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lundi 13 janvier 2020

Laboratoire de Bactériologie de la DRREA-O : Un hommage pour le Dr Léonard Ouédraogo admis à la retraite


38 ans 24 jours à servir au sein de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), précisément à la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O), c’est le palmarès du Dr Léonard Ouédraogo, phytopathologiste. Admis à faire valoir ses droits à la retraite, l’équipe du laboratoire de bactériologie qu’il a lui-même animé pendant tant d’années, lui a offert une cérémonie de départ aux allures d’hommage. 
C’était le samedi 11 Janvier 2020 dernier, au Programme Cultures Maraîchères, Fruitières et Plantes à Tubercules (CMF/PT), Ex. PV, en présence de parents, amis, collègues et connaissances.  
Le Dr Léonard Ouédraogo, aux dires du Dr Issa Wonni, représentant l’équipe du labo, est le père fondateur du laboratoire de bactériologie de l’INERA qui abrite depuis 2013, le Laboratoire Mixte International, Observatoire des Agents Pathogènes en Afrique de l’Ouest, Biosécurité et Biodiversité, avec pour acronyme « LMI PathoBios ».
En effet, le doyen a su, grâce à sa passion pour la science, s’ouvrir au monde scientifique à travers la collaboration avec des partenaires nationaux sous régionaux et internationaux. Il a contribué à former durant sa carrière, de nombreux étudiants qui qui font aujourd’hui la fierté du Burkina aussi bien sur le plan national que international.
Le Dr Léonard Ouédraogo va alors à la retraite, avec le sentiment d’un devoir pleinement accompli, puisqu’il laisse derrière lui une équipe d’une dizaine de techniciens et de chercheurs permanents. Cela peut aisément se comprendre quand on se réfère aux différents témoignages de collègues qui n’ont pas taris d’éloges à son égard.
Pour les partenaires de l’IRD, l’homme est beaucoup apprécié pour son esprit positif, constructif et joyeux, mais aussi pour ses talents à organiser les débats avec une pointe d’humour. « Je l’apprécie pour sa grande culture générale en phytopathologie et protection des cultures, fruit de sa curiosité et son ouverture d’esprit » a souligné Charlotte Tollenaere de LMI PathoBios.

Des sentiments de satisfaction, mais aussi des conseils pour la relève !
Pour sa part, le tout nouveau retraité s’est dit touché par cette marque de sympathie à son égard. « Après tant d’années de service, ce sont des sentiments de joie qui m’animent pour avoir servi mon pays», a laissé entendre le Dr Ouédraogo avant de marteler « ma satisfaction est grande car j’ai participé à la mise en place du laboratoire de bactériologie ».
Au chapitre des vœux, le désormais ancien directeur du laboratoire de bactériologie a d’abord émis le souhait que la relève travaille à ce que le joyau soit une référence en Afrique et dans le monde. Il les a ensuite exhortés à renforcer davantage la collaboration avec les autres instituts et universités aussi bien au niveau national que international.
Et pour finir, à l’endroit des jeunes chercheurs, le Dr Ouédraogo a conseillé qu’ils n’orientent pas leur travail vers la recherche d’argent. « Si tu travailles bien dans la recherche, l’argent va venir de lui-même » a-t-il répliqué.
C’est avec des présents biens réfléchis que les membres de l’équipe du Labo ont souhaité une bonne et paisible retraite dans la santé et la longévité au chef et au papa que le Dr Léonard Ouédraogo a été pour eux. 

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vendredi 10 janvier 2020

La cendre pour dynamiser son potager


Traditionnellement, au sein de nos familles, nous utilisons la cendre pour faire de la potasse. À l’église, elle est utilisée à l’approche du temps de carême, précisément le « Mercredi des cendres ». 
Qu'elles soient issues de nos foyers ou qu'elles résultent de la destruction des végétaux après le nettoyage, les cendres de bois ont bien plus d’intérêts que l’on puisse imaginer.

Intérêts des cendres de bois

Les cendres de bois sont très riches en sels minéraux, elles contiennent du calcium, de la potasse, du silice, du magnésium et du phosphore. Elles sont une source de nourriture pour les plantes et ne peuvent pas leur nuire car leur assimilation est douce. Il n'y a pas de risque de surdosage pour les plantes et aucun risque de pollution des nappes phréatiques.
Compte tenu du fait que la potasse favorise le développement des fleurs et des fruits, on pourra donc épandre la cendre aux pieds des arbres fruitiers et des plantes de massif au printemps ou aux pieds des agrumes en automne pour soutenir la floraison et une bonne fructification.
La cendre de bois est aussi très utile pour lutter contre les gastéropodes : il suffit de former un cordon de cendres autour des jeunes plantules pour les empêcher de les attaquer goulûment.
Attention !!! Pour que cela soit efficace il faut renouveler l'opération après chaque pluie !

Quels types de cendres utiliser ?

