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mercredi 21 octobre 2020

Poissons et fruits-et-légumes : Le Projet I3PV pour une alliance parfaite de ces productions !


Promouvoir un système intégré d’utilisation rationnelle de l’eau pour l’augmentation durable de la production de poisson et de fruits et légumes, à travers la valorisation des effluents piscicoles pour l’irrigation de ces cultures, c’est le but du projet « Production intégrée de poissons et de végétaux dans la pisciculture semi-intensive au Burkina Faso, (I3PV) ».

Il a été lancé ce mardi 13 octobre 2020 au Centre de Formation et de Recherche de l’Université Nazi Boni. C’était sous la présidence du Directeur de l'Institut de Développement Rural, IDR, le Dr Salifou OUEDRAOGO et la présence effective du Directeur Régional du Ministère de l'Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, MESRSI, le Dr Jacob SANOU.

L’objectif visé par l’organisation de cette cérémonie de lancement était de présenter le projet élaboré à la suite d’une série d’essais préliminaires, et d’échanger sur ses potentielles retombées, selon la coordonnatrice, le Dr Rokyatou SISSAO.

 Dr Rokyatou SISSAO coordonne le projet




Il a regroupé une cinquantaine de participants issus des universités, et centre de recherche, des associations de maraîchers et de pisciculteurs, des centres de formation aux métiers de l’Agriculture, des ministères du développement rural ainsi que les représentants du Fonds National de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, FONRID.

En effet, les besoins en protéine animales et végétales dans notre pays ne sont pas satisfaits. Cela s’explique par la faible production locale de poissons d’une part, et de légumes de qualité d’autre part. Et le directeur de l’IDR de souligner dans son intervention, que dans un pays où les ressources hydriques sont relativement faibles, la production de poissons et de fruits et légumes dans un système intégré d’utilisation rationnelle d’eau peu polluant est une voie qui doit être envisagée.

Ce projet vient donc comme une bouffée d’oxygène pour l’ensemble des acteurs des filières piscicoles ainsi que fruits et légumes. Sa mise en œuvre permettra de développer un système pilote complète de production intégrée de poissons et de fruits et légumes. Le principe de mise en œuvre consistera à valoriser les effluents piscicoles pour l’irrigation des cultures maraîchères et fruitières. Concrètement, des parcelles de productions végétales seront installées en aval des bassins piscicoles et seront ainsi irriguées par gravité.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture de l'atelier

Une innovation aux avantages énormes !

Sur le plan technique, cette innovation permettra, dans les conditions locales spécifiques, avec des espèces de poissons et de végétaux répondant à une réelle demande nationale d’optimiser les paramètres de production. Ce recyclage de l’eau va permettre une économie substantielle tout en permettant une réduction significative de l’impact environnemental grâce à l’utilisation des effluents piscicoles pour la fertilisation des cultures horticoles adjacentes en lieu et place des engrais chimiques.

Sur le plan socio-économique, il permettra de promouvoir la formation et l’accompagnement des couches les plus vulnérables notamment les femmes et les jeunes dans le domaine de la production animale et végétale dans un contexte de développement durable et de résilience des populations. De plus, l’adoption de cette technique devrait permettre aux producteurs d’augmenter substantiellement leurs revenus grâce à la diversification de leurs productions et à la mutualisation des moyens de production.

En rappel, le projet I3PV est financé par le FONRID. Ses partenaires sont l’Université Nazi Boni (UNB), l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et Fish Feed Burkina (FFB). Il est prévu pour durer 36 mois et devrait à la fin, permettre d'optimiser dans les conditions locales, l’agro-pisciculture avec des espèces de poissons et de végétaux répondant à une réelle demande nationale afin d’assurer une augmentation durable des revenus des producteurs.

Une vue des participants !

mercredi 7 octobre 2020

Amélioration des revenus des petits exploitants : Des variétés en essai avec AVISA


Dans le cadre du projet AVISA, une visite a été organisée sur les sites des essais mis en place en collaboration avec l’institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT). C’était les 29 au 30 septembre 2020 derniers. Les sites concernés étaient situés sur la Station de Kamboinsè et à Gampéla pour la région du Centre et la Station de Saria dans le Boulkiemdé.

Quatre spéculations ont été mises en test par les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), notamment le sorgho, le niébé, le mil et l’arachide. Composées de variétés précoces et intermédiaires, elles ont toutes été mises en place  dans l’objectif d’évaluer entre autres leur cycles, leurs rendements et leurs capacités à tenir aux attaques.

La plupart de ces variétés sont sous régionales et proviennent soit du Burkina Faso, du Sénégal, du Mali, du Ghana, du Niger ou du Nigéria.

Les meilleures, c’est-à-dire celles qui s’adapteront à nos conditions agro-climatiques seront retenues pour leurs inscriptions au catalogue national et sous régional. A l’issu de cela, elles seront vulgarisées à grande échelle, au grand bonheur de nos braves producteurs.

En rappel, le projet AVISA a été lancé en février 2019. Il ambitionne de travailler sur le vaste projet de modernisation de la sélection Variétale et d’augmentation des revenus des petits exploitants dans sept pays d’Afrique. Il est financé par la fondation Bill et Melinda Gate, AVISA s’appuie sur les gains réalisés par des initiatives antérieures financées par la fondation.

En partenariat avec les Systèmes Nationaux de recherche Agricole tel que Tropical Legumes (TL), Harnessing Opportunities for Productivity Enhancement for Sorghum and Millets (HOPE) et HarvestPlus, AVISA regroupe les principales céréales des zones sèches (sorgho et millet perlé) et légumineuses (arachide, haricot commun et niébé). Ses zones d’interventions sont le Burkina-Faso, le Mali, le Nigeria, le Ghana, l’Ouganda, l’Ethiopie et la Tanzanie.

Le mil représente un aliment de base important pour la plupart des populations du sahel et de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi la création de variétés hybrides de cette denrée permettra de booster sa production en Afrique de l’Ouest. 

 

Les chercheurs de l’INERA ayant conduit les tests nous en disent plus dans les vidéos suivantes :