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samedi 13 juin 2026

Clôture de SAFEVEG : des graines semées pour l’avenir

 


Ce vendredi 12 juin 2026, le projet SafeVeg a connu sa clôture. C’était à l’Ecole Primaire de Souroukoudougou, à quelques encablures de la ville de Bobo-Dioulasso.

La cérémonie a connu la présence du Directeur de l’INERA, le Dr Drissa SEREME, du Directeur de WorldVeg pour l'Afrique de l’Ouest, le Dr Malick Ba, du coordonnateur du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, le Dr Pierre Éric SOMBIE, ainsi que plusieurs autres personnalités.

Une vue des officiels !

Après 5 années de mises en œuvre, le projet SafeVeg a pris fin officiellement, ce vendredi 12 juin 2026, à Souroukoudougou. C’était lors d’une cérémonie solennelle, en présence de plusieurs personnalités ainsi que des élèves de l’école ayant abrité le jardin potager. Dès l’entame, le représentant du chef du village, le CVD, 𝗔𝗺𝗶𝗱𝗼𝘂 𝗢𝗨𝗔𝗧𝗧𝗔𝗥𝗔 a tenu à remercier les acteurs du projet. Selon lui, le projet a apporté beaucoup de bonnes choses dans le village.

 

En effet, dans le cadre du projet, beaucoup de choses ont été faites dans ce village, notamment, la mise en place du jardin potager de l’école ainsi que la mise à disposition de plusieurs variétés performantes de légumes. « 𝐶𝑒 𝑚𝑎𝑡𝑖𝑛, 𝑜𝑛 𝑎 𝑐ℎ𝑜𝑖𝑠𝑖 𝑒𝑥𝑝𝑟è𝑠 𝑑𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑐𝑙ô𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑢𝑛𝑒 é𝑐𝑜𝑙𝑒 𝑜ù 𝑜𝑛 𝑒𝑠𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑖𝑚𝑝𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑒𝑛 𝑝𝑙𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑗𝑎𝑟𝑑𝑖𝑛𝑠 𝑠𝑐𝑜𝑙𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑎𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑠𝑡𝑖𝑚𝑢𝑙𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑓𝑟𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠 » a marteler le Directeur Régional de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de WorldVeg, le 𝗗𝗿 𝗠𝗮𝗹𝗶𝗰𝗸 𝗕𝗔.

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou a justement remercié le projet d’avoir porté le choix sur cette école pour la mise en place d'un jardin potager scolaire. " 𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒛 𝒔𝒆𝒎é 𝒅𝒆𝒔 𝒈𝒓𝒂𝒊𝒏𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒇𝒓𝒖𝒊𝒕 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒊𝒕𝒆𝒓𝒂 à 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒐𝒄𝒊é𝒕é ", a-t-il souligné, avant de faire le vœu que cela s'étende aux écoles des autres localités de Bama. Quant aux producteurs bénéficiaires, ils ont, par la voix de leur représentant, témoigné que les producteurs ont vu beaucoup de différences en utilisant les semences remis par le projet.

Comme l’a si bien souligné, le Directeur de l’INERA, le 𝗗𝗿 𝗗𝗿𝗶𝘀𝘀𝗮 𝗦𝗘𝗥𝗘𝗠𝗘, le projet SafeVeg  a voulu répondre à des urgences de souveraineté et de santé publique. « 𝐼𝑙 𝑠’𝑎𝑔𝑖𝑡 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑟𝑒 𝑛𝑜𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑙é𝑔𝑢𝑚𝑒𝑠 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑒𝑖𝑙𝑙𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑠𝑎𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑖𝑛𝑣𝑒𝑠𝑡𝑖𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑟𝑒𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒, 𝑙’𝑖𝑛𝑛𝑜𝑣𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑚𝑝é𝑡𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙𝑒𝑠 », selon ses dires.

