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dimanche 13 juin 2021

Intensification et gestion des nuisibles du riz : Le PCA-BF/CH forme des cadres du MAAHM

 

Contribuer de manière durable à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à une croissance économique forte et inclusive au Burkina Faso, c’est le cheval de bataille du Programme de Coopération Agricole Burkina Faso/République Populaire de Chine (PCA-BF/CH).

Cela passe nécessairement par une amélioration continue de la productivité agricole qui ne peut être possible sans une base solide de connaissance des agents vulgarisateurs. En effet, l’aménagement et la mise en valeur des superficies nécessitent une connaissance sur les techniques de production et un appui conseil auprès des producteurs pour l’optimisation de la production. Pourtant sur le terrain la plupart des agents rencontrent des difficultés sur la maitrise de nouveaux paquets technologiques en matière de production du riz et de la gestion des déprédateurs.

C’est fort de ce constat, que le PCA-BF/CH, en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) a organisé, au profit d’une quarantaine d’agents, cadres des Directions Régionales de l’Agriculture, des Aménagements Hydro-Agricoles et de la Mécanisation (DRAAHM) des 13 régions du pays, de la Direction Général des Productions Végétales (DGPV), de la Direction générale des Aménagements Hydrauliques et du Développement de l'Irrigation (DGAHDI) ainsi que du PCA-BF/CH, un atelier sur les techniques d’intensification et de gestion des nuisibles de la production rizicole.

C’était du 7 au 10 juin 2021, sous la présidence du Directeur Régional de l’Agriculture, des Aménagements Hydro-Agricoles et de la Mécanisation, Mr Julien Ouédraogo et la présence effective du coordonnateur du PCA-BF/CH, Mr Gaoussou Sanou.

L’objectif de cet atelier était de former est de renforcer les capacités techniques des formateurs des agents d’appui conseils des exploitations rizicoles en vue de mettre à niveau leurs connaissances techniques. 

Le présidium à l'ouverture avec des acteurs clés du système rizicole

Une batterie de formateurs pour une meilleure appropriation

En droite ligne avec l’initiative présidentielle qui est de « produire un million de tonne de riz », les participants auront 3 jours de théories, pour se familiariser avec sur les meilleures techniques de production de riz. Il s’agit entre autres de la connaissance du riz et de ses variétés, de la production des hybrides de riz, de l’itinéraire technique de production du riz, qui va de la préparation du sol à la fertilisation, en passant par le semis, le repiquage, la fertilisation, etc. Un autre module de cette formation et non des moindres, c’est l’introduction à l’Apprentissage Participatif à la Recherche Action et Gestion Intégrée de la Riziculture de bas-fonds (APRAGRIR). En ce qui concerne la défense des cultures, plusieurs modules sur le riz dont la mycologie, la Bactériologie, la malherbologie, la virologie, la nematologie, ont également été enseignés aux apprenants du jour. Et pour avoir une production économiquement rentable, il faut connaître les différents coûts nécessaires, d’où le cours sur le compte d’exploitation, pour boucler la série de la théorie.

Au dernier jour, cap a été mis sur la Station de Farako-Bâ pour toucher du doigt, les réalités du terrain et les participants ont pu procéder à la mise en place d’une pépinière de riz, au repiquage et à la fabrication du compost. 

Les participants ont appris entre autres à faire le compostage en tas

Que faut-il savoir du PCA-BF/CH ?

En rappel, le PCA-BF/CH, en vue d’augmenter le potentiel productif et accroitre l’offre national en riz, envisage pour cette campagne 2021/2022, aménager 1500 ha de bas-fonds et labourer 5000 ha de superficies au profit des producteurs de riz.

Dans sa mise en œuvre, il se veut un outil d’opérationnalisation de l’initiative présidentielle « Produire 1000 000 de tonne du paddy » et consolide les acquis du Projet Riz Pluvial. Pour mieux gérer ces bas-fonds, il faut connaître les rouages des bonnes pratiques de la production rizicole. C’est là que s’inscrit l’importance de cette formation. 

 

lundi 7 juin 2021

Foire aux semences de l’INERA Une édition aux couleurs de l’initiative « un million de tonnes de riz paddy »

 

Le pari de la foire aux semences de l’Institut de l’Environnement et de Recherche Agricole, INERA, a été tenu par les organisateurs de cette manifestation. La douzième édition est intervenue du 3 au 6 juin 2021, à la Direction de l’institution, sous le très haut patronage de SEM le premier Ministre, Christophe Marie Joseph Dabiré, la Présidence du Ministre l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, le Pr Alkassoum Maïga, et les parrainages des ministres en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo et du Commerce, Harouna Kaboré.

 

La coupure de ruban faisant place à la visite des stands !

« Contribution des semences améliorées de riz à haut potentiel de rendement à l’atteinte de l’initiative présidentielle, produire un million de tonnes de riz paddy d’ici à 2021 », c’est le thème retenu cette année pour la foire aux semences de variétés de plantes améliorées de l’INERA. Pour cette 12ème édition, c’est donc le riz, cette céréale qui occupe la 4ème place au Burkina Faso, aussi bien du point de vue des superficies cultivées que de la production, après le sorgho, le mil et le maïs, qui est à l’honneur. Il faut noter que le riz est la première céréale la plus importée par le pays. Cet état des faits occasionne à coup sûr, des sorties de devises très importantes. En effet, selon le ministère de l’Agriculture, notre pays importe environ 400.000 tonnes de riz par an, ce qui équivaudrait à plus ou moins 40.000.000.000 de FCFA par an.

