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mercredi 2 septembre 2026

Semences de Solanacées : Une trentaine de producteurs outillés pour révolutionner la filière maraîchère

 


Clôture réussie pour l'atelier de formation en production de semences de Solanacées (tomate, aubergine et piment) au sein du programme Cultures Maraîchères.

La session s'est tenu du 26 au 28 août 2026 dans la salle de réunion du Centre Régional d'Excellence en Fruits et Légumes, de la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA-O). La cérémonie de clôture était placée sous la présidence du Camarade Sacamba Aimé Omer HEMA, Directeur Régional.

Photo de groupe après l'ouverture de la session de formation !

Répondre aux attentes des producteurs et aux exigences de la loi semencière

Cette session répondait à une nécessité absolue au vu des attentes exprimées par les participants en majorité des producteurs désireux de se reconvertir en producteurs semenciers.

En effet, leurs préoccupations tournaient principalement autour de l'amélioration de la qualité des semences, du réseautage et de l'écoulement de la production.

Selon la Camarade 𝗔𝗹𝗶𝘇è𝘁𝗮 𝗞𝗬/𝗦𝗔𝗪𝗔𝗗𝗢𝗚𝗢, cet atelier a permis de poser une base solide de producteurs de semences de Solanacées. « 𝑪𝒆𝒍𝒂 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒂 𝒅𝒆 𝒅𝒊𝒎𝒊𝒏𝒖𝒆𝒓 𝒍𝒂 𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒅𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒖 𝒑𝒂𝒚𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒊𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕é𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒕𝒐𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒔 𝒂𝒄𝒄𝒆𝒔𝒔𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔 », a-t-elle indiqué. L’initiative s'inscrit également dans le droit fil de la législation en vigueur, puisque la loi semencière impose aux producteurs de se former préalablement avant toute activité de production de semences.

Cette formation a permis d'outiller les participants tant sur le plan théorique que pratique, couvrant l'ensemble des aspects indispensables au métier de producteur semencier.

Le présidium de la clôture avec de gauche à droite, Dr Boureima Tassembedo - Dr Sacamba Aimé Omer Hema -Dr Ky/Sawadogo Alizèta !

𝘿𝙚𝙨 𝙢𝙤𝙙𝙪𝙡𝙚𝙨 𝙙𝙞𝙨𝙥𝙚𝙣𝙨é𝙨 𝙡𝙤𝙧𝙨 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙛𝙤𝙧𝙢𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣…

Pour garantir une montée en compétences efficace, la formation s'est articulée autour de cinq modules principaux :

𝘾𝙤𝙣𝙣𝙖𝙞𝙨𝙨𝙖𝙣𝙘𝙚 𝙚𝙩 𝙞𝙩𝙞𝙣é𝙧𝙖𝙞𝙧𝙚 𝙩𝙚𝙘𝙝𝙣𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙎𝙤𝙡𝙖𝙣𝙖𝙘é𝙚𝙨 (𝙩𝙤𝙢𝙖𝙩𝙚, 𝙖𝙪𝙗𝙚𝙧𝙜𝙞𝙣𝙚 𝙚𝙩 𝙥𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩)

Ce module a englobé l'étude approfondie des caractéristiques botaniques et physiologiques des Solanacées ainsi que la maîtrise de leur cycle de développement. Il a détaillé l'ensemble des pratiques culturales spécifiques à mettre en œuvre, depuis la sélection des parcelles et le semis jusqu'à la récolte et au conditionnement, afin de garantir une production de qualité.

𝙇𝙖 𝙛𝙚𝙧𝙩𝙞𝙡𝙞𝙨𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙚𝙣 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙞è𝙧𝙚 : 𝙘𝙖𝙨 𝙙𝙚𝙨 𝙘𝙪𝙡𝙩𝙪𝙧𝙚𝙨 𝙢𝙖𝙧𝙖î𝙘𝙝è𝙧𝙚𝙨 Axé sur les besoins nutritionnels spécifiques des plantes, ce module a exploré les apports d'engrais indispensables pour maximiser le rendement et la vigueur germinative des graines, tout en s'adaptant aux particularités physiologiques des cultures.

𝙇𝙖 𝙧é𝙜𝙡𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙞è𝙧𝙚 𝙖𝙪 𝘽𝙪𝙧𝙠𝙞𝙣𝙖 𝙁𝙖𝙨𝙤

Les participants ont pu se familiariser avec le cadre légal et institutionnel régissant la production, le contrôle, la certification et la commercialisation des semences sur le territoire burkinabé. Les normes de qualité en vigueur et les procédures administratives ont été présentées pour assurer la conformité avec la législation nationale et régionale (UEMOA/CEDEAO).