Le Directeur de l'INERA, le Dr Drissa SEREME 
 

Un bilan aux acquis innombrables

Le projet SafeVeg, lancé officiellement en 2021 au Burkina Faso, visait à augmenter la consommation de légumes dans les zones urbaines et périurbaines dans le but de réduire la sous-alimentation, d’améliorer les revenus et la productivité des petits producteurs, en particulier les femmes et les jeunes et d’étendre l’utilisation durable des terres.

Les activités prévues dans le cadre de sa mise en œuvre, entre autres, la conduite de recherches stratégiques, axées sur la sélection de variétés adaptées de légumes, de méthodes de production et de technologies efficaces ont effectivement été conduites comme il se doit. C’est dans ce sens, que la coordonnatrice, Mme 𝙉𝙖𝙩𝙖𝙘𝙝𝙖 𝙂𝙤𝙪𝙗𝙖, a souligné, dans son intervention, que beaucoup d'innovations ont été développés. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙é 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑛𝑔𝑎𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡, 𝑐𝑟é𝑎𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑒𝑡 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑎𝑟𝑖𝑡é » a-t-elle ajouté. En guise de success stories, elle donnera le témoignage d’une maraîchère qui dit avoir doublé sa production et scolariser ses enfants grâce à l'adoption de ces technologies.

Un autre bénéficiaire, le 𝗗𝗿 𝘾𝙝𝙚𝙞𝙘𝙠 𝙊𝙪𝙢𝙖𝙧 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é, prenant la parole au nom des étudiants encadrés dans le cadre du projet, a indiqué que l’accompagnement de WorldVeg a permis d'inscrire de nouvelles variétés de semences de légumes. « 𝐺𝑟â𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝑝𝑟𝑜𝑗𝑒𝑡, 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑟𝑟𝑖𝑣𝑜𝑛𝑠 à 𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠, 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑒𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑞𝑢𝑎𝑙𝑖𝑡é », a soutenu le 𝗗𝗿 𝙏𝙧𝙖𝙤𝙧é.

La Coordonnatrice, Dr Natacha GOUBA, s'est dit satisfaite des acquis !

En rappel, le projet était financé conjointement par l’Union Européenne et le gouvernement Néerlandais, et mise en œuvre au Bénin, au Burkina et au Mali.

Et en termes de perspectives, le 𝗗𝗿 𝗕𝗔 a indiqué que l’objectif de l’institution WorldVeg, c’est de continuer de mener des actions au Burkina en partenariat avec l’INERA. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑖𝑛𝑢𝑒𝑟 𝑑𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑠𝑠𝑜𝑢𝑟𝑐𝑒𝑠 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑞𝑢𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑎𝑑𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑆𝑎𝑓𝑒𝑉𝑒𝑔 𝑛𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑝𝑎𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 », a-t-il lancé.

Pour le Dr Malick BA, Directeur régional de l'Afrique de l'Ouest et du Centre de WorldVeg, ces acquis doivent être pérennisés !

M. Amidou OUATTARA, représentant le chef du village !

Le Directeur de l'école de Souroukoudougou !

Le Dr Cheick Oumar TRAORE 

Les élèves en pleine prestation de dans ! 

Une vue de l'assistance !

L'assistance en pleine visite dans le jardin potager !

Flavienne Valérie SAWADOGO

vendredi 26 décembre 2025

Sécurité alimentaire : les légumes africains traditionnels au cœur d’une restitution


 Les acteurs du projet AV4Resilience se sont retrouvés du 22 au 23 décembre 2025, pour un atelier de restitution des activités.  

C’est une trentaine de participants composés de chercheurs, d’agent d’agriculture, de producteurs ainsi que des partenaires du projet qui composait les participants à cet atelier.

L’objectif était de discuter des résultats des activités mises en œuvre dans le cadre du projet AV4Resilience, dans le but de renforcer les acquis et définir collectivement les orientations pour la phase suivante.

Deux jours durant, les participants ont eu des sessions de présentation ainsi que des travaux de groupe en lien avec les activités sur les Légumes Africains Traditionnels (LAT) pour le renforcement de la résilience alimentaire au Burkina Faso. Ce fut l’occasion de se familiariser avec les résultats obtenus, de partager les enseignements sur l’agrobiodiversité et de mettre en lumière la participation des femmes et des jeunes, essentielle pour la durabilité du projet. 
Le présidium de la cérémonie d'ouverture !