Même si sa production connait une hausse depuis quelques années (de 113.724 tonnes à 386.690 tonnes, de 2006 à 2016), force est de reconnaître que beaucoup reste à faire pour atteindre l’objectif de notre gouvernement. Le thème de la présente édition, « Contribution des semences améliorées de riz à haut potentiel de rendement à l’atteinte de l’initiative présidentielle produire un million de tonnes de riz paddy d’ici à 2021 » est donc d’une importance capitale. C’est pourquoi, selon le Dr Hamidou Traoré, Directeur de l’INERA, l’organisation de cette foire a deux objectifs majeurs :

- permettre l’adoption des variétés améliorées de riz à haut rendement par les producteurs,

- permettre au ministère de l’Agriculture d’accomplir sa mission de diffusion à grande échelle des technologies mises à sa disposition par la recherche.

Le Dr Traoré va plus loin en soulignant que « l’utilisation de semences améliorées de riz à haut potentiel de rendement associées aux bonnes pratiques agricoles contribuera certainement à accroître la production de riz paddy ». Et ce ne sont pas les nouvelles variétés de riz qui manquent pour l’atteinte de cet objectif. « La recherche agricole dispose de nombreuses technologies notamment dans le domaine rizicole comme la gamme des variétés NERICA et les nouvelles variétés de riz à haut potentiel de rendement, résilientes, récemment homologuées (FKR 84, KBR 2, KBR 4, KBR 6, KBR 8), a laissé entendre le représentant du ministre en charge de l’agriculture.

Toutes ces variétés ne peuvent pas produire l’effet escompté si elles ne sont pas connues des utilisateurs. « Il reste maintenant que les producteurs s’approprient ces nouvelles variétés », a laissé entendre la ministre déléguée à la recherche Scientifique et à l’Innovation, Maminata Traoré/Coulibaly. La foire aux semences est donc un tremplin pour faciliter l’adoption des technologies générées.

A l’issue de la cérémonie d’ouverture de la foire, l’assistance avec à sa tête, les officiels, a pu visiter les stands d’exposition des différentes structures déconcentrées de l’INERA, avant le panel sur le thème de l’édition.

Les officiels devant le stand dédié au thème de la 12ème édition de la foire aux semences

 

mercredi 2 juin 2021

Planification des activités : WAGRINNOVA réuni ses acteurs au cours d’un atelier

Le mercredi 26 mai 2021 s’est ouvert à Bobo-Dioulasso, l'atelier de planification des activités du projet « Co-innovations across scales to enhance sustainable intensification, resilience and food and nutritional security in water-managed agricultural systems in West Africa”, WAGRINNOVA. Il était placé sous la présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O), Mr Vincent Dao et la présence effective de la coordinatrice du projet Mme Hélène GOMEZ-MACPHERSON.

La rencontre a regroupé une vingtaine de producteurs ainsi que des représentants des partenaires que sont le CIHEAM Bari, l’IRD, le CIRAD, l’INERA, les Directions provinciales de l'agriculture de la Comoé, de la Léraba, de Dano et les coopératives des producteurs. Elle avait pour objectif, deux jours durant, (i) de présenter les résultats des diagnostics des bas-fonds de riz et des tests d'innovations réalisés au cours des deux dernières années (2019-2020) dans l’optique de pouvoir proposer des solutions et (ii) présenter les premiers résultats de co-innovation réalisés et en cours de réalisation, ainsi que de planifier leur mise en échelle.

Le diagnostic a été réalisé en collaboration avec les coopératives des producteurs de Dano, kankaniba, Bankandi, Lofing. Il a concerné les aspects associatifs des groupements ou coopératives de producteurs, ainsi que les contraintes techniques limitant la productivité du riz.

Ainsi, sur le plan agronomique, ce diagnostic a révélé un problème d’adaptabilité des variétés de riz cultivées dans les basfonds dans le contexte actuel de changement climatique ou la disponibilité de l’eau se pose avec acuité. De plus, la non maitrise des itinéraires techniques de production du riz comprenant le mode d’implantation des cultures, la gestion de la fertilité des sols et des bio agresseurs est à noter.

« Dans les bas-fonds le problème qui se pose c’est la maîtrise de l'eau. Spécifiquement dans les cascades, pendant la saison pluvieuse le barrage est fermé et ce n'est qu'en saison sèche que la réouverture intervient », a souligné Mr Jean-Louis Fusillier.

Dans ces conditions, le développement de l'irrigation apparaît comme le meilleur moyen pour augmenter la production agricole, réduire la vulnérabilité à la variabilité climatique et améliorer les moyens de subsistance au sein des communautés rurales. 

À côté de cela, d’autres contraintes de nature à freiner l’élan de l’atteinte d’une productivité optimale dans la riziculture de bas-fonds ont également été diagnostiquées. Il s’agit, de la mauvaise qualité des diguettes qui entraîne des écoulements d’eau dans les champs, de la mauvaise utilisation de l’engrais et du manque d’azote et de potassium dans le sol. Un état des faits pour lequel, le Dr Georges Serpantier préconise entre autres, la culture de la pomme de terre afin d’enrichir le sol en potassium.

Au deuxième jour de l’atelier, les participants ont été reparti en deux groupes « irrigation et bas- fonds » afin de réfléchir sur les pistes de solution à proposer.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture de l'atelier
 

En rappel, WAGRINOVA est un projet Leap Agri financé pour gérer la question cruciale de la sécurité alimentaire des populations à travers l’intensification durable de la production agricole, la production diversifiée et orientée vers le marché, l’utilisation efficiente des ressources en eau, des intrants, de l’énergie et de la technologie tout en minimisant la dégradation de l’eau et du sol, et améliorer la résilience par le renforcement des capacités des parties prenantes. Le projet est coordonné au plan national par le Dr Ben Idriss Sermé de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA). 


 Arianne Koutiébou

Stagiaire en Communication d'Entreprise