burkina Faso, notamment Banfora, Koloko, Reo, Léo et Pô.

En rappelle le dépérissement du manguier est causé par des espèces de champignons de la famille des theobroma (Abdollahdeh et al, 2010 Ismail, 2011, N’Diaye et al. 2011). Et l’INERA, dans sa quête pour l’amélioration de la productivité agricole dans notre pays et en vue de soulager les producteurs de mangues, a mis au point des paquets technologiques qui permettront de venir à bout du dépérissement du manguier.
Les manguiers  traités renaissants, preuve que les
producteurs  peuvent espérer regagner le sourire !

C’est pour accompagner l’INERA dans cette quête que le FONRID qui accompagne les projets de recherche développement a décidé de financer le projet « Évaluation et diffusion de paquets technologiques efficaces pour la récupération des manguiers affectés par le dépérissement au Burkina Faso ».
Cette tournée qui a permis de voir l’évolution du travail et l’impact des tests sur les manguiers traités était la
bienvenue. En effet, les manguiers déjà en renaissance et le soulagement des producteurs dont les vergers ont servis pour ces tests témoignent de l’utilité de ces paquets technologiques.








Heve SANOU


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jeudi 20 septembre 2018

LE MAÏS, PURIFICATEUR DE L’AIR !



Au Burkina Faso, pays Sahélien, ou l’autosuffisance alimentaire demeure de nos jours un problème à résoudre, le maïs est la troisième céréale la plus cultivée. Il occupe une place de choix, dans la politique d’amélioration de l’autosuffisance alimentaire.
Par ailleurs, le maïs n’est pas que nourriture. C’est aussi un purificateur de l’air. Un hectare de maïs fournit 4 fois plus d’oxygène qu’un hectare de forêt ! Dans le même temps, il absorbe 4 fois plus de gaz carbonique : dans l’ordre de 20 à 30 tonnes par hectare. Même après sa « mort » : lorsqu’il se décompose, après la récolte, le maïs retient bénéfiquement le carbone prisonnier dans le sol. Le maïs, considéré comme l’autre « poumon vert » de la planète, est ainsi un allié précieux dans le combat contre l’effet de serre.
Enfin, la culture du maïs assure, une fonction de recyclage des effluents d’élevage. Lisiers et fumiers sont en effet des sources d’azote pour la plante. D’où quelques odeurs de campagne, qui démontrent non pas une pollution, mais bel et bien une action bénéfique du maïs sur l’environnement !

Dans la dynamique d’assurer la sécurité alimentaire si chère à notre patrie, et d’assainir notre environnement,  l’Institut de l’Environnement et de Recherches Environnementales et Agricoles, INERA, à travers son programme Céréales Traditionnelles, met à la disposition de la population, des variétés de maïs, répondant aux besoins et aux conditions climatiques. Il existe de variétés composites dérivées d’un seul parent et des variétés hybrides dérivées de deux parents (mâles et femelles).


Flavienne Valérie SAWADOGO


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mardi 18 septembre 2018

PRÉSENTATION DE LA DRREA DE L'OUEST !


La Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest est l’un des six démembrements de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles, INERA. De Centre de Recherche au départ, la dénomination a été changée en Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest. Elle est située à environ 10 km au Sud-Ouest de Bobo-Dioulasso sur l’axe Bobo-Banfora.

Tant du point de vue de l’espace qu’elle occupe, que de la taille du personnel employé, la DRREA-O est l’un des plus grands centres de l’INERA. L’une de ses particularités est qu’elle renferme trois stations dont celle de Farako-Ba, celle de Banfora, et celle de Niangoloko,  ainsi que des antennes dont celles de la Vallée du Kou, de Dédéresso, de Houndé, Diassaga, Koumbia et de Bala et des antennes en création telles que Bouroum-Bouroum, Sindou, etc.

Dirigée par le Dr Ibrahima Ouédraogo, les missions essentielles de la  DRREA-O sont celles de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) qui sont de :
-      Contribuer à la formation et à l’information scientifique et technique du personnel,
-      assurer un appui technique au développement agricole,
-      contribuer à la définition des objectifs et des moyens de recherche à mettre au service du développement rural,
-      offrir un cadre de recherche aux chercheurs,
-      produire des technologies agricoles pour le développement.




vendredi 14 septembre 2018

FRUITS ET LÉGUMES : DES FORMATEURS A L'ECOLE DE LA TRANSFORMATION/CONSERVATION


Le lundi 27 Août 2018, s’est ouvert à Ouagadougou, un atelier de formation modulaire sur les technologies de transformation/conservation des fruits et légumes, notamment la mangue, la tomate et l'oignon. Placé sous la présidence du DG/CNRST, le Dr Roger Nebie, cet atelier facilité par le Centre National de Spécialisation en Fruits et Légumes (CNS-FL), 2ème composante du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO), a permis de former les formateurs dans différents domaines de transformation et de conservation des fruits et légumes. 