De l’importance des légumes traditionnels…

Au Burkina Faso, ces légumes traditionnels sont dominés par les feuilles comme l' 𝑎𝑚𝑎𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒, la 𝑟𝑜𝑠𝑒𝑙𝑙𝑒, le 𝑓𝑎𝑢𝑥 𝑠é𝑠𝑎𝑚𝑒, le 𝑐𝑙é𝑜𝑚é, la 𝑚𝑜𝑒𝑙𝑙𝑒 𝑛𝑜𝑖𝑟𝑒, la 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑔𝑒, la 𝑐𝑜𝑟è𝑡𝑒 (boulvaka), les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑚𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒, les 𝑓𝑒𝑢𝑖𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑏𝑎𝑜𝑏𝑎𝑏, et le 𝑚𝑜𝑟𝑖𝑛𝑔𝑎, souvent utilisées pour des sauces nutritives accompagnant le tô. On trouve aussi le 𝑔𝑜𝑚𝑏𝑜 (frais et sec), l' 𝑎𝑢𝑏𝑒𝑟𝑔𝑖𝑛𝑒 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒 (Kumba), et des légumes maraîchers plus récents comme l' 𝑜𝑖𝑔𝑛𝑜𝑛, la 𝑡𝑜𝑚𝑎𝑡𝑒 et le 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑖𝑙, cultivés dans des zones irriguées comme le Plateau Central. Ces légumes traditionnels sont essentiels pour la sécurité alimentaire, surtout pendant la saison sèche, bien que certains soient menacés. 

Au Burkina Faso, les LAT jouent un rôle vital pour la nutrition, l’économie locale et la préservation culturelle. En effet, selon certaines recommandations nutritionnelles, un adulte devrait consommer 300 grammes de légumes par jour (Willet et al.,2020). Pourtant, aux dires du 𝘿𝙧 𝘼𝙡𝙞𝙯è𝙩𝙖 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, point focal du projet, la consommation moyenne de ces légumes dans notre pays est de 27 grammes par jour, ce qui est en-deçà des recommandations mondiales. Les conséquences de cet état des faits sont entre autres les questions de santé publique et les menaces sur la biodiversité, notamment le déclin des espèces de LAT.


Justification de l’importance du projet…

Pour répondre aux enjeux liés à l’insuffisance de la consommation des LAT, il convient, selon le 𝘿𝙧 𝙎𝙖𝙬𝙖𝙙𝙤𝙜𝙤, de valoriser la biodiversité légumière locale. « 𝐶𝑒𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑎 𝑑𝑎𝑚é𝑙𝑖𝑜𝑟𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡é 𝑎𝑙𝑖𝑚𝑒𝑛𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑒𝑣𝑒𝑛𝑢𝑠 𝑑𝑒𝑠 𝑚é𝑛𝑎𝑔𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑠𝑦𝑠𝑡è𝑚𝑒𝑠 𝑎𝑔𝑟𝑖𝑐𝑜𝑙𝑒𝑠 », a-t-elle ajouté.  

Le projet AV4Resilience qui vise à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso, à travers la conservation et l’utilisation durable et inclusive des Légumes Traditionnelles Africains (LAT), apparait comme une bouée de sauvetage. Il permettra, selon la coordonnatrice, 𝘿𝙧 𝘾𝙤𝙡𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙊𝙪é𝙙𝙧𝙖𝙤𝙜𝙤, d’identifier les opportunités et défis pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité des LAT, de renforcer les opportunités pour les femmes et les jeunes d’en tirer des bénéfices et de tester des LAT résilients et préférés localement pour renforcer les systèmes de production, via l’agriculture générative et les sciences citoyennes. 

