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vendredi 26 décembre 2025

Sécurité alimentaire : les légumes africains traditionnels au cœur d’une restitution


 Les acteurs du projet AV4Resilience se sont retrouvés du 22 au 23 décembre 2025, pour un atelier de restitution des activités.  

C’est une trentaine de participants composés de chercheurs, d’agent d’agriculture, de producteurs ainsi que des partenaires du projet qui composait les participants à cet atelier.

L’objectif était de discuter des résultats des activités mises en œuvre dans le cadre du projet AV4Resilience, dans le but de renforcer les acquis et définir collectivement les orientations pour la phase suivante.

Deux jours durant, les participants ont eu des sessions de présentation ainsi que des travaux de groupe en lien avec les activités sur les Légumes Africains Traditionnels (LAT) pour le renforcement de la résilience alimentaire au Burkina Faso. Ce fut l’occasion de se familiariser avec les résultats obtenus, de partager les enseignements sur l’agrobiodiversité et de mettre en lumière la participation des femmes et des jeunes, essentielle pour la durabilité du projet. 
Le présidium de la cérémonie d'ouverture !

De l’importance des légumes traditionnels…

Au Burkina Faso, ces légumes traditionnels sont dominés par les feuilles comme l' 𝑎𝑚𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒, la 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑙𝑙𝑒, le 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑠é𝑠𝑎𝑚𝑒, le 𝑐𝑙é𝑜𝑚é, la 𝑚𝑜𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑖𝑟𝑒, la 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒, la 𝑐𝑜𝑟è𝑡𝑒 (boulvaka), les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒, les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑎𝑜𝑏𝑎𝑏, et le 𝑚𝑜𝑟𝑖𝑛𝑔𝑎, souvent utilisées pour des sauces nutritives accompagnant le tô. On trouve aussi le 𝑔𝑜𝑚𝑏𝑜 (frais et sec), l' 𝑎𝑢𝑏𝑒𝑟𝑔𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒 (Kumba), et des légumes maraîchers plus récents comme l' 𝑜𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛, la 𝑡𝑜𝑚𝑎𝑡𝑒 et le 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑙, cultivés dans des zones irriguées comme le Plateau Central. Ces légumes traditionnels sont essentiels pour la sécurité alimentaire, surtout pendant la saison sèche, bien que certains soient menacés. 

Au Burkina Faso, les LAT jouent un rôle vital pour la nutrition, l’économie locale et la préservation culturelle. En effet, selon certaines recommandations nutritionnelles, un adulte devrait consommer 300 grammes de légumes par jour (Willet et al.,2020). Pourtant, aux dires du 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, point focal du projet, la consommation moyenne de ces légumes dans notre pays est de 27 grammes par jour, ce qui est en-deçà des recommandations mondiales. Les conséquences de cet état des faits sont entre autres les questions de santé publique et les menaces sur la biodiversité, notamment le déclin des espèces de LAT.


Justification de l’importance du projet…

Pour répondre aux enjeux liés à l’insuffisance de la consommation des LAT, il convient, selon le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, de valoriser la biodiversité légumière locale. « 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑎 𝑑𝑎𝑚é𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡é 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚é𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 », a-t-elle ajouté.  

Le projet AV4Resilience qui vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, à travers la conservation et l’utilisation durable et inclusive des Légumes Traditionnelles Africains (LAT), apparait comme une bouée de sauvetage. Il permettra, selon la coordonnatrice, 𝘿𝙧 𝘾𝙤𝙡𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙊𝙪é𝙙𝙧𝙖𝙤𝙜𝙤, d’identifier les opportunités et défis pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité des LAT, de renforcer les opportunités pour les femmes et les jeunes d’en tirer des bénéfices et de tester des LAT résilients et préférés localement pour renforcer les systèmes de production, via l’agriculture générative et les sciences citoyennes. 

AV4Résilience en bref…

Le AV4Resilience intervient dans les régions du Djôrô, du Gwiriko et du Kadiogo. Dans sa mise en œuvre, plusieurs approches ont été utilisées. Il s’agit de l’approche participative et de sciences citoyennes, de l’approche agroécologique et régénérative, de l’approche sur le genre et l’inclusion sociale, de l’approche multidisciplinaire, de l’approche systémique et multi-acteurs et de l’approche de la conservation-valorisation de l’agrobiodiversité.