PHOTO DE GROUPE DES PARTICIPANTS AVEC LES OFFICIELS DE LA CÉRÉMONIE D'OUVERTURE 
Renforcer  les  unités  de  transformations  et  de  conservation  des  pays  du PPAAO/PTAAO  en  formateurs  sur les techniques de transformation/conservation  des produits de la mangue, de l’oignon et de la tomate, c’était l’objectif  visé dans l’organisation de cette formation.  Ils étaient une vingtaine de personnes venus de onze pays d’Afrique, comme la Côte-d'Ivoire, le Mali, le Bénin, le Niger, le Tchad, le Sénégal, la Guinée, la Sierra Léone, la Gambie, le Ghana et le Burkina Faso, à l’école de la transformation/conservation. Considérés comme des formateurs, ces  stagiaires devront à leurs tours former d’autres acteurs, une fois de retour dans leurs structures respectives.
La présente séance a permis donc de :
- renforcer leurs capacités techniques dans les domaines  des    technologies de transformation/conservation de la mangue, de l’oignon et de la tomate,
-  renforcer leurs capacités techniques sur les bonnes pratiques d’hygiène et de  fabrication  applicables  aux  unités  de  transformation/conservation  et  des emballages, normes de qualité ;
-  les doter de supports techniques nécessaires au transfert des connaissances et compétences au personnel des unités de conservation / transformation.
Cet atelier, selon le Dr Roger Nébié, Délégué Général du Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST), qui a présidé la cérémonie d’ouverture, s'inscrit dans la droite vision du renforcement du mandat régional du CNS-FL et cela fait suite aux recommandations de la 2eme mission d’évaluation pour sa maturation en Centre Régional d'Excellence (CRE). 
Il faut le dire, la transformation des produits agricoles ne date pas d'aujourd'hui. En effet, depuis l'antiquité, l'habitude de mettre les produits sous d'autres formes, soit pour une meilleure alimentation, soit pour une meilleure conservation s'est installée. La transformation est une activité d'une importance capitale qui devrait être l'œuvre de tous les acteurs impliqués dans les différents domaines agricoles. En plus, elle est créatrice de revenu et contribue pour une bonne partie à la création d'emploi à travers le monde.
La formation sur la transformation/conservation des produits agricoles est donc une nécessité pour les pays engagés dans le PPAAO. C’est pourquoi, le coordonnateur du CNS-FL, le Dr Hamidou Traoré a invité les participants à s’investir pour un partage franc afin que les expériences en matière de transformation et de conservation des fruits et légumes de tous les pays représentés soient connues de tous.


Cette session qui a duré dix jours, a été l’occasion pour les formateurs de lever le voile sur les différents modules concoctés pour la circonstance.
Ainsi, sur le plan théorique, il a été question de se familiariser sur les technologies   de  transformation/conservation   de  la  tomate, de la mangue et de l'oignon. Les questions de la qualité  notamment les emballages  ainsi que les normes et spécifications techniques dans les différentes filières, le contrôle qualité n’ont pas été occultés.
Les diagrammes des différentes technologies des produits dérivés de la mangue, de la tomate et de l’oignon ont préparés les stagiaires à affronter la phase pratique.
Et pour la mise en œuvre des leçons apprises, c'est le Département de Technologie Alimentaire (DPA) de l'Institut de Recherches en Sciences Appliquées et Technologie (IRSAT) qui a accueillie l'ensemble des acteurs. 
L’occasion a été bien bonne pour les apprenants de toucher du doigt les bonnes Pratiques d’Hygiène (BPH) ainsi que les bonnes Pratiques d’entreposage et de Fabrication (BPF) dans les unités de conservation/transformation de la tomate, de la mangue et de l'oignon. En terme de démonstrations, les stagiaires ont pu produire plusieurs recette de transformation notamment la tomate  séchée,  la purée de  tomate,  la tomate  pelée,  la mangue  séchée,  le confit  de  mangue, la pulpe de mangue, l’oignon séché, les granulés d'oignon, etc.

Ce sont des formateurs bien aguerris et muni de leurs attestations de formation ainsi que des échantillons des produits transformés qui sont repartis dans leurs unités de transformation, conscient que le travail ne fait que commencer pour eux, vu qu’ils ont désormais la lourde tâche de relayer les acquis à un plus grand nombre d’acteurs des domaines concernés.

QUELQUES DIAGRAMMES DE PRODUCTION (Source IRSAT) 