AV4Résilience en bref…

Le AV4Resilience intervient dans les régions du Djôrô, du Gwiriko et du Kadiogo. Dans sa mise en œuvre, plusieurs approches ont été utilisées. Il s’agit de l’approche participative et de sciences citoyennes, de l’approche agroécologique et régénérative, de l’approche sur le genre et l’inclusion sociale, de l’approche multidisciplinaire, de l’approche systémique et multi-acteurs et de l’approche de la conservation-valorisation de l’agrobiodiversité.

Financé par la Fondation McKnight, il est mis en œuvre depuis 2024 par World Vegetable Center, en collaboration avec l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) et l’ONG VARENA ASSO.

Flavienne Valérie SAWADOGO

dimanche 12 octobre 2025

4ᵉ Journée Portes Ouvertes du PTIA de Farako-Bâ : La recherche agricole au service de la résilience alimentaire

Le jeudi 9 octobre 2025, le Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL) a organisé la 4 édition de la Journée Portes Ouvertes de son Parc des Technologies et Innovations Agricoles (PTIA). Le thème de cette édition était : « Quelles contributions des technologies et innovations de la recherche à l'amélioration de la résilience des acteurs du système alimentaire au Burkina Faso ? ». La cérémonie était placée sous le patronage de M. Prospère Zemba, Directeur Général des Productions Végétales (DGPV) et le parrainage de M. Salif Tentika, coordonnateur du Programme de Résilience des Systèmes Alimentaires au Burkina Faso (PRSA-BF). 

La photo de famille des participants après la cérémonie d'ouverture !

C’est sous la présidence de M. Prosper Zemba que cette journée a été organisé. Ce fut un cadre privilégié de valorisation des résultats de la recherche agricole, qui a réuni chercheurs, bénéficiaires du Programme de résilience du système alimentaire et ceux des projets commissionnés, étudiants, partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : promouvoir les innovations développées et encourager leur appropriation par les acteurs du terrain. Dans son allocution, M. Zemba a souligné que les technologies présentées ne sont pas de simples prototypes, mais des solutions concrètes. « Elles permettront d’améliorer la productivité et la durabilité des exploitations agricoles, de renforcer la résilience des ménages face aux chocs climatiques et économiques, de créer des opportunités d’emploi pour les jeunes et les femmes et d’accroître la compétitivité des produits agricoles sur les marchés locaux et régionaux », a-t-il souligné. Il a par ailleurs invité les acteurs du monde agricole à s’approprier ces innovations comme leviers de transformation durable.‎ Pour le représentant du parrain, M. Savadogo Boureima, cette activité s’inscrit pleinement dans la mission du Programme de Résilience du Système Alimentaire (PRSA), qui intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur de la recherche agricole.


Le PTIA : un dispositif unique au service de l’innovation

 Le Parc comme un espace de démonstration et de diffusion des technologies agricoles. Selon le Dr Étienne Sodré, gestionnaire du parc, il regroupe une diversité d’innovations que sont entre autres, la pisciculture, les céréales (riz, maïs, sorgho, etc.), les cultures fourragères (Maralfalfa, Pois d’angole, etc.), les cultures à double usage pour les animaux et les hommes, les légumineuses (soja, niébé), les tubercules (manioc, patate douce à chair orange, Igname, Tarots, etc.), les cultures maraîchères (tomates, piments, échalotes, etc.), les technologies de gestion intégrée de la fertilité des sols (compost, co-compost, biochar, Nodumax, etc.), les technologies de gestion durable des ravageurs (compost bactéricide, bioinsecticides, etc.) etc.  Il est géré par le Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL), coordonné par le Dr Pierre Éric Sombié. Ce dernier a indiqué que le Centre travaille sur la chaîne de valeur fruits et légumes et bien d’autres spéculations. « Cette journée permet aux distributeurs, entrepreneurs et producteurs de découvrir les technologies développées par la recherche agricole, dans l’optique d’améliorer leurs pratiques et renforcer leur compétitivité », a-t-il signifié.

Une vue des participants à l'entrée du parc !