𝙇'𝙚𝙭𝙩𝙧𝙖𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣, 𝙡𝙚 𝙨é𝙘𝙝𝙖𝙜𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙚 𝙘𝙤𝙣𝙙𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣𝙣𝙚𝙢𝙚𝙣𝙩 𝙙𝙚𝙨 𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙎𝙤𝙡𝙖𝙣𝙖𝙘é𝙚𝙨

Ce volet a enseigné les méthodes rigoureuses pour séparer les graines de la pulpe, réduire leur taux d'humidité à un seuil sécuritaire et les stocker dans des conditions optimales, préservant ainsi la viabilité, la pureté variétale et la durée de conservation des récoltes.

É𝙡𝙖𝙗𝙤𝙧𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙’𝙪𝙣 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙩𝙚 𝙙’𝙚𝙭𝙥𝙡𝙤𝙞𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙥𝙧𝙤𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙨𝙚𝙢𝙚𝙣𝙘𝙞è𝙧𝙚 𝙢𝙖𝙧𝙖î𝙘𝙝è𝙧𝙚

Enfin, ce module a fourni la méthodologie nécessaire pour recenser l'ensemble des charges de production et estimer les produits attendus. Son objectif est d’évaluer la rentabilité financière d'une campagne semencière pour permettre aux producteurs de piloter leur activité comme de véritables entreprises agricoles viables, en anticipant les marges bénéficiaires et les risques économiques.

Une vue de l'assistance pendant l'extraction des semences de tomates !

𝘿𝙚𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙥𝙚𝙘𝙩𝙞𝙫𝙚𝙨 𝙚𝙣𝙘𝙤𝙪𝙧𝙖𝙜𝙚𝙖𝙣𝙩𝙚𝙨 𝙥𝙤𝙪𝙧 𝙡𝙖 𝙛𝙞𝙡𝙞è𝙧𝙚

À la clôture de l'atelier, le Camarade 𝐒𝐚𝐜𝐚𝐦𝐛𝐚 𝐀𝐢𝐦é 𝐎𝐦𝐞𝐫 𝐇𝐄𝐌𝐀 s'est réjoui de constater que les choses bougent positivement dans le secteur des Solanacées. S'adressant directement aux apprenants, il a souligné le fort potentiel du marché : « 𝑺𝒊 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒎𝒆𝒕𝒕𝒆𝒛 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔, ç𝒂 𝒔𝒆 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒓𝒂 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒆𝒕𝒊𝒕𝒔 𝒑𝒂𝒊𝒏𝒔 ». Il a conclu en les incitant à l'engagement : « 𝑱𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒆𝒙𝒉𝒐𝒓𝒕𝒆 à 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 ç𝒂 𝒂𝒖 𝒔é𝒓𝒊𝒆𝒖𝒙 ».

Armés de ce précieux savoir-faire et leurs attestations en main, les participants sont désormais prêts à relever le défi d'une agriculture locale, forte et de qualité.

Remise d'attestation avec le Directeur Régional !

Remise d'attestation avec la cheffe de programme Cultures Maraîchères !

L'ensemble des participants après la remise des attestations !

Flavienne Valérie SAWADOGO

mercredi 8 avril 2026

‎Semences certifiée de maïs composite : des producteurs à l’école de la production

 


Les 2 et 3 avril 2026, la Direction Régionale de Recherches Environnementales et Agricoles de l’Ouest (DRREA‑O) a accueilli une session de formation dédiée à la production de semences certifiées de variétés de maïs composite.

Sous la présidence du Directeur Régional, représenté par le Dr Paul YARGA, plus d’une cinquantaine de producteurs ont pris part à deux journées d’échanges intenses et pratiques.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec (au milieu) le Dr Paul Yarga, rprst le Directeur Régional

La promesse d’une bonne récolte commence toujours par une semence de qualité. Comme l’a rappelé le coordonnateur des formations, le 𝐃𝐫 𝐀𝐛𝐝𝐚𝐥𝐥𝐚𝐡 𝐃𝐚𝐨, la semence est bien plus qu’un simple ingrédient : elle constitue le premier facteur de production et de développement durable. « 𝑳𝒂 𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒆 à 𝒉𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝟐𝟓% 𝒂𝒖 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒆𝒕 𝒍’𝒂𝒎é𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é 𝒅é𝒑𝒆𝒏𝒅 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒔𝒂 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒕é », souligne-t-il.