Financé par la Fondation McKnight, il est mis en œuvre depuis 2024 par World Vegetable Center, en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et l’ONG VARENA ASSO.

Flavienne Valérie SAWADOGO

lundi 22 décembre 2025

𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 : 𝐋𝐚 𝐫𝐞𝐝𝐲𝐧𝐚𝐦𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐬𝐲𝐬𝐭è𝐦𝐞 𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞𝐫 𝐦𝐚𝐫𝐚î𝐜𝐡𝐞𝐫 𝐝é𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐫é𝐚𝐥𝐢𝐭é‎

 

Le jeudi 18 décembre 2025, est intervenue, au sein de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O), l’atelier de clôture du projet FONRID intitulé : « Redynamisation du système semencier maraîcher au Burkina Faso ». C’était sous la présidence du coordonnateur du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL), le Dr Pierre Éric SOMBIE.

Le présidium avec de g à d, Dr Boukaré KABORE, Dr Eric SOMBIE et Dr Alizèta SAWADOGO

L’atelier a réuni une trentaine d’acteurs du secteur agricole parmi lesquels des chercheurs, des techniciens, des producteurs et d’autres parties prenantes engagés dans le développement du maraîchage. Avec pour objectif principal de présenter les activités réalisées et les résultats obtenus, il a marqué une étape clé dans la valorisation des résultats issus de la recherche et des actions menées tout au long du projet.

C’est dans cette optique que les organisateurs ont, durant la session, présenté les technologies développées, partager les livrables produits et formuler des perspectives pour une mise à l’échelle des acquis. Cela permettra d’assurer la pérennité et lextension des acquis du projet.

 

‎Le marché semencier maraîcher, un secteur en perte de vitesse…

Le marché burkinabè des semences maraîchères est aujourdhui largement dominé par des semences importées, posant un véritable défi en matière de disponibilité et daccessibilité des variétés locales. Cest dans ce contexte que le projet FONRID intitulé : « Redynamisation du système semencier maraîcher au Burkina Faso » a été initié. Il a pour ambition de revitaliser le secteur semencier maraîcher national.

 

Deux spéculations majeures…

Dans la mise en œuvre du projet, les travaux de recherche se sont concentrés sur deux cultures stratégiques. Il s’agit de l’oignon et de la tomate.

Trois variétés doignon ont été identifiées comme prometteuses notamment « Avon1308 », « FBO5 » et « FBO1 », toutes ayant affiché des rendements supérieurs à la variété témoin.

Pour ce qui est de la tomate, les variétés « FBT1 », « FBT2 » et « FBT3 » ont également démontré des performances remarquables, surpassant la variété de référence, la « Buffalo ».

Chacune de ces spéculations, en plus d’occuper d’importantes superficies, représentent une source de revenus essentielle pour de nombreux producteurs.

Renforcement des capacités et perspectives…

Au-delà des résultats agronomiques, le projet « Redynamisation du système semencier maraîcher au Burkina Faso » a permis de renforcer les compétences techniques des producteurs en matière de production de semences maraîchères. Selon le Dr Boukary KABORE, chercheur au CRE-FL et coordonnateur du projet, une satisfaction se dégage pour les avancées et de belles perspectives sont envisageables. « Nous pensons que les recommandations issues de ce projet seront prises en compte pour booster la production de semences maraîchères au Burkina Faso », a-t-il indiqué. Il a toutefois souligné quun des objectifs spécifiques, relatif à l’évaluation de la rentabilité économique de la production de semences, reste à approfondir. « Nous allons poursuivre les efforts pour atteindre pleinement cet objectif », a renchéri le Dr KABORE.

Dans la même lancée, M. Moctar Maré, producteur et membre de l’Union Nationale des Producteurs d'Oignon (UNAPOB), lance un appel fort aux autorités.  « Je demande à l’État de continuer à soutenir et financer la recherche, afin que nous puissions produire des semences de qualité pour le bonheur des consommateurs burkinabè », a-t-il lancé.