Satisfaction des bénéficiaires et perspectives…

Après la découverte de la panoplie de technologies présentes sur le parc, les participants ont exprimé leurs satisfactions pour l’initiative. Pour M. Sidibé Gaoussou, de la DGPV, cette visite leur a permis de découvrir une gamme très variée de spéculations. « Nous sommes pleinement satisfaits de cette visite », a-t-il ajouté.

‎Même son de cloche du côté des producteurs. M. Yarbanga Daouda, président de la Plateforme d’Innovation Bétails sur pieds, viande et peaux salut également l’initiative. « Nos chercheurs sont à pied d’œuvre pour améliorer nos productions. Ce que nous avons vu aujourd’hui contribuera fortement à l’autosuffisance alimentaire », a ajouté M. Yarbanga.

Les participants se sont appropriés les technologies présentes sur le parc !

Tables rondes et échanges pour développer des partenariats…

Après le terrain, les participants sont revenus en salle pour des sessions d’échanges à travers une table ronde. Une initiative qui a favorisé un dialogue direct et constructif, clarifiant ainsi les zones d’ombre existantes, afin que les chercheurs puissent apporter des réponses nécessaires à la compréhension. Cette étape était aussi et surtout, l’occasion pour les organisateurs, de développer des partenariats avec les acteurs présents. Il sera bientôt question donc de fournir les technologies demandées par ces derniers, en fonction de leurs préférences.

‎Cette 4ᵉ Journée Portes Ouvertes du PTIA de Farako-Bâ a réaffirmé le rôle central de la recherche agricole dans la construction d’un système alimentaire résilient au Burkina Faso. Les technologies et innovations présentées constituent des solutions concrètes, prêtes à être adoptées et diffusées à grande échelle. Elles traduisent l’engagement collectif des institutions, des partenaires et des producteurs pour une agriculture durable, inclusive et compétitive.

‎Elle a été possible, grâce à l’accompagnement de partenaires que le Directeur de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), le Dr Drissa Sérémé n’a pas manqué de saluer. « Nous ne pouvons que remercier le Conseil Ouest et Centre Africain pour la Recherche et le Développement (CORAF), le PRSA-BF, le FRSP, l’INERA, le Projet SafeVeg et la Société Semences Africaines Fortes (SEMAFORT) et l’Institut de Recherches en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT), qui contribuent activement au développement du Parc », a renchéri le Dr Sérémé.

En effet, les PTIA ont été mise en œuvre dans le cadre des Programmes Hub de coordination de la recherche, de l’innovation et du conseil agricole (iREACH), de mise à l’échelle des Technologies et Innovations Agricoles pour l’Accroissement de la Résilience des Systèmes de Production et des Exploitations Familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro) et du Programme de Résilience du Système Alimentaire en Afrique de l’Ouest (PRSA). 

Des expositions à l'appui pour le bonheur des visiteurs !


Zio Damien,
Stagiaire en Communication


mardi 15 avril 2025

Journées DeSIRA : le projet SyRIMAO présente la technologie MANGO PROTECT

A l’occasion des journées de « 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐫é𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 à 𝐥𝐜𝐡𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧é𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐃𝐞𝐒𝐈𝐑𝐀 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 », organisées par le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CNRST) et la délégation de l’Union Européenne (UE), avec la collaboration du Centre de coopération Internationale en recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD), dédiées aux projets DeSIRA, la technologie Mango Protect a été présenté. C’était du 10 au 11 Avril 2025, à Ouagadougou. 

La technologie MANGO PROTECT présentée aux participants !

« Mango Protect » est une technologie de lutte efficace, une solution biologique innovante pour protéger les vergers de mangues contre les mouches de fruits. Développé dans le cadre des activités du projet SyRIMAO, la technologie « Mango Protect » a fait l’objet de présentation, comme bien d’autres, lors des journées DeSIRA. Une occasion pour les acteurs, de mettre en lumière les objectifs du projet, les résultats obtenus et surtout les perspectives en termes de passage à l’échelle.