Il est vrai que la cendre est un excellent fertilisant. Cependant, il est nécessaire de rappeler que ce n’est pas toute sorte de cendre qu’il faut utiliser.
En effet, il ne faut utiliser que des cendres issues de la combustion de végétaux ou de bois non traité, non peint et non vernis, sinon on risquerait de contaminer le jardin avec des substances toxiques que l’on retrouverait immanquablement dans notre assiette lors de la consommation des fruits ou des légumes !
Attention aussi à ne jamais faire brûler de plastiques, dangereux pour l'environnement et pour l'atmosphère, ni de contreplaqué, de bois composite ou de panneaux OSB qui contiennent colles et résines chimiques en abondance.
Ceci dit, toutes les essences de bois saines, naturelles et exemptes de traitement constitueront un parfait combustible, de même que les résidus végétaux du jardin comme les restes de taille, les feuilles mortes, les herbes fauchées.

Comment procéder ?

Avant d’appliquer la cendre comme fertilisant, il faut toujours attendre qu’elle soit bien refroidie. Ensuite, il faudra la tamiser car les gros résidus ne pourraient pas se décomposer assez vite et ne pourront pas être assimilés.
L'épandage se fera directement aux pieds des arbres fruitiers, juste sous la couronne. Pour les massifs, épandre la cendre en surface puis griffer légèrement pour la faire pénétrer dans le sol.
Pour conserver la cendre pour une utilisation l’année suivante, il faut la tamiser et la stocker rapidement dans des sacs étanches avant de les mettre à l'abri, en attendant de pouvoir les utiliser.

Mise en garde : N'abusez pas des cendres dans les endroits qui contiennent majoritairement du calcium. Ce dernier modifie le PH du sol, le rendant alcalin et donc très peu favorable à la culture de plantes qui risqueraient alors de développer une chlorose.

Alors, les adeptes du jardinage bio, sachez que la cendre permet d’amender sainement le sol et ainsi éviter les engrais chimiques.

mardi 7 janvier 2020

Le baobab, ce don inestimable de la nature !


Le baobab, Sira Yiri en Bambara, Toega en Mooré, Tuobu en Gulmantché ou encore Bokki en Fulfuldé, est arbre millénaire qui caractérise les paysages de l'Afrique subsaharienne. Scientifiquement, il est appelé adansonia digitata. Souvent plus large que haut, avec des branches ressemblant à des racines, et largement dépourvus de feuilles pendant une grande partie de l'année, l'arbre le plus célèbre d'Afrique, le baobab, aussi appelé par les africains « l'arbre magique », « l'arbre pharmacien » ou encore « l'arbre de la vie », semble mériter l'ensemble de tous ces surnoms.
D'ordinaire ce n'est pas un arbre élevé, sa hauteur n'atteignant que 14-23 mètres, mais il est réputé pour la circonférence gigantesque de son tronc qui peut atteindre 10 mètres. Le baobab est par exemple omniprésent au Burkina Faso. 

Un fruit considéré comme une pharmacie naturelle ! 

Le fruit du baobab est appelé « pain de singe ». C’est une capsule indéhiscente et pubescente renfermant des graines noires enrobées dans une pulpe crémeuse. Particulièrement riche, le pain de singe contient six fois plus de vitamines C qu'une orange, deux fois plus de calcium que le lait, et une quantité importante de phosphore et de fer, sans compter les antioxydants. C'est l'aliment idéal pour éviter la dénutrition des personnes âgées. La  demande devrait être importante pour cet aliment aux qualités si particulières. Il est souvent utilisé pour les jus naturels mais aussi en pâtisserie.
Très prisée des femmes enceintes, le pain de singe sert d’aliment fortifiant aux nourrissons puisqu'elle est la source de nombreux micronutriments et antioxydants.
La pulpe de Baobab est également riche en Vitamines A, B1, B2, B6 et PP, minéraux (calcium, phosphore, et à un moindre degré, fer, potassium, zinc), acides aminés (L-proline et histidine notamment) et contient plus de 11 acides aminés essentiels.
La poudre de pain de singe est très utile à tout âge : 
Elle est conseillée pour une remise en forme générale, et pour conserver ou retrouver une bonne vitalité, seniors, enfants en phase de croissance, ou en cure après ou pendant une convalescence. On l’utilise aussi en cas de troubles du transit intestinal : c’est en effet un pré biotique puissant. La fraction soluble des fibres facilite le développement de bactéries utiles à notre organisme.
 
C’est aussi un excellent régulateur du transit digestif : la fraction insoluble des fibres exerce un effet de ballast qui favorise la régularité des selles et évite la constipation.
 
En ce qui concerne sa pulpe, c’est un bon anti diarrhéique et un excellent réhydratant.  Elle est indiquée en cas de maladie inflammatoire chronique intestinale.
Elle est particulièrement indiquée lors de toute convalescence, après un épisode infectieux, grippe, alitement, en tous cas de baisse de forme, une immobilisation, une intervention, un contre coup d’épisode affectif, afin de retrouver une énergie et surpasser ce cap.

Le pain de singe, fruit du baobab !
Un arbre naturel !

On retrouve le baobab sur toute l’étendue du territoire Burkinabé où il pousse de façon naturelle. Dans notre pays, les populations rurales vivent majoritairement de l’alimentation et de la commercialisation de son fruit. Son goût aigre-crémeux satisfait aussi bien les papilles des hommes que celles du singe, ce qui lui vaut l’appellation “pain de singe”. Il se régénère totalement par voie naturelle.
Alors, désormais, laissons les baobabs sortis naturellement de terre continuer paisiblement leurs croissances. C’est toute la nation qui gagne ! 
Et si vous connaissez d'autres vertus du baobab, merci de les partager avec nous !