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mercredi 5 mai 2021

Objectif Sécurité alimentaire au Burkina Faso : Le programme TARSPRo lancé

Le programme de mise à l’échelle des Technologies et Innovations Agricoles pour l’Accroissement de la résilience des Systèmes de Production et des Exploitations Familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro), pour le Burkina Faso a été lancé officiellement. C’était lors d’un atelier qui s’est ouvert le mercredi 28 avril 2021 dans la salle de conférence de Royal Beach Hôtel de Ouagadougou. La cérémonie d’ouverture de cet atelier était placée sous la présidence du Ministre de l’Agriculture, des Aménagements Hydrao-agricoles et de la Mécanisation, représenté par le Directeur Général des Aménagements Hydrauliques et du Développement de l’Irrigation (DGAHDI), le Dr Donkoura Kambou.

 

Le présidium de la cérémonie d'ouverture composé de personnalités et pas des moindres !
 

Il a regroupé une trentaine de personnes composées de représentants des directions techniques en charge du développement, notamment de l’agriculture, de la recherche, de la jeunesse et de la femme, des secteurs privés, des d’ONG des zones d’interventions du programme, de structures de financement, de conseil agricole, etc.

La rencontre avait pour objectifs spécifiques de présenter le projet à toutes les parties prenantes à sa mise en œuvre au Burkina Faso, de recueillir les expériences et suggestions des participants et convenir de la composition d’un comité national de pilotage avec projet de Termes de Références.

À l’ouverture, le Dr Hamidou Traoré, Directeur de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), a, pendant son mot de bienvenu, laissé comprendre que le projet entend valoriser les nombreuses technologies générées dans le cadre du Programme de Productivité Agricole en Afrique de l’Ouest (PPAAO/WAAPP).

Cadre de partage d’information avec les acteurs, cet atelier s’est déroulé en travaux de groupe et en séances plénières, deux jours durant. Il a donc permis non seulement aux participants, de s’approprier le projet, mais aussi aux organisateurs, de recueillir les expériences et suggestions de ces derniers, et d’échanger sur les modalités pratiques de sa mise en œuvre qui favorisera une adhésion et une participation massives de toutes les parties prenantes. Le représentant du président, le Dr Donkoura Kambou, s’est, dans son intervention, réjoui de ce programme qui, selon lui, vient à point nommé. Il contribuera à résoudre les problèmes cruciaux auxquels le gouvernement Burkinabè se trouve confronté et dont il doit apporter des réponses adéquates pour un mieux-être de sa population.

Proposition d'un comité de pilotage !

Pour espérer atteindre les objectifs assignés au programme TARSPRo,  il faut un comité national de pilotage pour mieux gérer les activités, selon la volonté du CORAF. C’est l’exercice auquel se sont attelés les participants à la fin de l’atelier. Selon les propositions faites, ce comité devrait se composer ainsi qu'il suit :

-         un représentant de chaque ministère technique (MAAHM, MJPEE, MFSNFAH), un représentant du Centre National de Recherche Scientifique et Technologique (CNRST),

-         un représentant par structure membre du pouls de prestataires (équipement agricole, transformation, CPF),

-         un représentant des associations/coopératives féminines, un représentant des associations de jeunes et,

-         un représentant de la Chambre Nationale d’Agriculture (CNA).

 

L’initiative du programme TARSPRo

Pour information, le programme TARSPro a pour objectif d’assurer une sécurité alimentaire, nutritionnelle et économique des populations des pays dans lesquels il intervient. Il est né de la volonté du Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement Agricoles (CORAF) et de la Direction du Développement et de la Coopération Suisse à soutenir la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations en forte croissance, aux dires du Chargé de programme du CORAF/WECARD, le Dr Niéyidouba LAMIEN. Le Directeur de la Coopération Suisse Mr Jean-Michel Limat, représentant le partenaire financier, présent à l’ouverture, a rassuré la disponibilité de son bureau à accompagner la mise en œuvre de ce programme régional au Burkina Faso.

Coordonné par Mme Nicole NKOUM, TARSPRo a été élaboré pour déployer, auprès des exploitations agricoles familiales, les innombrables technologies, innovations et savoirs que la recherche a mis au point au cours des dix dernières années pour répondre aux défis du changement climatique, de la croissance démographique, à l’urbanisation accrue qui conduit à un changement de régime alimentaire.

Il couvrira 5 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre notamment le Bénin, le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad.

Au Burkina Faso, il concernera 4 régions particulièrement les Hauts-Bassins, les Cascades, le Sud-Ouest et le Centre-Ouest. 