Les mouches des fruits, un véritable fléau pour la filière mangue…

En Afrique de l’Ouest, le poids économique des dégâts causés par la mouche des fruits (Diptera tephritidae) s’accroît de jour en jour. Notre pays, le Burkina Faso, n’est pas en reste. Parmi les espèces de Mouches de fruits, les plus redoutables sont Ceratitis cosyra et Bactrocera invadens. L’impact des dégâts engendrés par ces mouches des fruits au sein de la filière mangue est particulièrement ressenti chez les exportateurs.

Même si l’exportation de mangues fraîches vers les pays de l’Union européenne est pourvoyeuse de revenus, comme l’a signifié l’Association interprofessionnelle mangue du Burkina (APROMAB) en 2016, force et de se rendre compte que le tableau devient de plus en plus noir, avec les interceptions pendant l’exportation. Les mouches des fruits étant classées « insectes de quarantaine », aucun fruit piqué renfermant une larve ne peut être exporté sous peine du rejet et de la destruction totale du lot de mangues par les services phytosanitaires européens (CTA, 2007, p.9). Chaque année, à cause de ces insectes, des containers entiers en provenance du Burkina Faso sont interceptés, saisis et détruits par incinération dans les ports et aéroports européens, causant un grave préjudice économique aux exportateurs (TAPSOBA, P, K.et al, 2023).

En sus, une augmentation du nombre d’interceptions pourrait conduire simplement à une suspension des importations de mangue provenant du Burkina Faso au niveau de l’Union européenne, comme cela a été le cas de l’Inde et de la Thaïlande en 2014 (CNUCED, 2016, p.52).

Agir pour diminuer l’impact de ce fléau…

Dans ce contexte, le biopesticide « Mango Protect » développé par une équipe pluridisciplinaire du Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes (CRE-FL) de l’Institut de l’Environnement et de Recherche Agricole (INERA), est une avancée révolutionnaire qui aidera dans la gestion durable des mouches de fruits.

Cette technologie qui viendra soulager les producteurs de mangue est en cours d’homologation. Elle se positionne comme une alternative respectueuse de l’environnement, sans recourir aux pesticides traditionnels.

Présentation du projet et des acquis engrangés !

Les journées DeSIRA, brièvement…

Les journées de « 𝐃𝐢𝐚𝐥𝐨𝐠𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐫é𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐚𝐠𝐞 à 𝐥𝐜𝐡𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐢𝐧𝐧𝐨𝐯𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧é𝐞𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐃𝐞𝐒𝐈𝐑𝐀 𝐚𝐮 𝐁𝐮𝐫𝐤𝐢𝐧𝐚 𝐅𝐚𝐬𝐨 » visent plusieurs objectifs.

Il s’agit d’abord, pour les organisateurs, de faire visiter des réalisations en termes d’innovations des projets DeSIRA mis en œuvre au Burkina Faso.

Aussi, ces journées permettent de remettre aux responsables des entreprises, des équipements, des infrastructures et des bons de mise en œuvre de projets de recherche collaborative entre elles et les équipes de recherche du CNRST.

Par ailleurs, elles favorisent des liens plus étroits et la concertation entre les acteurs des différents projets et ceux politiques/institutionnels afin qu’ils partagent leurs résultats sur l’accompagnement de l’innovation agricole et le renforcement du Système National d’Innovation Agricole.

Enfin, ces journées permettent d’identifier des mécanismes pertinents de passage à l'échelle des innovations accompagnées dans le cadre des projets DeSIRA au Burkina Faso eu égard de la pertinence et la valeur ajoutée de la démarche prônée par l’initiative DeSIRA en matière de changements induits.

En rappel, l'initiative DeSIRA est un programme de l’Union Européenne qui vise à booster l’innovation agricole et la transformation des systèmes alimentaires, pour les rendre attractives et plus résilients face aux défis liés au changement climatique.

QUELQUES IMAGES





Flavienne Valérie SAWADOGO