C’est fort de ce constat que la formation des producteurs s’impose comme une étape incontournable. Pour espérer des semences performantes et des récoltes abondantes, les producteurs ont choisi de prendre leur destin en main en rejoignant l’école de la semence. "𝐶𝑒s 𝑔𝑒𝑛𝑟𝑒s 𝑑'𝑖𝑛𝑖𝑡𝑖𝑎𝑡𝑖𝑣𝑒s 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑢𝑛𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑖𝑛𝑑𝑖𝑠𝑝𝑒𝑛𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑎𝑐𝑐𝑟𝑜î𝑡𝑟𝑒 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑣𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑚𝑎ï𝑠 𝑎𝑢 𝑛𝑖𝑣𝑒𝑎𝑢 𝑛𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛𝑎𝑙", a souligné le 𝗗𝗿 𝗬𝗮𝗿𝗴𝗮 𝗣𝗮𝘂𝗹, représentant le Directeur Régional de Recherches Environnementales et Agricoles de l'Ouest.
Une vue des participants pendant l'ouverture !

𝙐𝙣 𝙘𝙤𝙣𝙩𝙚𝙣𝙪 𝙧𝙞𝙘𝙝𝙚 𝙚𝙩 𝙫𝙖𝙧𝙞é...

Durant deux jours, entre théorie et pratique, ils se sont initiés aux règles exigeantes de la production de semences certifiées de maïs composite. Plusieurs modules, animés par des chercheurs spécialisés, leur ont permis de renforcer leurs compétences et de s’approprier les techniques indispensables à la mise en valeur d’une semence de qualité.

De l’initiation à la production de semences composites jusqu’à la mise en pratique sur parcelle, les futurs producteurs semenciers ont suivi un parcours riche et structuré. Ils ont d’abord découvert les variétés composites autorisées au Burkina Faso, avant de plonger dans les aspects techniques de la production.

Sur le plan agronomique, les principes de la fertilisation organique et de la fertilisation minérale ont été détaillés, offrant aux participants une vision complète des bonnes pratiques pour garantir la qualité et la performance des semences.

À travers cette initiative, l’objectif est clair : améliorer la qualité des semences locales afin de répondre aux ambitions nationales. Elle s’inscrit pleinement dans la vision portée par les plus hautes autorités, à travers l’initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire.

Les participants ont fait une immersion dans les laboratoires !

En renforçant la disponibilité de semences performantes et adaptées, cette action contribue directement à bâtir une agriculture durable et à garantir la sécurité alimentaire pour tous. Cet atelier a marqué un temps fort pour le renforcement des capacités des acteurs agricoles, ouvrant la voie à une meilleure maîtrise des techniques de production et à la valorisation des semences locales.

A la clôture, chacun des participants est reparti, nanti d’une attestation de formation, preuve qu’il peut devenir officiellement, un producteur semencier. Pour les organisateurs, c'est une satisfaction de voir de l’intérêt et de la participation active des producteurs, convaincus que ces acquis renforceront durablement la filière maïs au Burkina Faso.

Il se sont aussi familiarisés avec le terrain ! 

𝑨𝒓𝒊𝒂𝒏𝒏𝒆 𝑻𝑹𝑨𝑶𝑹𝑬


mercredi 11 février 2026

Renforcer la résilience des vergers : une coopération Burkina–Brésil contre le dessèchement du manguier

 

Les chercheurs de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA), en collaboration avec les experts de l’Université Fédérale de Viscosa au Brésil ont organisé, du 03 au 5 février, une session de formation sur la gestion du dessèchement des manguiers.

‎Placée sous la présidence du 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, représentant le Directeur de l'INERA, la cérémonie d’ouverture a connu la présence effective de 𝙈. 𝙅𝙤ã𝙤 𝘼𝙣𝙙𝙧é 𝙎𝙮𝙡𝙫𝙖 𝘿𝙚 𝙊𝙡𝙞𝙫𝙚𝙞𝙧𝙖, chargé d'affaire de l'ambassade de la République Fédérative du Brésil au Burkina Faso.

Le présidium de la cérémonie d'ouverture avec de g à d (Dr Blaise Ouédraogo et M. Joao Andre Sylva De Oliveira)

La présente session de formation a été organisé au profit d’une dizaine de producteurs de mangues. Elle a connu également la présence de plusieurs autres personnes, notamment, des chercheurs ainsi que des experts du Brésil.

Cet atelier avait pour objectif, de présenter les bonnes pratiques de gestion du dessèchement des manguiers. Il a ainsi permis, trois jours durant, de renforcer les capacités techniques des producteurs sur la gestion du dépérissement du manguier au Burkina Faso.