Photo de famille

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dimanche 18 avril 2021

Filière mangue et anacarde : Le combat contre la maladie des taches noires continu

 

Sous la présidence du Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O), Mr Vincent Dao, s’est ouvert, le 8 avril 2021, une session de formation des inspecteurs phytosanitaires sur le diagnostic et la détection de la maladie des taches noires du manguier et de l’anacardier. Tenue dans la salle de réunion de la Protection des végétaux, Ex PV, cette formation visait à outiller les inspecteurs phytosanitaires sur les techniques de diagnostic et de détection de la bactérie X. citri pv. mangiferaeindicae au laboratoire et au champ. S’inscrivant dans le cadre du Projet  FONRID  AP5-01  «Gestion intégrée de la bactériose de l’anacardier au Burkina Faso  à  travers  la  gestion  des  pépinières,  l’utilisation  des  variétés  tolérantes  et  le renforcement du contrôle du matériel végétal », elle avait pour objectifs de :

-Faire l’état actuel de la distribution de la bactérie X. citri pv. mangiferaeindicae au Burkina Faso et en Afrique de l’Ouest ; 

-Décrire les symptômes caractéristiques de la bactérie X. citri PV. mangiferaeindicae sur les Feuilles, les rameaux, et les fruits du manguier et de l’anacardier ;

-Décrire les techniques d’isolement courant de la bactérie au laboratoire ;

-Décrire les techniques de détection rapide de la bactérie au champ. 

Présidium : de G à D, Dr Vianney Tarpaga - Mr Vincent Dao - Dr Léonard Ouédraogo

Deux jours durant, la vingtaine de participants venus des différents postes frontaliers des services phytosanitaires de Niangologo, de Faramana, de Kampti, de Koloko, de Bobo Gare, de Bobo Centre, de Bobo Port sec, de la Direction de Protection des Végétaux et du Conditionnement (DPVC) a communié avec la batterie de spécialistes sur les questions concernant cette formation. Les techniciens des différentes stations de   conditionnement  de  Bobo et de  Banfora ainsi que les représentants des partenaires à savoir l’INERA, le Centre National des Semences Forestières (CNSF), et l’Union Nationale des Producteurs d'Anacarde (UNPA), étaient aussi de la partie.

Ainsi, dès l’entame de la première journée les participants ont eu, en plus des cours théoriques, un cadre d’échange à travers une séance de travaux pratiques. Ce qui leur a permis d’apprendre à diagnostiquer et décrire les symptômes de la maladie des taches noires à l’observation.

Et pour joindre l’utile à l’agréable, au deuxième jour de la formation, l’ensemble des participants se sont retrouvés hors du cadre climatisé pour toucher du doigt les vrais réalités. Cela a été l’occasion pour eux de pouvoir visiter le laboratoire du Centre National de Spécialisation en Fruits et Légumes (CNS-FL), où ils ont pu mettre en pratique les modules étudiés le premier jour en salle, principalement les séances d’isolement. Une occasion bien propice pour les apprenants du jour de se familiariser avec les conditions dans lesquelles les tests et les diagnostics sont pratiqués. Après le labo, capte a été mis sur un verger de mangue et d’anacarde sur la route de Nasso pour mieux cerner le diagnostic en milieu paysan. Là aussi, les participants ont pu toucher du doigt les plantes infestées et diagnostiquer déjà a vu d’œil les anomalies que celles-ci présentaient.

Les participants ont aussi fait des travaux de recherche au laboratoire !

 Une session qu’il fallait créer si elle n’avait pas existé !

La session de formation a nécessairement apporté un plus aux participants qui auront appris à maitriser la méthodologie d’isolement et de détection de la bactérie au laboratoire, faire la différence entre la bactériose et l’anthracnose et décrire aisément les symptômes de la maladie des taches noires. Pour Mme Mariam Somé du service de contrôle phytosanitaire de la qualité de la DPVC, cette formation est très fructueuse.  « Nous avons bénéficié de connaissances qui vont contribuer à mieux opérer dans nos activités de contrôle », a-t-elle laissé entendre.

Justement, le coordonnateur du CNS-FL, le Dr Vianney Tarpaga, dans son allocution attirait l’attention des participants sur l’importance de cette session par le fait que le matériel végétal doit pouvoir circuler librement d’un pays à l’autre. « Pour cela, il est bon que vous sachiez quelque chose sur ce fléau afin de bien mener votre mission de veille sanitaire non seulement pour protéger notre pays, mais aussi pour protéger les autres », a dit le Dr Tarpaga.

Le Directeur Régional, Mr Vincent Dao, va plus loin. En effet, dans son intervention, il a rappelé l’importance même de la filière anacarde dans l’économie du pays ainsi que le rôle que doivent jouer les inspecteurs phytosanitaires  dans le contrôle du matériel végétal infecté.

En rappel, le projet FONRID Anacarde est coordonné par le Dr Cyrille Zombré de l'INERA. Il est financé par le Fond National de la Recherche et de l’Innovation pour le Développement (FONRID). L’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) est accompagné dans la mise en œuvre du projet par le CNSF, la DPVC ainsi que l’UNPA.

 



Mariam Belemviré 

Stagiaire en Communication d'Entreprise