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lundi 22 mai 2023

Changements climatiques : La résilience lancée au Burkina Faso par les approches AIC et PICSA


La formation des acteurs nationaux sur l'approche Agriculture Intelligente face au Climat (AIC) et sur l’approche Services Climatiques Participatifs et Intégrés pour l’Agriculture (PICSA), tenue à Manga, du 16 au 19 mai 2023 s’est terminée sous de bons auspices. Placée sous la présidence de la Présidente de la Délégation Spéciale de la commune de Manga, représentée par Mr B. Pierre DIAMEBOU, elle a été organisé du programme Technologies et Innovations Agricoles pour l’Accroissement de la Résilience des Systèmes de Production et des Exploitations Familiales en Afrique de l’Ouest et du Centre (TARSPro).

Le présidium de la cérémonie d'ouverture de la session !

 

Avec pour objectif de partager les connaissances sur les approches AIC et PICSA avec les acteurs nationaux notamment ceux impliqués dans l’implémentation du Village Intelligent face au Climat de Ouda, la présente concernait deux sessions notamment celle consacrée à l’approche AIC et celle à l’approche PICSA.

L’approche PICSA c’est l’intégration des services climatiques pour la planification. « L’idée est de partir des anciennes habitudes du producteur et ensuite lui montrer l’importance des informations climatiques et comment les exploiter afin de tirer le maximum de profits dans ses activités agricoles », dira le Dr Etienne Sodré, chercheur en production animale à l’INERA.

L’agriculture est de plus en plus confronté aux aléas climatiques et le producteur doit pouvoir s’adapter, d’où l’importance de l’approche AIC. « Elle prend en compte trois piliers dont l’amélioration de la productivité et les revenus des producteurs, l’adaptation aux différentes contraintes et l’atténuation », selon le Dr Alimata Bandaogo, Agro pédologue à l’INERA.

La variabilité et les changements climatiques affectent l’agriculture.  « Pour mener à bien la mise en œuvre de ces approches, les producteurs doivent être informés sur l’information climatique afin de mieux adapter leurs activités aux impacteurs des changements climatiques et l’inclure dans la conduite des activités agricoles », a souligné Mr Cyriaque Sia, agrométéorologiste, spécialiste en système d’information et télédétection, à l’Agence Nationale de la Météorologie (ANAM).

Cette session de formation, selon le responsable suivie-évaluation du projet, Mr Boureima TASSEMBEDO, devrait pouvoir faciliter une appropriation de ces approches, dont la maîtrise est indispensable pour le renforcement de la résilience des agriculteurs et le développement de l’agriculture dans le contexte actuel des changements climatiques. A travers des présentations des experts formateurs en plénière ainsi que des travaux de groupes, tout était réunis pour que les participants puissent désormais mieux gérer la résilience face aux changements climatiques afin d’améliorer leurs productivités agricoles.

 

Photo de famille des participants !

Un initiative rendu possible grâce aux partenaires …

La présente session est organisée dans le cadre de la mise en œuvre des activités de TARSPro, notamment le volet mise en œuvre de l’approche Agriculture Intelligente face au Climat (AIC), à travers la mise en place de villages intelligents face au climat (VIC), exécutée sous l’assistance de Alliance Bioversity and CIAT, partenaire technique du projet. En effet, c’est Aliance Biodiversity and CIAT qui a procédé à la formation des équipes pays de mise en œuvre de TARSPro sur l’approche AIC, animée par l’AB & CIAT au Sénégal.

En rappel, le programme TARSPro est financé par la Coopération Suisse sur une période de 4 ans. Il prévoit un meilleur déploiement des technologies et innovations (T&I) avant-gardistes.