 

Une dynamique nationale en marche…

Le projet « Redynamisation du système semencier maraîcher au Burkina Faso » a été mis en œuvre dans les régions du Nazinon et du Guiriko, avec des évaluations complémentaires menées dans les régions de lOubritenga et du Nakambé. Cette approche territoriale vise à favoriser la diffusion et ladoption des variétés améliorées à l’échelle nationale. Toute chose qui ravi plus d’un. Pour le Dr Éric SOMBIE, coordonnateur du CRE-FL, les efforts de l’équipe projet sont à saluer. Il a par ailleurs mis en lumière l’impact du programme. « L’ensemble des participants a été mis au courant des technologies développées. Ils ont contribué à formuler des recommandations pertinentes pour les prochaines étapes », a ajouté le Dr SOMBIE, avant de féliciter le coordonnateur du projet et son équipe pour leur engagement et pour avoir su mobiliser un financement stratégique auprès du FONRID.

Cet atelier de clôture a ainsi constitué un moment fort de partage, dapprentissage et de réflexion collective, ouvrant des perspectives prometteuses pour lavenir du secteur semencier maraîcher au Burkina Faso.

En rappel, le projet « Redynamisation du système semencier maraîcher au Burkina Faso » est financé par le Fond National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID). Coordonné par lInstitut de lEnvironnement et de Recherches Agricoles (INERA), il a comme partenaires des entreprises semencières comme Saala Monde Rural (SMR) et lUnion Nationale des Producteurs dOignons du Burkina (UNAPOB).

Remise de semence aux participants


Salimata Farida Traoré

mardi 16 décembre 2025

Normes internationales : les compétences du personnel du CRE-FL renforcées


Le Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL) a organisé, du 08 au 12 décembre 2025, une session de formation sur la métrologie, le calcul des incertitudes et la vérification ou validation des méthodes. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présence du coordonnateur du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, le 𝗗𝗿 𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲 É𝗿𝗶𝗰 𝗦𝗢𝗠𝗕𝗜𝗘.


Photo de famille des participants !

Former le personnel sur les normes internationales d’accréditation des services du CRE-FL afin de renforcer leurs compétences pour consolider le statut du centre sur les filières maraichères et fruitières au plan régional et international, c’était l’objectif de cette session de formation.

Selon les organisateurs, il s’agissait d’outiller les chercheurs sur la rédaction des documents de la démarche qualité selon la norme ISO/CEI 17025 en vue de permettre l’accréditation des laboratoires du centre qui est une référence au niveau de la sous-région.

𝗗𝘂 𝗖𝗼𝗻𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻…

Selon les propos du 𝗗𝗿 𝗣𝗶𝗲𝗿𝗿𝗲 É𝗿𝗶𝗰 𝗦𝗢𝗠𝗕𝗜𝗘, coordonnateur du CRE-FL, « 𝒍𝒂 𝒅é𝒎𝒂𝒓𝒄𝒉𝒆 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒕é 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 é𝒕𝒂𝒑𝒆 𝒆𝒔𝒔𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂𝒄𝒄𝒓é𝒅𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒔𝒆𝒍𝒐𝒏 𝒍𝒂 𝒏𝒐𝒓𝒎𝒆 𝑰𝑺𝑶/𝑪𝑬𝑰 𝟏𝟕𝟎𝟐𝟓 ». Cette démarche est l’un des critères majeurs d’évaluation dans l’accréditation des laboratoires. « 𝑳𝒂𝒄𝒄𝒓é𝒅𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒆𝒓𝒂 𝒍𝒂 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒊𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒓𝒆𝒄𝒐𝒏𝒏𝒂𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒖 𝒑𝒍𝒂𝒏 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒑é𝒕𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒕𝒆𝒄𝒉𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 », a-t-il ajouté. Il terminera en disant qu’elle est un outil performant d’évaluation de la conformité de la qualité des produits des producteurs, des entreprises agro-alimentaires, des exportateurs, des importateurs, des services d’inspection, de certification des produits alimentaires, de normalisation et de tout autres acteurs qui s’intéressent à la filière fruits et légumes.

C’est dans ce sens, que le CRE-FL a entrepris depuis 2024, la mise en place de la démarche qualité afin de s’aligner avec les standards internationaux et produire des résultats valides et reconnus, vu que la norme ISO/CEI 17025 est le référentiel mondial pour les laboratoires d’essais et d’étalonnage.