BON À SAVOIR

Le Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP) est une initiative de la Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)  pour contribuer  à  la  mise  en  œuvre  de  sa  politique  agricole  (ECOWAP);  il  est  mis  en  œuvre  et coordonné par le CORAF/WECARD au plan régional. L’objectif du PPAAO/WAAPP est de générer  et  de  diffuser  des  technologies  améliorées  pour  l’intensification  durable  des productions  agricoles  dans  un  contexte  de  coopération  scientifique  régionale  en  vue  de contribuer à l’augmentation de la productivité agricole dans les filières  majeures. Le Burkina Faso  abrite  le  Centre  National  de  Spécialisation  en  Fruits  et  Légumes  (CNS-FL)  dont  la mission  est de renforcer la conformité des priorités nationales sur les fruits et légumes avec les priorités régionales et de contribuer à l’augmentation de la productivité dans les filières fruits et légumes.  À terme, le CNS-FL est appelé à devenir un  Centre  Régional  d’Excellence (CRE) en matière de recherche sur les Fruits et Légumes au profit de tout  l’espace CEDEAO. Les  travaux du CNS-FL au cours de la première phase du PPAAO ont porté prioritairement sur les  chaines  de valeur  mangue, oignon et  tomate. 
À  l’élaboration du programme d’activité du  Centre,  une  série  d’ateliers  de  planification  a  été  organisée  avec  les  acteurs  des  trois filières,  afin  de  prendre  en  compte  leurs  préoccupations  et  contraintes.  L’atelier  de programmation   avec  les  acteurs  des  filières  suscitées  a  permis  d’identifier  des  contraintes majeures à la rentabilité des productions  en post-récolte,  liées à la qualité  des produits  et  à  la faible  maîtrise  des  technologies  de  conservation  et  de  transformation  des  trois  produits prioritaires que sont la mangue, l’oignon et la tomate. Ainsi, des modules de formation ont été élaborés en vue de lever ces contraintes et favoriser une plus grande productivité et rentabilité de  ces  filières.  Dans  la  droite  vision  du  renforcement  de  son  mandat  régional  et  ce conformément  aux  recommandations  de  la  2nde mission  d’évaluation  de  sa  maturation  en  CRE,  le  CNS-FL  entreprend  d’organiser  un  atelier  de  formation  sur  la transformation/Conservation de la mangue, l’oignon et la tomate  au profit des pays  engagés dans le PPAAO.
Le CNS-FL est mise en œuvre par l’Institut de l’Environnement et de Recherche Agricole (INERA) et l’Institut de Recherche en Science Appliquée et Technologie (IRSAT).

QUELQUES PHOTOS DE LA REMISE DES ATTESTATIONS











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lundi 23 juillet 2018

Ressources fourragères : Enfin un projet de production et de valorisation

La Direction Régionale de l’Ouest de l’’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), à travers le programme Gestion des Ressources Naturelles-Système de Production (GRN-SP), a procédé le jeudi 12 juin à Koumbia dans la province du Tuy, au lancement du projet : “ Production et valorisation de ressources fourragères par les petits producteurs de la région des Haut-Bassins dans des productions animales intensives orientées vers le marché ». 
LES OFFICIELS PRÉSENTS A CET ATELIER DE LANCEMENT !
Sous la présidence du gouverneur de la Région des Hauts-Bassins et la présence effective des autorités locales le lancement du projet “ Production et valorisation de ressources fourragères par les petits producteurs de la région des Haut-Bassins dans des productions animales intensives orientées vers le marché » intervenu le jeudi 12 juin à Koumbia, avait pour objectif principal d’analyser les conditions nécessaires pour une meilleure mise en œuvre du projet.      
Plus spécifiquement, il s’est agi, pour les organisateurs, de mettre les acteurs au même niveau d’information sur l’existence du projet ; de prendre en compte leurs préoccupations et leurs attentes ; d’harmoniser les points de vue des partenaires dans la méthodologie de mise en œuvre du projet ; d’élaborer le programme et le budget des activités et actualiser les rôles et les responsabilités des acteurs impliqués.  
VUE DES PARTICIPANTS !
                                               
Sous financement du Fond National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement  (FONRID) et mise en œuvre par l’INERA, ce projet entre dans le cadre de la lutte contre la faible intégration de l’élevage dans le système de production prôné par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation.
Ce lancement a donc été l’occasion pour l’ensemble des participants de mieux s’imprégner des technologies sur la thématique à travers la présentation et la visite commentée des semences fourragères qui a suivi la cérémonie.















Pour mémoire, au Burkina Faso, l’alimentation des herbivores est une préoccupation majeure des agro-pasteurs pendant la saison sèche. En effet, à cette période, les animaux subissent le manque d’aliments et la conséquence peut être l’insuffisance de lait local et de viande mais aussi la diminution de la force de travail en début d’hivernage. Cette situation est un casse-tête pour les agro-pasteurs.
C’est pour apaiser un tant soit peu leur souffrance que la recherche scientifique  a mise au point un certain nombre de technologies probantes pour la production fourragère. 

Malheureusement le problème n’a pas eu de solution puisque la pénurie persiste. C’est pourquoi, des options de production fourragère intensives ont été identifiées et validées avec les producteurs de Koumbia. Mais pour que ces technologies puissent être plus efficaces, il faut les adapter au contexte des petits exploitants agricoles pour une meilleure adoption. Le projet “ Production et valorisation de ressources fourragères par les petits producteurs de la région des Haut-Bassins dans des productions animales intensives orientées vers le marché » intervient dans ce sens. Il est prévu pour prendre fin en 2021 et le coordonnateur, Monsieur Souleymane Ouédraogo, chef de programme GRN-SP dit compter sur l’engagement des acteurs pour garantir des résultats tangibles à l’heure du bilan.

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