 

Flavienne Valérie SAWADOGO

jeudi 18 mai 2023

Cultures maraichères : Les capacités des agents des services techniques renforcées

 


Du 10 au 12 Mai 2023 s’est tenu à la station de Farako-Ba une session de formation sur les techniques de production et de gestion post récolte des cultures maraichères. Placée sous la présidence de M. John Hermann Hien, Directeur Général des Aménagements Agropastoraux et du Développement de l’Irrigation (DGAADI), elle a regroupé une vingtaine d’agents des services techniques partenaires de différentes localités.

Entrant dans le cadre des activités du Projet de Développement Agricole de Dangoumana (PDAD), la présente session avait pour objectif d’améliorer les connaissances des participants sur la production et la gestion post récolte des cultures maraichères, dans le but d’assurer une meilleure production et une valorisation des produits issus des fermes agricoles résilientes.

Deux phases ont permis à ces agents des services techniques partenaires de mieux cerner les bonnes pratiques. Il s’agissait tout d’abord de la théorie à travers les différents modules, suivi d’interaction avec les formateurs. A l’issue de cela, les visites terrains ont pris la relève. L’Institut de Recherche en Sciences Appliquées et Technologies (IRSAT), la Coopérative Djiguiya qui est un champ école et la Coopérative Sigui Kadi qui est une unité de transformation, ont été visité par les participants, afin de toucher du doigts les réalités.

Visite de l'unité de transformation de la coopérative sigui kadi

 
Il faut souligner que ces deux phases ont permis à l’ensemble des organisateurs d’échanger avec les participants sur l’approche chaine de valeurs agricoles, de les outiller théoriquement mais aussi pratiquement sur les itinéraires techniques de production des cultures promues par le projet notamment la tomate, l’oignon, la pomme de terre et la fraise, et enfin les imprégner sur les techniques de stockage, de conservation, de transformation et de mise en marché des produits maraichers.

Visite de la coopérative djiguiya


L’idée du projet, accroitre l’autosuffisance alimentaire

Même si la communauté internationale a inscrit la sécurité alimentaire parmi les droits fondamentaux, force est de reconnaitre que l’insécurité alimentaire continue à être un véritable fléau, moralement inacceptable pour bons nombres de population. Le Burkina Faso est touché par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, du fait du contexte sécuritaire difficile, de l’inflation des prix des denrées et des changements climatiques.

La sécurité alimentaire, qui garantit à tous les êtres humains l’accès physique et économique aux aliments dont ils ont besoin pour mener une vie active et saine, est donc une nécessité absolue pour les populations. C’est dans cette optique que le PDAD a organisé cette session de formation, en droite ligne avec son objectif qui est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté, par le développement de périmètre irrigués, l’intensification de la production agricole, la modernisation et le développement des infrastructures agricoles. En effet sa stratégie de mise en œuvre étant basée sur le faire faire, former les agents des services techniques permettra à ces derniers de former à leurs tours les producteurs.

Il faut rappeler que le PDAD était initialement prévu pour s’exécuter à Dangoumana dans la vallée du sourou, région de la Boucle du Mouhoun. Mais depuis 2022, pour des questions de sécurité le projet s’est délocalisé dans la région des Hauts Bassins plus précisément dans la vallée de samendeni. Cette situation a amené son réaménagement, des aménagements de périmètres irrigués vers les fermes agricoles qui sont de petits aménagements avec des forages à grands débits, équipés des systèmes de pompage solaire. La présente session de formation fait partie des premières activités de cette réorganisation et devra permettre donc d’accroitre les superficies aménagées et par le ricochet la sécurité alimentaire.

Le PDAD est placé sous la tutelle du Ministère en charge de l’Agriculture à travers la Direction Générale des Aménagements Agropastoraux et du Développement de l’Irrigation (DGAADI). Il est financé à hauteur de 9.775.000.000Fcfa par la Banque Islamique de Développement et l’Etat Burkinabè. Prévu pour durer cinq (05) ans, il a démarré officiellement ses activités en octobre 2020.

Les participants ont reçu chacun, une attestation de formation

 Djama Koné, Stagiaire en Communication