Les capacités des apprenants renforcées pour être en conformité avec les normes internationales

𝗠é𝘁𝗿𝗼𝗹𝗼𝗴𝗶𝗲, 𝗶𝗻𝗰𝗲𝗿𝘁𝗶𝘁𝘂𝗱𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘃𝗮𝗹𝗶𝗱𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲𝘀 𝗺é𝘁𝗵𝗼𝗱𝗲𝘀 : 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗶𝗹𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮𝗰𝗰𝗿é𝗱𝗶𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝗰𝗿é𝗱𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁é 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝘃𝗶𝗰𝗲𝘀…

La présente session qui a duré cinq (05) jours, a permis aux formateurs qui se sont succédé pour des cours théoriques, de mieux renforcer les capacités de la vingtaine d’apprenants de circonstance. Plusieurs modules leurs ont été dispensés, notamment la métrologie, le calcul des incertitudes et la vérification ou validation des méthodes.

Ainsi, la connaissance de la métrologie leur permettra de contrôler des produits alimentaires à partir des processus d’essais issus des normes techniques, des méthodes vérifiées et/ou validées.

La maitrise du calcul des incertitudes et son intégration dans les rapports d’essais conformément aux exigences de la norme permettra au centre d’apprécier la fiabilité et la précision de toute mesure.

Pour couronner le tout, la vérification ou validation des méthodes permettra au CRE de mettre en œuvre des méthodes fiables pour satisfaire aux besoins des laboratoires d’analyse alimentaire et animale, des fabricants de kits de test, des autorités compétentes et des opérateurs d’entreprises alimentaires et bien d’autres.

Pour joindre l’utile à l’agréable, la formation s’est poursuivie dans les laboratoires. Cela a permis aux participants d’apprendre à mieux étalonner les appareils, de programmer le matériel d’étude, de mesurer les masses sur les balances et de réaliser des tests de vérification des méthodes d’étude.

Au terme de cette formation, les participants se sont réjouis de l’intérêt que les organisateurs ont porté à leur évolution professionnelle. Pour 𝗔ï𝗱𝗮𝘁𝗼𝘂 𝗞𝗔𝗙𝗔𝗡𝗗𝗢, doctorante en phytopathologie, c’était une occasion d’acquérir de nouvelles connaissances. « 𝑱𝒂𝒊 𝒕𝒓𝒐𝒖𝒗é 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒕𝒓è𝒔 𝒆𝒏𝒓𝒊𝒄𝒉𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒕𝒆. 𝑰𝒍 𝒚𝒂 𝒅𝒆𝒔 𝒏𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒗𝒆𝒏𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒂𝒑𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒗𝒐𝒏𝒕 𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒆𝒓 𝒏𝒐𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒑é𝒕𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒔𝒆𝒓𝒐𝒏𝒔 𝒂𝒎𝒆𝒏é𝒔 à 𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 », s’est-elle réjouie. Pour le 𝗗𝗿 𝗦𝘆𝗹𝘃𝗮𝗶𝗻 𝗭𝗢𝗨𝗡𝗚𝗥𝗔𝗡𝗔, phytopathologiste au CRE, la formation était la bienvenue. « 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒂 𝒕𝒓𝒂𝒄é 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆𝒔 𝒅𝒂𝒄𝒉𝒆𝒎𝒊𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒗𝒆𝒓𝒔 𝒍𝒂𝒄𝒄𝒓é𝒅𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒍𝒂𝒃𝒐𝒓𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒓é𝒇é𝒓𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒓é𝒈𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆, 𝒖𝒏 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒔𝒖𝒊𝒗𝒊 𝒅𝒆𝒑𝒖𝒊𝒔 𝒖𝒏 𝒄𝒆𝒓𝒕𝒂𝒊𝒏 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 » a-t-il souligné. Il ajoutera que cette formation permettra au CRE de diagnostiquer son dispositif, de revoir l’organisation des laboratoires et l’organigramme du centre en général afin de pouvoir accélérer l’accréditation de ses services.

En rappel, cette formation s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue, de renforcement des systèmes scientifiques nationaux et régionaux. Elle est financée par le Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA) en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA).

𝑪𝒂𝒕𝒉𝒆𝒓𝒊𝒏𝒆 𝑻𝑰𝑨𝑵𝑰𝑨𝑮𝑶𝑼

𝑺. 𝑭𝒂𝒓𝒊𝒅𝒂 𝑻𝒓𝒂𝒐𝒓é