Différents thèmes ont été abordés, aux dires du Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV. Il s’agissait entre autres, des questions phytosanitaires, de la production de la mangue, en rapport avec les expériences au Brésil. Et le Pr Franklin de marteler : « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑢 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑑𝑢 𝐵𝑢𝑟𝑘𝑖𝑛𝑎, 𝑙𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑝é𝑟𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑒𝑛 𝑡𝑒𝑟𝑚𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛, 𝑑𝑒 𝑑é𝑣𝑒𝑙𝑜𝑝𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑒𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑢𝑡𝑡𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑒𝑠 𝑚𝑎𝑙𝑎𝑑𝑖𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑟𝑎𝑣𝑎𝑔𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑚𝑎𝑖𝑠 é𝑔𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑑é𝑓𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑥𝑞𝑢𝑒𝑙𝑠 𝑛𝑜𝑢𝑠 𝑎𝑣𝑜𝑛𝑠 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑎𝑢 𝐵𝑟é𝑠𝑖𝑙 ».

Pr Franklin Jackson Machado, du Département de Phytopathologie/UFV

Dr Oumarou Z. Dianda, Point focal du projet 

Pour le Dr Oumarou Z. Dianda, les participants ont bénéficié des techniques ayant déjà fait leurs preuves au Brésil. « 𝑁𝑜𝑢𝑠 𝑣𝑜𝑢𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑎𝑔𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑢𝑥 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑟𝑒𝑛𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑡ℎ𝑜𝑙𝑜𝑔𝑖𝑒 », a-t-il ajouté.

Selon le 𝑫𝒓 𝑩𝒍𝒂𝒊𝒔𝒆 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶, dans son intervention, une telle session de formation tire son importance dans le fait que le fléau du dessèchement du manguier a pris de l’ampleur. En effet, le dessèchement du manguier est une maladie préoccupante en Afrique de l’Ouest, notamment au Burkina Faso. Ce fléau menace directement la production et la qualité des mangues, une filière stratégique pour l’économie locale et l’exportation, aux dires du 𝑫𝒓 𝑶𝑼𝑬𝑫𝑹𝑨𝑶𝑮𝑶. « 𝐼𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑠𝑎𝑙𝑢𝑒𝑟 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 à 𝑠𝑎 𝑗𝑢𝑠𝑡𝑒 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 », a-t-il soutenu. 

Des perspectives en vue…

Cette session de formation est la première de toute une série en vue. ‎Au sortir de celle-ci, les acteurs de la filière mangue sont mieux outillés sur les principales maladies qui affectent la mangue, les agents pathogènes ainsi que les meilleures méthodes de lutte contre ces maladies, a souligné le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV. Pour ce dernier, une mission est prévue avec les participants (producteurs, techniciens et chercheurs de l’INERA) au Brésil, afin qu'ils puissent connaître les réalités de la production de mangue de ce pays qui utilise une haute technologie en termes de production et de protection de la mangue. « Ç𝑎 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑙'𝑜𝑐𝑐𝑎𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑒𝑢𝑥 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑠𝑢 𝑒𝑡 𝑢𝑡𝑖𝑙𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑛𝑎𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒𝑠 𝑞𝑢'𝑖𝑙𝑠 𝑜𝑛𝑡 𝑎𝑐𝑞𝑢𝑖𝑠 𝑑𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑐𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑠𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑒𝑠𝑡 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑙𝑜𝑐𝑎𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 », soutiendra le 𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨. La finalité de tout ceci est que les participants qui feront le voyage s'inspirent de l’expérience du Brésil afin de la dupliquer au Burkina pour lutter contre les principales maladies et ravageurs du manguier.

𝙋𝙧. 𝙁𝙖𝙗𝙧í𝙘𝙞𝙤 𝙙𝙚 𝘼𝙫𝙞𝙡𝙖 𝙍𝙤𝙙𝙧𝙞𝙜𝙪𝙚𝙨, Département de Phytopathologie/UFV

L’organisation de cette session est une action stratégique pour protéger la filière, sécuriser les revenus des producteurs et promouvoir une agriculture durable. Elle entre dans le cadre des activités du projet " 𝑮𝒆𝒔𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒈𝒓𝒐é𝒄𝒐𝒍𝒐𝒈𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒊𝒑𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒖 𝒅𝒆𝒔𝒔è𝒄𝒉𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒖 𝑴𝒂𝒏𝒈𝒖𝒊𝒆𝒓 𝒂𝒖 𝑩𝒖𝒓𝒌𝒊𝒏𝒂 𝑭𝒂𝒔𝒐 ", un projet de coopération entre le Burkina Faso et le Brésil par l'intermédiaire de l'Agence Brésilienne de la Coopération. Elle a été signée en 2022 avec pour point focal dans notre pays est le 𝑫𝒓 𝒁. 𝑶𝒖𝒎𝒂𝒓𝒐𝒖 𝑫𝑰𝑨𝑵𝑫𝑨, chercheur au Centre Régional d’Excellence en Fruits et Légumes, un département de l’INERA.

La photo de famille avec les participants

Flavienne Valérie SAWADOGO